‹ Hostilité démasquée [microforme]Chapitre 19 sur 46 · ER · texte numérisé non relu

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rence toutefois qu’il est bon de noter, que une fois sur quatre seulement les écoles catholiques seront inspectées par un inspecteur de leur dénomination, tandis que les écoles protestantes le seront trois fois sur quatre.

Puis bientôt, dès le début même, on trouvera moyen d'éliminer le prêtre catholique. On lui imposera des obligations incompatibles avec sa vocation. Il ne devra même pas porter le costume ecclésiastique de son Eglise et sera obligé d’être continuellement à la disposition du département de l'Education. Bref, il se verra dans la nécessité, ou de renoncer à l'exercice de son ministère sacerdotal ou de donner sa démission d’inspecteur. Il choisira nécessairement ce dernier parti et le Conseil de l'Instruction Publique le remplacera par un protestant.

D'un autre côté, qu’il me soit permis de le dire, les écoles protestantes n’ont rien à craindre d’un inspecteur catholique. Par principe, comme par politique, cet inspecteur sera naturellement porté à se montrer aussi large que possible, sans manquer à la justice, dans ses rapports d'inspection. La religion lui fait un devoir de respecter les convictions religieuses de ses frères séparés; sa position, comme membre de la minorité catholique, lui recommande cette même ampleur de vue, cette même libéralité, cette même horreur de tout ce qui pourrait ressembler tant soit peu à une sévérité excessive ou à l'intolérance.

En sera-t-il de même d'un Inspecteur protestant dans nos écoles catholiques! Les minorités sont naturellement susceptibles, c’est vrai. Parce qu’elles sont la minorité, elles se défient instinctivement de l’autorité et de la puissance de la majorité. Est-ce bien sans raisons et sans cause? Ne voyons-nous pas, sans l’ombre de doute, l'hostilité de la dite majorité protestante contre nos écoles? Ne sentons-nous pas l'hostilité des auteurs de la loi scolaire de 1892 et ne la touchons-nous pas du doigt, soit au Conseil de l'Education, soit de la part du Surintendant, dans l'application de la dite loi ? Ne la retrouvons-nous pas manifeste et indubitable dans l’inspection de nos écoles sub<équemment à 1892 ? La preuve en est dans la protestation suivante, adressée le 9 août 1894, au Secrétaire de l'Instruction Publique à Régina, par les commissaires d'écoles du district de St-Albert.

A. JAMES Browx, Es.

Secrétaire du Conseil de l'Education

à Regina.

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