‹ Hourrah!: ou la révolution par les CosaquesChapitre 29 sur 56 · XII. Je conclus · texte numérisé non relu

XII. Je conclus

Révolutionnes^, retournez, brisez, détruisez sans crainte tout ce qui est. C^est sauver votre vie !

U faut que les derniers deviaan^t les premiers... jus^' qu'à ce qu'il n'y ait plus ni premiers ni derniers !

Le Gouffre de la Révolution crie ; il Fédame des peuples entiers ; il rejette des flammes de soufre, des flots de lave et des pavés incandescents ! Ramassez les pavés ardents, et les portez au faite de vos maisons !

Mes yeux se remplissent d'étincelles ; des foudres passent dans Tair, chargés d'exterminer !

 Textréme Nord une lumière parait ; le glaive russe étincelle sous un pâle rayon de soleil !

Une race humaine va se déplacer; — une immense révolution se répercutera parmi les peuples.^ — Ainsi, dans les mers grandes, le flot rebelle fait bondir la masse des flots t

Nous sommes des vieillar^. La Russie grandissante brandit contre nous Tépée de la conquête. G'e^ la loi ! .

La Mort va recueillir ses gerbes au milieu de la Guerre, de la Révolte et de la Maladie conjurées !

Debout I Debout ! la moissonneuse d'hommes ! Les grands épis, les épis d'or sont mûrs !

XIII. Une Révolution est une manifestation toute-puissante de la force vitale. Elle est la douleur des entrailles d'un peuple, la douleur qui s'élève et se répand ensuite par les mille voix de l'opinion. Elle est dans la nécessité, dans les besoins non satisfaits, dans les forces non em^ ployées, dans les aspirations, dans les temps. Elle est l'exdamation suprême de la nature, et sans cesse elle se reproduit par le ressort des forces sociales.

Ce cri suprême de la Révolution, avant d'être poussé par la voix des sociétés, éclate par celle d'un homme dont l'ardente nature est comprimée par la maladie où le malheur. Cet homme, c'est le prophète, Virritabilis vates , comme répètent les compilateurs littéraires de ce temps, qui jamais ne connurent la souflrance. Oui! bil:)liomaiies imbéciles, les privations de tout genre font monta* la rage

au cœur de l'homme. Et vous, ne deviendrez>vous pas irritables aussi si vous vous couchiez l'estomac vide, et si vous ne dprmiez pas de la nuit, et si vous vous leviez tard pour manger moins, et si vos yeux étaient pleins de sang, et si vos jambes se dérobaient sous vous quand vous marchez? Moi j'écoute avec joie les conseils de la Vengeance, la seule Divinité qui veiûUe encore me sourire ; et jç m'écrie :

Ange des revendications suprêmes, toi qui fais pâlir l'Iniquité, obi viens, viens à moi sur tes ailes de feuj Toi qui allumes les haines fécondes et diriges les courages indécis, toi qui donnes à chacun la mission qu'il peut le mieux remi^ir 1 oh I fais que, pendant une seule heure^ une torche soit remise entre mes mains , et que je sois entouré par un groupe d'hommes qui aient souffert la fwml

Oh ! ^lors, je le jure^ rien ne restera sous le soleil des épargnes accumulées par le vol. Pendant que là-bas, sur les bords de la Mer Noire, les Russes tailleront en pièces les armées françaises ; moi je prendrai dans ma main la torche embrasée, et je comn^encerai par la maison qui m^a le plus fait souffrir, par la maison de mOn père. La première jouissance qu'elle me causera de ma vie sera de la voir s'écrouler au miheu des flammes. Et le premier bien qu'elle procurera sera de réchauffer ceux de mes frères qui souffrent le Froid. — Le Froid qui tue si lentement I

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