‹ Hubert et Jean van EyckChapitre 13 sur 58 · LES ERMITES LES PELERINS · texte numérisé non relu

LES ERMITES LES PELERINS

volets du « Retable de l’Adoration de l’Agneau » ouvert.

Musée tle Berlin).

Le retable est donc composé de deux parties très inégales en surface, dont l’une a pu être facilement éxécutée en quinze à dix-huit mois, tandis que l’autre a certainement exigé des années de travail. Or, nous savons historiquement que, de 1422 à 1430, Jean a passé la plus grande partie de son temps à travailler en Hollande, à Lille, et à voyager au loin pour le service de Philippe-le-Bon. C’est en 1430 et 1431 seulement et dans les quatre premiers mois de 1432 qu’il a pu s’occuper du retable. Cela seul nous forcerait à lui attribuer les trois volets, tout le reste revenant de droit à Hubert.

Mais il y a un autre motif, encore plus important, pour régler ainsi le partage ; comme nous le verrons en les étudiant un par un chronologiquement, les ouvrages signés de Jean offrent précisément l’énergie, le caractère, l’exécution sobre, la lumière calme, les draperies en glacis que nous avons remarqués dans les trois volets, et jamais les points blancs dans les chairs, jamais l’exécution douce, riche, empâtée, surtout dans les draperies, qui caractérisent toutes les autres parties de l’intérieur du retable, toutes celles qu’il faut nécessairement considérer comme la part d’Hubert.

Voyons à qui appartient l’exécution de l’extérieur.

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