‹ Houston-Stewart Chamberlain: le plus récent philosophe du pangermanisme mystiqueChapitre 21 sur 36 · Les SlavO'Celto-Germains · texte numérisé non relu

Les SlavO'Celto-Germains

Passons maintenant à nous autres Germains, pour reprendre la formule significative que nous venons de rencontrer sous la plume de M. Chamberlain : et nous aurons achevé de la sorte l'examen de ce trépide boiteux qui forma selon lui l'assise du siècle dernier. — Nous avons déjà fait pressentir, en parlant de Dante et de Luther, que le concept de Germain serait singulièrement élargi par lui pour les besoins de sa cause. Partout, proclame-t-il, de façon expresse, où il se sert du mot de « germain », on doit considérer ce vocable, adjectif ousubstantif , comme une abréviation commode de cet autre : « slavo-celto-germain » ; le premier n'étant qu'un signe conventionnel, favorable à la légèreté du style !

Certes, si elle était maintenue sans défaillance, une telle conception du germanisme serait autrement hospitalière que celle d'un Gobineau qui voulait bien faire des Celtes et des Slaves les frères d'origine de ses Arians (comme issus pareillement de la souche Japhetide) mais qui les jugeait si vite contaminés par ces peuplades finnoises dont il disait peuplée l'Europe préhistorique, qu'il ne leur, témoignait plus que de la défiance, pour ne pas dire

de raversion, parla suite. En d'autres termes, M. Chamberlain aie sens ethnique moins Scandinave et plus centraleuropéen (mitteleuropaeisch) que l'auteur de VEssai sur les races» Mais, sa profession de foi faite, il a si déhbérément prôné le Germain tout court que ses lecteurs de langue allemande ont bien vite oubhé le Slavo-Celto- Germain, dont prétendaient leur parler les Assises, Après quoi, devant le succès de son livre, et comme Gobineau l'avait fait jadis, l'auteur a peut-être accepté sans trop de déplaisir un malentendu qui lui apportait le triomphe !

Écoutons tout d'abord le cri d'allégresse par lequel il salue l'apparition de ce prédestiné aux portes de l'Europe, destinée à devenir son domaine. Sur les bas-reliefs égyptiens qui nous montrent les captifs de Pharaon au retour de leurs expéditions transisthmiques, à côté de ces Hittites ou de ces Bédouins dont le mélange va lentement façonner la nationahté Israélite, — fronts fuyants, lourdes protubérances nasales (i), — il croit reconnaître l'Amoritain ou Philistin blond qui fut le iroisième élément de ce mélange. C'est alors le terme savant d'komo europaeus qui vient sous sa plume pour fêter cette apparition inespérée de la race noble dans la chaotique Asie antérieure, et sa surprise joyeuse lui inspire cette pathétique apostrophe(2): «O homo europaeus, comment as-tu pu t'égarer en si dégradante compagnie? Tu m'apparais comme un œil ouvert sur un au delà divin et je voudrais pouvoir te crier : Ne suis pas le conseil de ces savants anthropologues (ceux qui prêchent la fusion des races). Ne disparais pas dans cette tourbe : ne te mêle pas à cette plèbe asiastique, obéis au grand poète de ta race (Gœthe) ! Reste fidèle à toi-même, etc.. » Mais ces exhortations viennent trois mille ans trop tard, remarque lui-même, avec décou-

(i) M. Chamberlain a voulu faire parta ger ses impressions à ses lecteurs, et comme il avait dessiné le type germain dans la personne de Dante et de Luther, il a reproduit le croquis des Hittites et des Amoritains tels qu'il croit les reconnaître sur les monuments de l'Egypte Pages 361, 364 de son livre.

(2) Page 378.

HOUSTON-STEWART CHAMBJËia:Ali^. ÏÔl

ragement, Tévocateur subitement éveillé de son rêve : THittite demeura et TAmoritain s'enliza dans les races inférieures I •

Pourtant, si les Amoritains, victimes de leur imprévoyance ethnique, ont dès longtemps quitté la scène du monde, il n'en est pas de même de ces autres Aryens que des circonstances géographiques favorables ont préservés du contact trop prochain des races inférieures, c'est-à-dire des Slavo-Celto-Germains. Scrutons donc, sous la direction de l'auteur des Assises, les perspectives d'avenir qui s'ouvrent devant les représentants de cette race éminente. Et, tout d'abord, dessinons-en avec lui

«lus strictement les limites. — Les sympathies de [. Chamberlain pour les Slaves furent naguère assez mal accueillies de l'opinion teutonne. On redoutait dès lors, en Allemagne, le voisinage du colosse moscovite et les aspirations du panslavisme ; aussi les théoriciens du Deuischthum virent-ils une sorte de trahison dans cette tentative faite pour introduire de si dangereux concurrents au sein du germanisme idéal. M. Chamberlain avait pourtant prévu ces objections et leur avait répondu d'avance. Ses Slavo-Celto-Germains n'acceptent dans leurs rangs que les «vrais» Saves (i), qu'il est fort tenté de définir cette fois par un caractère purement physique, le cheveu blond ; il est tout prêt en effet, à concéder que le Tchèque, ce petit brun brachycéphale, avec son plat visage, n'a de slave que la langue, étant un Mongol ressuscité par le jeu mystérieux des sélections sociales (2). Ainsi Gobineau faisait volontiers du paysan bas-breton un Finnois, en dépit de son langage japhétide.

L'auteur des Assises admet même, après celui de V Essai, une regrettable mongolisation des « vrais » Slaves (3) ; toutefois, ceux d'entre eux qui ont conservé

(i) Page 8.

(2) Voir en particulier, le livre de Vacher de Lapouge qui porte ce titre : Lâs Sélections sociales et l'examen que nous en avions fait dans notre volume : Les Mystiques du Néoromantisme (Pion).

(3) Page 661.

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une suffisante proportion de sang noble s'affirment à l'observateur par ce sjnnptôme irréfragable qui est la valeur de leurs créations intellectuelles. Ainsi, la poésie populaire des Serbes est placée très haut dans les Assises pour ses principes d'honneur strict et de fidélité à la foi jurée (qui l'apparent ent à Lohengrin), pour son culte chevaleresque de la virginité (qui la rapproche de Parsifal), pour l'un de ses thèmes favoris qui est le triomphe dans la mort (ce qui évoque Tristan et la TétrcdogiewB^gnérienne). Le schisme moscovite, la religion grecque orthodoxe, si obstinément antiromaine, est un fait qui recommande également le slavisme aux sympathies de M. Chamberlain, ainsi que les insurrections religieuses des Slaves de Bohême qui furent le prologue de la Réformé au temps de Mile, Mathias de Janow, Stanislas de Znaim, Nicolas de Wélénowic et Jean Huss. Au total, les Slaves actuels gardent à son avis beaucoup de sang aryen dans leurs veines et en tirent le plus clair de leurs forces : c'est par là qu'ils demeurent un facteur important dans la civiUsation de demain.

Les Celtes ont la part plus belle encore, au moins en principe, dans lesAssisesduxjii^siècle, L'auteur n'aurait-il pas hérité d'ancêtres écossais ou gallois cette complaisance? Il rend hommage à leur caractère dès l'aurore de l'ère chrétienne lorsqu'il nous fait remarquer que Saint- Paul, s'adressant aux Galates, d'origine celtique, leur parle sur un ton bien plus déférent que celui dont l'apôtre se sert vis-à-vis des Romains dégénérés, dans quelquesunes de ses épîtres. Au moyen âge, la poésie du cycle breton, qui fut si profitable à Richard Wagner, poète lyrico-musical (dans Lohengrin, Tristan, ParsifaJ) parlait déjà plus intimement que toute autre à l'âme germanique. Plusieurs des favoris de M. Chamberlain dans les fastes de la scolastique, Scot Erigène, Duns Scot, le breton Abélard, nous sont présentés par lui comme des Celtes typiques. Enfin, il considère la France comme principalement celtique dans son inspiration, — au moins jusqu'au seuil de l'âge contemporain qui vit les destinées de ce

pays tomber aiix mains des méridionaux de la Provincia, héritiers ethniques du Chaos des peuples — et il faut reconnaître que, dans les Assises, il se montre pourtant très sympathique à la civilisation de notre pays. C'est sur le sol gaulois, afi&rme-t-il, que le croisement celto^ germanique a produit «ses plus heureux résultats». Il reconnaîtra par exemple sans hésitation les architectes de rile-de-France pour les créateurs du style gothique. Goudimel, ce calviniste français, sera considéré par lui comme le chef de l'école musicale germanique. Racine sera finement compris, franchement admiré de cet étranger qui commimie, par cette impression d'art, avec les préférences les plus délicatement nationales du goût français et se sépare nettement des critiques pesants de VAufklaerung, les Lessingoules Schlegel. Nous reparlerons de sa vénération pour Descartes (i). Louis XIV, malgré les souvenirs du Palatinat et ceux des Chambres de réunion, reçoit de lui à plusieurs reprises un brevet d'aryanisme que ce monarque doit surtout, il est vrai, à son attitude énergique vis-à-vis de la Rome papale. Enfin les descendants des Huguenots français étabÛsenpays prussien après la révocation de l'édit de Nantes sont parmi les meilleurs éléments ethniques de l'Allemagne contemporaine à ses yeux : et, si nous nous reportons aux lois qui président selon lui à la naissance ou à la renaissance d'une race noble, nous en concluerons que les deux sangs mélangés avec tant de succès au cours des xviii® et xix« siècles, sang celte et sang germain, étaient donc Ués par ime très proche parenté raciale.

Au xviiie siècle, la France peut passer pour aryennç encore puisque Voltaire, son expression intellectuelle tj^ique, est un pur Germain par son anticatholicisme. Ses œuvres polémiques étant extrêmement goûtées de M. Chamberlain ne sauraient être issues que d'une inspiration ethnique parfaitement noble. La jacquerie qui marqua le début de notre Révolution est très germa-

<î) Vok l'appeadicd du présent volume.

nique également, car le paysan français se souleva en 1789 « avec la fureur proverbiale du Germain qui a trop longtemps patienté ! » Mais presque aussitôt l'inspiration du Chaos des peuples prit le dessus dans les assemblées de la nation, puisque la Déclaration des droits de l'homme est considérée par l'auteur des Assises comme l'œuvre « du peuple le plus phraseur de l'univers pendant sa plus phraseuse période 1 » Comment rendre la race responsable de si rapides et de si surprenants contrastes dans les actes successifs d'un même groupe humain? Il y a une fantaisie bien proche parente de ceUe de Gobineau dans toutes ces capricieuses suggestions des Assises,

Abordons enfin le Germain tout court» celui qui n'est ni Celte ni Slave. Il se révèle mieux doué encore que ses deux frères de race. Mais notons avant tout que, pour l'auteur des Assises comme pour celui de \ Essai, ce Germain ne se confond nullement avec l'Allemand contemporain qui représenterait au contraire la plus intime fusion des trois sangs slave, celte, et germain, qui serait le slavo-celto-germain par excellence et qui, victime jusqu'à un certain point de ce mélange entre composants cependant si remarquables, se montrerait parfois moins germanique en ses inspirations que ses voisins de pur sang celte ou s^'Ove I L'Anglais, exempt d'additions slaves, serait plus proche du germanisme pur que l'allemand, car M. Chamberlain, au soir du xix^ siècle, décernait encore à ses compatriotes la palme de la viguem* ethnique entre les peuples de l'Europe, comme l'a fait le plus souvent Gobineau, ajoutant, toujours d'après Gobineau, que les Britanniques doivent cet avantage à leur isolement insulaire.

C'est donc dans le passé surtout, à l'exemple de Gobineau une fois de plus, que M. Chamberlain va chercher, pour les mettre en relief, les hauts-faits intellectuels ou oraux du Germain. Rayonnant du cœur de l'Europe vers ses extrémités au temps de la décadence romaine, le barbare a porté partout le flambeau du génie créateur dans cette partie du monde qui était destinée à se sou-

mettre le reste du globe. De façon plus systématique qu'il n'avait été fait avant lui — et en attendant les systématisations plus parfaitement ridicules encore que son exemple a fait surgir, celles que nous avons stigmatisées en leur temps chez le D^ Woltmann ou chez M. Reimer (i), — M. Chamberlain a proclamé Germains d'extraction tous les grands hommes qui sont parvenus à l'illustration sur le sol européen depuis quinze siècles : les savants depuis Marco-Polo jusqu'à Galvani; les inventeurs, de Roger Bacon àLavoisier; les penseurs, de François d'Assise à Emmanuel Kant; les artistes de Giotto à Goethe; les politiques de Charlemagne à Crispi; en passant par Colomb, Bruno, Campanella, Michel- Ange ou Raphaël... Si, en effet, il partage les défiances déjà marquées par Herder, Gobineau, Wagner, devant l'aspect classique et latin de la Renaissance humaniste, il affirme que toute la floraison artistique de cette incomparable époque fut spécifiquement germaine. L'érudition allemande montrait hier dans les Vandales, si injustement calomniés, des protecteurs de l'art, et nous savons nûeux aujourd'hui la raison d'être de cette théorie imprévue. En comparaison de ce tour de force, ce lui est un jeu, on le conçoit, que d'établir l'origine gothique ou lombarde des grands hommes de l'Italie entre le xii^ et le xvi® siècles I

Oui, avant de s'éteindre sous l'affluence des rejetons dm Chaos des peuples ressuscité de ses cendres, l'ardent foyer allumé par la conquête barbare au delà des Alpes y jeta un dernier, un fulgurant éclat ! Raphaël Sanzio était blond, n'est-il pas vrai? Et il admirait Savonarole, l'ennemi de la Rome papale, ce qui est plus décisif encore I Michel-Ange présente de son côté un trait de caractère qui est un non moins sûr indice de son extraction germaine, c'est son refus d'apprendre les langues mortes de l'antiquité méditerranéenne. Il suffit ! la preuve intellectuelle est faite qui autorise ces gentilshommes par le sang à monter dans les carrosses du germanisme souve-

(i) Voir notre volume stir Les Mystiques du Néoromantisme,

rain, sans qu'ils aient d'ailleurs sollicité cette faveur. Et la preuve physique s'adjoindrait au besoin à la preuve morale, en dépit du caractère moins persuasif que lui attribue le chamberlainisme. L'auteur des Assises invitait en efîet ses lecteurs à visiter la galerie des bustes de la Renaissance italienne, au musée de Berlin. Là, ces beaux t3^s florentins du quaUro cento, aujourd'hui si parfaitement disparus des rives de l'Arno, devaient porter* dans l'esprit du spectateur convenablement préparé, cette conviction que le germanisme a fait tous les frais de l'art toscan de la belle époque.

En terminant ce rapide examen de l'aspect purement ethnique de la thèse chamberlainienne, nous constaterons une dernière fois que cette thèse est à peu près purement gobinienne en ses grandes lignes. On a reproché à M. Chamberlain, au delà du Rhin, son ingratitude pour le penseur français de V Essai (i). Sans doute, il avait jeté en passant quelques fleurs sur la mémoire de ce précurseur « éminent par l'esprit » et sur son oeuvre véritablement 4t géniale ». Le plus souvent, toutefois, il le traitait avec un dédain évident, et, dans la préface de la troisième édition de son Uvre, il a cherché à se dégager de toute solidarité théorique avec ce peu scientifique précurseur : «J'estime, écrivit-il alors, le spirituel Français et je me réjouis à goûter parfois l'original ragoût intellectuel qui nous fut servi par cet homme habile à mêler l'éruditicJh juridique avec des rêveries d'Apocalypse sur la fin prochaine de notre monde terrestre. Mais la patience m'échappe quand je constate l'engouement injustifié dont Gobineau bénéficie depuis quelques années parmi nous 1 »

Outre le noir pessimisme de la conclusion de VEssai, M. Chamberlain croit pouvoir reprocher à notre compatriote son ignorance des sciences de la nature et son m^ris de la préhistoire humaine. C'est pourquoi, tout en pro*

(i) Voir Schemaim : Beilage Zur Allg. Zeitung^ looi, 132 ; le D»^ F. Friedrich, Ibid., 1901, 199 ; le D' L. Wilser. Politisch-Anthropologische Revue, I, 5. et le D» E. Bjretzer daas sa biographie de Gobineau, 1902.

testant de sa sympathie pour une personnalité mal équilibrée certes, dominée par ses passions politiques, mais profondément noble et attachante au total, il ne lui accorde en fin de compte qu'un seul mérite réel : celui d'avoir fourni au germanisme théorique des documents «juridiques» (?) et quelques «spirituelles intuitions». Soit, mais ce sont ces spirituelles intuitions que les avocats de Gobineau reprochent à son continuateur de n'avoir pas célébrées comme elles le méritent : elles forment à notre avis Tune des sources fondamentales du chamberlainisme.

Ce qui distingue ces deux philosophes historiens l'un de l'autre, c'est surtout une question de vocabulaire. Chamberlain comme Gobineau accorde le nom de Germain à l'homme du progrès social: il condamne comme issu du Chaos des peuples, ce que Gobineau condamnait de même, mais ce dernier mettait davantage en relief l'influence du sang nègre, véhiculé par le sang sémitique, dans la constitution de ce Chaos. Enfin, il appelle juive, par une interprétation psychologique qui lui est en effet personnelle, une mentalité rationaliste et utilitaire que Gobineau faisait naître de l'immixtion du sang jaune dans la race blanche et baptisait le plus souvent finnoise, ou finnisée. Tel est, à notre avis, le secret du parallélisme foncier et des quelques oppositions de détail qu'on peut constater entre gobinisme et chamberlainisme. Nous aurons encore à revenir sur cette question par la suite.

Ce n'est pas que nous refusions à l'auteur des Assises une certaine originalité dans son audacieuse interprétation des faits de l'histoire. Il a pénétré beaucoup plus avant que Gobineau dans l'étude de la philosophie romantique allemande et s'en montre pluS" profondément imprégné : il est venu bien plus tôt au wagnérisme théorique. Sa nouveauté est dans son effort pour allier aux leçons de Hegel et de Gobineau celles de Kant et de Schopenhauer, pour caractériser plus subtilement les races par leur inspiration littéraire, par leurs productions artistiques et par leurs tendances philosophiques, afin d'orien-

ter œlle dont les destinées l'intéressent vers les sentiers métaphjrsiques qui la mèneront, selon lui, à la domination morale du monde. Gobineau, vieilli dans l'amertume de son isolement intellectuel, ne conduisait sur son Parnasse de rêve, en compagnie de son Amadiset de lui-même, que les rares survivants d'un âge d'or à jamais disparu. Chamberlain semble promettre aux Slavo-Celto-Germains, mais surtout aux Germains tout court de les y transporter en masse à sa suite. Moins que Gobineau il a. eu besoin d'être interprété, élargi, défiguré même au besoin, pour être utilisé par les Pangermanistes pratiques ; il a donc été suivi par eux sans tergiversations ni délai et il a joui vivant de son triomphe. Mais qu'en pense-t-il dans son for intérieur aujourd'hui?

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