‹ Hourrah!: ou la révolution par les CosaquesChapitre 2 sur 56 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Voici que je vais envoyer le prophète Elie, afin qae le grand et teiriblc jour viemie. »

(l£s JÀvnt.)

^ « Que votre règne arrive. »

fOrattan dmtâmceAe,)

I. U y a trois aos bientôt, je me sentis pris de rirrésis- XjSM besoin 4e résumer les impris^ic^ de ma jeunesse aotive. Je les publiai sous ce titre : De la Révolution dans If homme et dans la société. Dans cet ouvrage, par trop méthodique à mon sens , je retraçais les voies que mon esprit avait smvies pour se convaincre gus les révolutions sont des conservations.

Un chapitre de ce travail , le moins étudié de tous , fit plus d'impression que les autres, parce que j'y annonçais nettmnent une solution non soupçonnée jusqu'ici des bruyants {urologues révdutionnaires qui nous agitent depuis six ans : — solution par la Force, la Guerre et le Cataclysme de la civilisation ; par le Débcardement du Nord sur le Midi de l'Europe ; par un Déluge humain II...

Dans le milieu de la proscription, le seul où il put être répandu, mon livre produisit un immense scandale. L'Invasion avait bien été évoquée déjà, disait-on, mais par les

réactionnaires et les émigrés royalistes; il était énorme que les vœux de pareils hommes pussent être répétés par un révolutionnaire, un socialiste, un proscrit! — Ainsi déraisonnera Thumanité tant qu'elle sera déchirée par les partis ! Comme si Fesprit humain n'était pas tin ! Gomme s'il y avait deux vérités I Comme s'il n'était pas incontestable que le bouleversement d'un monde envahi , c'est le Mouvement, c'est la Révolution î Et comme si la Révolution enfin, d'où qu'elle vienne, où qu'elle se passe, pouvait être nuisible aux révolutionnaires! — Depuis le commencement du monde , les politiques antédiluviens , les Caiebs de l'Ordre du Lys appellent la Guerre, l'Invasion, les Bouleversements et 1^ Découvertes; ils croient que le mouvement est profitable à leurs intérêts. Et depuis le commencement du monde, ils se sont trompés. Laissonsles donc espérer dans les Cosaques. Rira bien qui rira le dernier !

En 1 852 cependant , chacun était si las de la torpeur répandue sur le monde politique par la mitraille de décembre, tous pressentaient si bien des événements d'une portée plus générale , l'idée que j'émettais , en courant, était d'ailleurs si frappante dans sa vérité et sa simplicité, qu'elle s'installa d'awtor dans les esprits. Par l'espérance et par la frayeur elle frappa juste. Contre la police, contre les partis, contre mon inaptitude à la propagande, contre mon obscurité, ma médiocrité, ma timidité, contre ennemis, contre amis, contre parents même, elle fit son chemin, tout le chemin qu'elle pouvait faire ; elle parcourut, d'un pas retentissant, toute l'impasse de l'exil.

J'en conclus qu'elle était venue à son heure; qu'elle était utile, indispensable, providentielle; qu'elle demandait à être développée par la méditation après avoir été jetée par l'audace. Depuis, cette idée m'a retenu loin d^ intérêts et des relations^ de la vie sociale^ loin des amitiés

et des all iapc^ facilesjiyecjes partis ; elle me privede tout et me tientlTeu de tout f elle est VâigIMon'ïe mou actîvî^napSfsîe de ma 3ou|éu£, Xhv^e àe mon àine et la vie demavie: elle est ma maladie et ma santé , mâlâî^ messe et ma force: mon être enfin. Depuis, bien souvent, CT de jour el de nuit » je suis revenu sur elle, la trouvant toujours juste et victorieusement soutenable, me reprochant toujours la trop voluptueuse paresse qui m^entraine à rêver beaucoup, à réaliser peu- Aujourd'hui cependant, je suis forcé de céder à l'impérieiise sollicitation des événements et à celle de mon impatience. Aujourd'hui, cruel supplice ! je prends le^arli de rédiger envue^e rfn^imeurTiCetteîernïèire phrase iSiî^ren3ïïT;fê&^6iT; jëm^^ tas de gens qui jamais

n'analysèrent leurs plus intimes pensées. Cependant le sentiment que j'exprime est natureF, à coup sûr. Je plains ceux qui ne savent pas quelles émotions délicieuses procurent à l'àrae toute pensée, toute passion renfermées au plus profond de nousl Et quelle violence subit notre ^Isme sybarite quand il faut nous montrer définitivement galants avec cette immonde cohue qu'on appelle l'c^inion.

« Tiens I celui-là, dira quelque facétieux de l'émigration ; qui donc le contraint? » — « Et vous, badaud , qui donc vous oblige à signer des programmes que vous n'approuvez

pas? Nous recherchons tous deux la même chose. Si

vous êtes franc, vous direz quoi. »

II. Que celui qui n'a pas craint d'avancer une vérité scandaleuse ne craigne pas de la soutenir ; s'il a pu la concevoir, il saura la défendre. Car toute semence contient le germe de son dévdoppement. Il y a un chêne <lans chaque gland qui tombe, et daûs chacun des jeunes hommes qui traînent leurs ennuis par le monde, un philo-

sophe, s'il le veut bien. C^est le fond qui manque le moins; c'est le travail et la confiance en soi qui manquent le plus.

Tant que le Remords hurleur ne tourmentera point ma conscience, tant que le Doute aux dents pointues n'aura pas pénétré dans mon esprit, je dirai le fond et le tréfond de ma pensée. Si je pouvais forcer les hommes politiques à être moins habiles !

III. Oportet hœreses esse, disent les Livres; — Il importe qu'il y ait des paradoxes. — Il n'y a de franc, de sincèrement honnête que l'axiome et le paradoxe, c'est-àdire la vérité nue. On cache les humeurs froides sous des faux-cols monumentaux , et sous les phrases filandreuses, des mensonges. Défiez-vous de l'homme dont le style est torturé, mosaïque : celui dont la parole est divisée a des pensées doubles.

\\ importe qu'il y ait des paradoites. — Nous avons deux yeux , deux oreilles et deux sortes d'idées. La première impression n'est pas toigours la meilleure , non plus que la seconde ; la trofeième est la bonne. Il faut que nos sensations soient étudiées, comparées, corrigées les unes par les autres. De même dans les opérations d'entendement. Un paradoxe en provoque un autre contradictoire, et de leur choc jaillit la lumière. La vérité passe entre deux raisonnements comn^e l'habile nageur entre deux eaux. Les homn^es de parti, les systématiques, les simplistes sont borgnes d'esprit.

B importe qu'il y ait des paradoxes. -^ Tout paradoxe audacieux vaut vtn axiome et le devient avec le temps. Je maintiendrai; je persisterai daqs le paradoxe en haine du jésuHisme et de la diplomatie, en haine des paroles oiseuses et des avocats français plus bavards que les merles à la robe noire, en harqe du charlatanisme et de l'immcAilisme

ioteUectuel de ces temps. Dis ce que crois, arrive que pourra! ,

Oportet hcereseis esse; — Il feul qu'il y ait des paradoxes.

IV. L'érudition ne fait pas défaut aux hommes de ce siècle. . !;. àulcontiweTjSaus'î^

* une Q pmj pn. J ai eu la constance de parcourir la plupart des livres bâclés sur la Russie depuis Touverture des hostilités ; j'ai interrogé sur la question slave beaucoup de ces jeunes socialistes qu'on élevait pour être représentants du peuple dans le bon temps du parlottage officiel.

Eh bien! cela est triste à dire, mais cela est vrai pourtant. Les hommes et les livres répètent les mêmes phrases d'usage, les mêmes lieux communs historiques, les mêmes citations ; tous s'app«tient sur les méoies autorités cfmsidérables, et pas un ne veut conclure. Les livres sont des iq[>écQlations ; touti homme est menteur. hçB éeonomistes se plaignent de l'excès de la population ; moi , je désespère de rencontrer nn seul caractère dans cette triomphale procession d'avocats, de boutiquiers, de littérateurs et de propriétaires faméliques qu'on est convenu d'appeler la trè&-illustre civilisation du dix-neuvième siècle. Jamais notre espèce bavarde ne fit plus déplorable usage de sa langue. Dans ce tampsK^i , l'on ne peut guère juger de l'opinion d'un homme que par la position qu'il occupe. Le bourgeois pense pour vivre ; il ne vit pas pour penser.

* Que les civilisés se reconnaissent dans ce cruel persifflage de Montesquieu : « 11 y a encore des peuples sur la terre chez lesquels un singe passablement instruit pourrait vivre avec honneur ; il s'y trouverait à peu prte à la portée des autres habitants. On ne lui trouverait pas l'esprit singulier ni le caractère bizarre : il passerait comme un autre ; il serait même distingué par sa gentillesse. »

Nous sommes si grippe-sous , si mendiants, si resserrés entre les murs de nos propriétés» et les planches de nos comptoirs ; nous* sommes â peu libres d'avoir une idée, et il est si pénible d'être contraint à penser quelque chose ! Nous aimons mieux manger, manger et boire, boire et nous

friser le poil au matin Le langage politique est devenu

si flasque, les convictions si malléables, la conscience si caoutchouc, les allures si serviles, les caractères si piteur,les esprits si indifférents à tout ce qui ne se traduit point par un son métallique I En vérité, les bourgeois craignent de se saluer d'une façon compromettante I — * La parole a été donnée à l'homme pour demander l'aumône; les mendiants sont les plus francs des civilisés.

V. J'ai encore beaueoup trop lu pour faire ce livre; je voudrais pouvoir oublier tous les renseignements que j'ai recueillis en y travaillant ; je m'assure que j'y gagnerais beaucoup en clarté et en précision. Fort de cette nouvelle expérience, je conseille j^us que jamais aux jeunes écrivains de ne pas trop jouer avec les livres* Lire trop, c'est vouloir ne jamais ri^i nier et ne jamais rien affirmer. L'extrême érudition, comme la primitive ignorance, en* gendrent le Muti^ine stupide ou le délirant Bavardage. Celui qui veut trop savoir s'annihile aussi bien que celui qui ne veut rien apprendre. De ce que l'usage habituel deè poisons rend plus forts un Mithridate ou un Proudhon, il ne faudrait pas en conclure que les poisons fussent profitables à toutes les organisations humaines. Les intelligences diffèrent comme les tempéraments.

Parmi nous, occidentaux, la samnterie est devenue tellement endémique que nous ne saurions faire un article d'almanach sans remont?r aux doctrines de Platon , et sans nous appuyer les coudes sur des colonnes de cbiflFres. Que

dirai-je dxmc des journaux ? Pour risquer, dans leurs col(Hines, une qHnion sur le passage du Pruth, il leur est âidispeusable de faire rhist(»*k[ue des Cosaques depuis RuHek , et surtout de ne pas se prononcer sur le passage du Pruth. Tout cela pour prouver à tout le monde qu'ils «1 savent là-dessus tout autant que tout le monde. . .

Ayez donc une opinion , soy^ donc vous , et que les autres soient ce qu'ils voudront être. Vous serez toujours bien en n4mitant personne. Quand vous passez si souvent les yeux sur les feuillets des livres, toute cette vieille poussière ne vous aveugle-t-elle point? N'usez-vous pas vos doigts? Ne s'exhale-t-il pas de tout votre être je ne sais quelle odeur de Byzance, de philosophe de Sorbonne, de doctor mirabilis, de gagé de la Retme des Deux- Mondes, de philistin allemand, de pédagogue suisse, de litterary man? Ne vous faites-vous pas horreur et nausée? Retrouvez-vous ensuite votre pensée neuve, agaçante, coquette, comme vous l'aviez laissée? Vous provoque-t-elle encore à la coucher sur le .papier blanc, comme la jeune fille sur les beaux draps de lin? N'a-t-elle pas vieilli de tous ces siècles que vous lui avez fait traverser?

Ah! si votre cœur bondit, écrivez, pour Dieu, avec le sang de vos artères. Si votre cerveau travaille, écrivez avec la sueur de votre front. Si vous voyez clair tout d'abord,, ne cherchez pas à voir encore mieux : le mieux est l'ennemi du bien. Si vous avez l'esprit primesautier, ne veuillez pas être savant. Si vous êtes pamphlétaire, n'essayez pas de contenter la foule.

(c Soyes plutôt maçon , si c'est votre métier. »

Ne faîtes pas de maîtresses pour satisfaire la mode ; ne faites pas d'écrits, pour plaire au public. Car les modes, l'amour, la faveur et la fortune changent souvent. Car

personne ne vous saura gré d^avoir fait comme tout le monde. Bcrivez, ain^z à votre heure et selon vos instincts; soyez heureux pour vous et non pour les autreâ. Chc»sissez enfin entre les partis et la liberté, entre votce (^imon et odle de votre journal. Laissez le sceptre aux: rois et le niveau aux tribuns du peuple, si vous trouvez que ces gensr-là représentent fidèlement vos idées et vos tendances. Pensez comme quelqu'un, si cela vous convient. Afoi» j'ai* merais mieux ne pas penser. Je ne suis pas de force à être maître , et je ne me sens pas de faildesse à être disciple.-

VI. Cependant, j'ai lu, parce qu'on espère toujours que les auteurs se prononceront sur quelque chose, et qu'il serait bon de lire si les auteurs écrivaient avec franchise. J'ai lu parce que nous ne savons pas dire un mot sans dévorer des volumes, moi qui m'en repens comme ceux qui ne s'en confessent même pas. J'ai lu , parce que les livres ont encore ce résultat avantageux , de nous faire détester le mensonge. Je me suis inoculé le virus pour préserver mon sang d'une contagion mortelle. Sous les cieux meurtriers, en temps d'épidémies sidérantes, l'homme n'échappe à la mort qu'en courant sur elle. Puisse mon audace me sauver du naufrage de la Civilisation !

Hélas I je me suis laissé attirer dans tous les pièges ;

heureusement, jusqu'à cette heure, j'en suis sorti sain et sauf qpmme de celui de l'érudition.

Moi comme les autres, j'ai admiré les chefs de parti. Ainsi, j'ai pu les approcher. Si tous les hommes les avaient observés d'aussi près que moi, je m'assure qu'il n'y aurait plus de partis. — Cachez-vous, tribuns; on vous a vus!

Moi aussi, je me suis dit sectaire. Âinsâ, j'ai été forcé de défendre toutes les idées des maîtres , bonnes ou maur vaises. Si tous les h(mune$ avaient soumis feur esprit è

pareille torlare, je suis conyainca qu'il n^ aurait plus de sectes. — Prenez garde, démagogues^; on vous litî

Moi aussi, j'ai été médecin. Ainsi, j'ai pénétré l'ignorance et le cynisme des princes de la science. Si tous les hommes s'étaient mirés aussi longtemps que moi dans la trousse doctorale, je suis bien certain qu'ib ne laisseraient I^as exercer sur eux le droit de vie et de mort. — Tuez vite tout le monde, arbitres du corps humain,..^ ou tout le monde vous tuera I

Moi aussi, j'ai reçu le baptême, la communion et la confîrn>ation» C'est qu'il faut prendre, si l'on peut, le style de la Bible, l'esprit de l'Evangile et la sublime folie des apàtres, afin de combattre à armes égales les dogmes de la Bible, la lettre de l'Evangile et le vil fanatisme des tonsurés. Si tous les hommes avalent vu comme moi les ministres des divines miséricordes à traverjs la grille d'un confessionnal , je m'assure qu'il n'y aurait plus un prêtre en Europe pour conduire les funérailles du catholicisme. Arbitres des consciences, éteignez vos cierges;... la Révolution allume sa torche ardente des Alpes aux Pyrénées !

Mot aussi, j'ai fléd^, plus que quiconque, sous l'autorité paternelle, et cru sincère l'aflfection de la famille bourgeoise, n fallait bien que j'apprisse, par les blessures de ma sensibilité, qu'un pr<^iétairen'a d'entrailles que pour le vin de sa cave. Si tous les hommes avaient souflfert comme moi de la servitude de la famille, j'afl&rme sur mon

(1) Tmjuisec : inêtrueteurw en peuple, màitbss du peuple. Il parait, d*après 91. L. Blanc, que oertaÎDS bomines sont mis au monde excluuyement pour eela. — Plaisante prétention ! M. L. Blanc, qui connaît tout son Rousseau par cœur, devrait cependant se rappeler ce passage : « Gardez-Tous surtout de faire un nUiwr de l'état de ^^édagogue. » — > Vous êtes grotesques , en vente , citoyens

communistes initiateurs, pontifes et mysto^o^fues Est-ce que le peuple a

encore besoin de maîtres , maîtres d'école ou maîtres de gouTemement, direc • teurs ou serviteurs ? Est-ce que le peuple vous a sacrés ministres du progrès ? Est-ce qu'il ignore « Que tdut flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute ? »

kme que Tautorité patriarcale ne serait plus. ^- Tremblez, tyrans du foyer ; on vous a embrassés !

Moi aussi, j'ai eu foi en Dieu. Qu'en savais-je? Ce qu'on m'en disait , le mot d'ordre de la vulgaire ignorance. Ne fallaitr-U pas que je réfléchisse sur cette gigantesque mystification , afin de pouvoir dire quelque jour ce que j'en pense? Si tous les hommes avaient été pénétrés autant qifê moi par le néant , je jure quUls voudraient enfin posséder quelque chose de tangible. L'autorité et le mensoi^e sont poursuivis maintenant jusque dans le cieL.. Gare dessus !

Moi aussi j'ai été modeste et timide» mats timide jusqu'à défaillir devant un bourgeois décoré ; je ne sufê même pas encore bien guéri de. cette névrose. Ne fallait-il pas que je fusse témoin de l'outrecuidance de cette valetaille pour me convaincre que l'indépendance ne sert de rien à l'homme en ce temps-ci , s'il n'y joint une sorte de fierté sauvage et la hame instinctive de tout ce qui est ^uant.— • Que les bourgeois cachent leurs rubans , les rubans rougis par le sang des morts de Juin. Car ces rubans se portent sur le cœur et servent de point de mire aux balles.

J'ai 29 ans* J'ai fort à faire pour racheter la prenûère partie de ma vie par la seconde , pour compenser mes années d'esclavage par des années de révolte, pour verser sur toutes les plaies de mon humiliation le baume de mon orgueil. J'espère vivre assez cependant pour fournir à mes contemporains l'exemple d'un homme développant com- 1 plétement les contradictions de sa nature , poussé vers de 1 grandes luttes par le seul mobile de' l'amour-propre, et j mourant en affirmant, sur les jours de sa vie, l'omnipo-»tence du Droit, la^stérilité du Devoir, le jésuitisme de la Modestie, le majorât de l'Individu et l'excellence des Passions.

Page 1