IOHANNES DE EYCK ME FECIT
Encore un détail que nous avons peut-être déjà indiqué ailleurs. Jean a fait voler dans le ciel de sa Sainte-Barbe des oiseaux dont il n’y a que du bien à dire. Mais combien Hubert a su mettre plus de vie, de variété, de physionomie, de personnalité même dans les oiseaux dont sont remplis les paysages que nous lui attribuons !
Au dos de ce panneau est collée une feuille imprimée, évidemment extraite d’un catalogue de vente, où on peut lire, en flamand, la description du tableau, suivie de la remarque suivante : « Cet ouvrage est reproduit en manière de dessin dans une gravure sur cuivre par C. van Noorden, et bien connue par la description qu’en a publiée le feu propriétaire en 1769 ». La « répétition » de la Sainte-Barbe , conservée au musée de Lille est une simple copie d’après la gravure de C. van Noorden.
Le Portrait d'un Chevalier de la Toison d'or, acquis en 1900 par le musée de Berlin, provient de la galerie du marquis Coccapane, de Modène, où il était entré probablement avec l’héritage de la famille génoise Impériali. Mr James Weale avait finement diagnostiqué dans ce portrait un des membres de l’ambassade de Portugal ; M. Louis Dimier a retrouvé dans le Recueil d'Arras un autre portrait du même personnage, portant l’indication du nom de Baudouin de Lannoy, dit le Bègue, sieur de Molembais. Le grand chapeau à bords de feutre de cette figure, son exécution un peu sèche et l’admirable caractère de son dessin nous avaient engagé à la placer dans le proche voisinage de Y Homme à l’œillet , qu’elle est d’ailleurs loin d’égaler. Aujourd’hui que la date de naissance du personnage est connue (i386 ou 1387), on peut préciser
Jean* vax Eyck