‹ Hugues Capet, chanson de geste;Chapitre 16 sur 27 · Voir Le Zauberring (Tanneau magique), de Fouqué · texte numérisé non relu

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4. Panzer, Deutsche Annalen^ t. l^r^ p. 251. — Deutsches Muséum, 1784, octobre, p. 327. — Grasse, Grossen Sagenkrcise des mittelalter' s. Dïtsdeïiy 1842, p. 346,

Préface. Ivij

culer jusqu'aux époques les plus sauvages

Avec le réveil de nouvelles forces physiques chez les nations, il se manifesta dans les individus une exubérance de forces vitales... Du moment où l'on crut que les enfants naturels étaient les fruits d'une active énergie, il en rejaillit sur leur existence beaucoup plus d'honneur que de honte , et , comme dans Hugues Capet, on vit figurer les bâtards et leur père dans les récits des poètes... Que ce fils de boucher soit monté sur le trône de France, que ses dix bâtards se soient frayé la voie des honneurs, cela nous fait encore plus comprendre par les rapports des sexes que par les rapports politiques, le mélange des hautes et des basses classes que nous voyons dans les romans de cette époque, mélange que nous considérons comme le caractère propre et le cachet historique de ces romans en prose , qui par cela seul se relient au temps de leur apparition (ï). )i

Menzel complète la pensée de Gervinus en la résumant ainsi : « Le livre populaire de Hug Schapler renferme l'histoire légendaire du roi Hugues Capet , fondateur de la dynastie capétienne. De fils d'un boucher il devient roi de France, et ses dix bâtards sont honorés. C'est, comme dit avec raison Gervinus, le mélange des classes et leur ascension d'en bas qui en est le sujet principal (2). »

Nous sommes d'accord sur ce dernier point ; mais ce que Gervinus et Menzel ont oublié de

1. Gervinus, Geschichîe der Deutsehen Dichtung, Leipzig, i853,t. Il,p.2i7.

2. Wolfgang Menzel, Deutsche Dichtung. Stuttgart, 1858, t. ler, p. 400.

Iviij Préface,

dire, et ce qu'il est impossible de ne pas remarquer en lisant Hugues Capet, c'est qu'il y a plus d'esprit fin et railleur que de grossièreté sauvage, et que l'auteur, tout en voulant faire honneur à la bourgeoisie et l'élever le plus haut possible, a su ménager les puissances, et ne s'est point attaqué à l'aristocratie.

Si l'origine du poëme de Hugues Capet, presque aussi mystérieuse que celle du père de Robert le Fort, laisse un vaste champ aux hypothèses, on ne peut en dire autant de la traduction allemande. L'auteur de cette dernière est bien connu : c'est Elisabeth de Lorraine comtesse de Vaudemont, mariée au comte de Nassau-Saarbruck. On sait également que son fils Jean III, comte de Nassau-Saarbruck, lui donna une copie de notre poëme. Ne disons pas qu'il l'avait prise dans l'église de Saint-Denis ; cette vieille rubrique n'est guère plus vraisemblable que celle de notre poëme sur la cité d'Aix-la-Chapelle ('), et croyons seulement que Jean de Nassau rapporta de France cette copie du texte original ; mais à quelle époque Elisabeth traduisit-elle la chanson de Hugues Capet ï Nous savons déjà qu'elle a traduit, en 1437, le roman de Lother et MallerQ^), dont nous parlerons plus loin, et de ce qu'elle en a intercalé un extrait dans la préface de Hugues Capet, nous pouvons conclure que la traduction qu'elle en a faite n'est

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