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l'hôpital et montés dans les salles dans des marmites en cuivre. Un petit fourneau à gaz, situé dans une espèce d'office, permet de réchauffer un peu les aliments avant de les servir aux malades qui sont obligés de les manger sur leurs genoux ou sur leurs tables de nuit: le réfectoire n'exisie pas.
CURE D'AIR ET DE REPOS. — Il n'existe pas de galerie de cure à Lariboisière. Les malades n'ont de cette partie du traitement hygiéno-diététique que l'aération des salles au moyen des fenêtres grandes ouvertes le jour, et ‘des vasistas la nuit.
Ceux qui peuvent descendre vont dans les jardins s'asseoir sur les bancs, voisinant avec les malades des autres services.
Nous ne parlerons pas des résultats obtenus dans ce service. M. le D' Duguet les a exposés dans la séance du 28 mars 1898, à la comnussion de la tuberculose. Is ne sont pas brillants, évidemment, mais, vraiment, malgré les louables efforts de lAssistance publique, lorganisa-
tion est encore trop défectueuse.
Boucrcaur (1897).
A la fin de novembre 1897, le P' Letulle organisa un service d'isolement pour tuberculeux à lhôpital Boucicaut. Deux pavillons, l'un de 21 lits. l'autre de 14 lits furent affectés le premier aux hommes, le second aux femmes.
Malgré les résistances de l'administration la triple
A Fr F LL cure à pu être ébauchée dans ce service.
L'hygiène la plus sévère y est observée : les crachoirs sont prodigués partout à profusion dans les salles, les couloirs et dans les jardins.
Des compresses propres, facilement désinfectables, remplacent même les mouchoirs qui sont rigoureusement bannis.
À leur entrée à l'hôpital les malades reçoivent des vêtements aseptiques, en échange des leurs qui sont désinfectés et passés à l'étuve. & Ils entrent propres dans les salles et y demeurent aussi propres que possible jusqu'à leur sortie (1). »
Le personnel hospitalier est stylé, au courant de l’antisepsie médicale.
CuRE D'’AIR ET DE REPOS. — L'’aération des salles est assurée, Jour et nuit, par des fenêtres larges et élevées, coupées en trois portions ; la nuit le-vasistas du haut est seul ouvert. Les malades s'habituent facilement à ce nouveau traitement.
Le jour les malades restent étendus sur des chaises longues, soit à l’intérieur des salles, dont les fenêtres restent ouvertes d'un seul côté, soit sous la véranda, située au fond du pavillon, soit enfin dehors sous une tenteabri.
En attendant, en effet, la galerie de cure réclamée depuis longtemps, et toujours promise par l'administration, le P' Letulle a fait installer, au milieu du jardin qui
sépare les pavillons, deux tentes-abri pouvant contenir l'une
(1) M. Lerurre. Hospitalisation des indigents tuberculeux à Paris.
Presse médicale, 30 juillet 1898.
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(pour les hommes) 12 chaises longues, l’autre 10 (pour les femmes).
C'est à que les malades viennent faire la cure : à cet effet chaque chaise-longue est munie de matelas et d'oreillers en balle d'avoine et de couvertures.
Les heures de cure sont obligatoires ou facultatives.
Obligatoires : le matinde 5 heures et demie à g heures (cure d'air sur la chaise-longue). Soir, de 5 heures et demie à 9 heure (sous la tente). à
Facultauives : de midi à 5 heures.
Réaime ALIMENTAIRE. — Les malades du P: Letulle prennent, tant que leurs forces le leur permettent, leurs repas dans un réfectoire bien éclairé, bien aéré, sur des tables agréablement décorées.
Les aliments sont variés dans la mesure du possible.
Au déjeuner comme au diner les malades ont trois plats. Le calé est accordé deux fois par semaine.
Voici quelques-uns des menus que nous relevons dans la Presse médicale du 16 juin 1900 :
1° Déjeuner : cervelles au beurre, rôti de veau, purée de pois.
Diner : soupe, bœuf nature, purée de pommes de terre, sardines à l'huile.
2° Déjeuner: bilteck, tête de veau à l'huile, lentilles, café.
Diner: soupe, thon à la sauce blanche, veau rôti, carottes au jus.
3 Déjeuner : bœuf miroton, saucisson, choux.
Diner: soupe, veau rôti, lentilles, cerises.
Si l'on ajoute le lait, la poudre de viande (facultative)
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et les 130 à 150 grammes de viande crue (réglementaire) donnés par jour à chaque malade on conçoit que la suralimentation est presque réalisée à Boucicaut.
Le P: Letulle a encore eu l'heureuse idée de faire dresser une liste des aliments utiles ou nuisibles à ses malades. Cette liste est communiquée aux parents de ceux-ci et lorsqu'on vient les voir, les Jours de visite, on ne peut leur apporter que les aliments autorisés. De cette façon les efforts de suralimentation sont favorisés et, du même coup évilées Q les lourdes indigestions de sucreries et de
chocolateries folles », bien connues à Paris.