‹ Hourrah!: ou la révolution par les CosaquesChapitre 42 sur 56 · VISION VI · texte numérisé non relu

VISION VI

Malhenrl

« Je vais leur donner ja manger de l'absinthe» et ie leur donnerai à boire de Teàudefiel. »

JÉB

Voici ce que la Révolution fait dire aux peuples : ik II me faut du sang : du sang des rois et du sang des sujets ; du sang des riches et du sang des pauvres ; du sang des feipmes, des vieillards et des nouveau-nés. n Malheur I malheur sur la Civilisation !

» Malheur sur les peuples et malheur sur les rois î » Malédiction sur toi, Albion la Superbe! Malédiction

sur toi, 4^aris la FV>tle! Malédiclîon sur fiome, Ife^rid, Venise, Naples et Vienne, repaires de criminels im^uili9> vases de tuxtire et tf écrime, foyers de pMilënce'^ aleliers de corruption, ^ûts sans Ibnd qui absorbée la sèviede vos provinces et leur rendez de la boufe fet des eoif*pB rongés de lèpre !

» Vous ètesies soeurs prostituées, léis ^éèwreuses, tes agaçantes, aussi pâles, atiissi défieiites les tifMS q^ ^ Mtr^ ; vous èteis les dignes filles de Nlftive, de'Géthorrhe et de Carthage; vous tomberez et nevous'reievei*eK>pliis. Car je mutinerai contre voiis les quatre vetrts <lÉ!3cieii3t.

» Orgueilletôes! ne dites pas qile Vous ètôs ëteraeiies et imprenables. Ne dites pêîs tfœ le moôde gémirait eotnme un homme veuf le jour où vous lui seriez ravies ;

» Car Thomme veuf reprend femme; lHumanité construit de nouvelles tours avec les débris des andénnes, et forge des créneaux avec le fer rouillé ;

» Mais il faut des ouvriers robustes pour forger et tailler : la pierre et les métaux sont durs.

» Tandis que vous , tous laissez tomber vos églises et vos palais parmi les orties , et vous n'élevez plus de monuments.

» Voici : mes poumons sont encore pleins de la pluie de soufre qui consuma Sodome ; mon haleine a gardé sa force comme au jour où elle dispersa les Juifs ; Fépée qui détruisit Ninive et le cimeterre qui nivela TAsie sont encore pendus à mon flanc.

» Cadix était fiche quand ^le envoyait ses flottes piller les nouveaux mondés ; Sidon, Florence, et IMse , et Gènes étaient riches atlsi^. Athènes était brillante au ^ni^ de Périclès; Bome était toilte-puissante quand Pùnîvers subissait sa loi ; Jérusalem et la Mecque ftirent les reines de rOrient!

y) Et maintenant, les souveraines du JGdi sont déchues

et mouillent de i^aurs leurs rivages arides. Borne est assiégée par la fièvre et délaissée, oomine un oqi^ mort , au ixûUeu d'une cdffipagne désolée. Âlàèoes.n'iestplus qu'uu pauvre village ; le Pirée est désert de matelots; Jérusalem eat un tombeau !

i> Et ie lN?as qui a feit ees ruines .ne «e lasse jamais ; il fcappeiaviîc les peuples,, >eomî»e leforgeron avec le marteau ; il sème avec les peuples, comme les laboureurs avec le froment.

D ^Ib^r.lmaUieur'Sur k^Civilisation !

» Malheur sur :les .peuples! et mabeur sur les rois! t>

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