‹ Hugues Capet, chanson de geste;Chapitre 26 sur 27 · V. ailleurs, par ex., p. 14, v · texte numérisé non relu

V. ailleurs, par ex., p. 14, v

Car à mes cambourierez ay oy recorder,

P. 1 5, V. 18 : s'ayra pour s'aïra,

P. 16, V. 7 : royne pour roïne, etc.

Ains qu'à Huon [s']allûssent nullement amonstrant. Nous avons ajouté [s'] devant allassent pour préciser le sens.

P. 1 1, V. 2 : Tant qu[t] à ung dimenche. Le vers serait faux sans cette restitution.

P. j I, V. 1 5 : à terre gisant. Manuscrit : à la terre. Vers faux.

P. 1 1, V. 21 : et faire noise grant» Manuscrit : et faire noise moult grant. Vers faux. Moult ^ du reste, a été ajouté en interligne.

P. 12, V. 24 : Hugon de Vauvenisse. C'est là sans doute un souvenir de Parise la duchesse. Voyez ce roman.

P. 13, v. 9 : noble rois esl[é]us. Manuscrit : esluSy qui fausse le vers. On trouve ailleurs des exemples A'esléus.

P. 1 5, V. 2 1 : qu'à damez, à pucellez. Manuscrit : et à pucellez. Nous supprimons cet et, qui fausse la mesure sans profit pour le sens.

P. 14, V. 5 : le sens et la mesure exigeaient également Taddition de [le].

P. 14, V. ij : de bassier, d'acoller. Manuscrit : et d'acoller.

P. I j, V. '3 : Manuscrit : guerdonner.

P. 16, V. 2. Manuscrit : gutrdonna.

P 18, V. 7 : esanche nous paraît le subjonctif picard à'esanter pour exempter, comme mèche, de mettre, et autres analogues. Le sens est ici^ selon nous : « II y aurait grand plaisir, mais ce plaisir, je m'y suis déjà trop adonné; mieux vaut m'en priver aujourd'hui. »

P. 19, V. 4 et 5 : Huon compte pour deux syllabes dans le premier de ces vers, et pour une seule dans le second. De même, dans la chanson de Huon de Bordeaux, il y a un vers où ce nom n'est que d'une syllabe, tandis que partout ailleurs il est de deux.

P. 19, V. 25 : che fu Gormans ly rois, AJa page suivante, v. 7, ce même personnage est nommé Gormons. C'est le vrai nom de l'un des héros d'un poëme auquel il est plusieurs fois fait allusion par les trouvères et par les troubadours. Sur ce poëme perdu, au moins en grande partie, et qui avait pour titre : Gormon et Isembart, voir l'introduction de M. le baron de Reiffenberg à la chronique de Philippe Mouskes, t. II, p. Vil, — XXXII, 'p. CCCXXlii, 75 à 85, 98 et 741. On y trouvera un fragment de la chanson à laquelle notre poëte fait allusion et plusieurs textes historiques ou autres qui se rapportent aux deux héros.

Mais contre eus ala ly fors rois Loays.

Ve muet ne s'élidait pas toujours dans la poésie du moyen âge. On en a de nombreuses preuves, et notre poëme en particulier en fournit beaucoup comme celle que nous signalons ici.

Notes. 247

P. 20, V. 5 : Vemptnrt Loys. Correction pour la mesure. Le manuscrit donne Loais.

P. 20^ V. 12 : [De]v^r5 Mes. Correction proposée pour rétablir la mesure.

S'arez h sacre à RainSy le couronne à Pa^is,

Manuscrit : et le couronne. Vers faux.

P. 22, V. 22 : [eu] addition que réclamaient à la fois le sens et la mesure.

Par vous deveroit estre honore vo parent. Manuscrit : vostre. Vers faux.

P. 24, V. 3 : tout ligement. Manuscrit : li[e]gement. Vers faux.

P. 24, V. 5 : Manuscrit : d'amer. Vers faux.

P. 24, V. 22 , et p. 2 5, V. 3 : aveuc, que donne le manuscrit, ne suffit pointa la mesure. Aveucques est la correction indiquée par d'autres passages de notre poëme.

Mais grâce avoit il trop grant.

Le manuscrit donne :

Mais il avoit grâce trop grant, leçon qui fausse le vers.

P. 28, V. 14 : Manuscrit :

Ja eussent la belle Marie et tollu et ravi. Il fallait, pour la mesure, supprimer Marie ou la belle; nous avons pris le dernier parti.

P. 29, V. 4 : Et il me plest ainsy. Manuscrit : prest, faute évidente.

P. 30, V. 6 : C'est une simple transposition de mots. Le manuscrit porte :

MaiSy s'il vous plaist, une cose, me dame, vousferis.

P. 30^ V. 12 : Manuscrit : aiuwe. Il faut, pour la mesure, aiwe ou aie.

P. 30, V. 17 : enîreus, le même qu'entrueSy pendant ce temps-là, cependant.

P. 3 1, V. I : Manuscrit : et de me fille et de vous. Nous avons retranché le premier et pour la mesure.

P. 31, V. 12 : Nous avons rétabli comme l'indiquait la mesure ce vers faux du manuscrit : Hues Cappés ly bers a le dame relevée,

P. 3 1, V. 24 : Manuscrit : guerdonnée, comme précédemment aux p. 15 et 16. Même correction pour la mesure. On pourrait aussi lire : encor[e] guerdonnée.

P. 3 1, V. 2 j : Le vers est faux dans le manuscrit, où on lit :

Li bourgois ont à yXmi fait la desevrée.

P. 32, V. \i \ S'y fu Huez Cappez. Manuscrit : Et s'y fu. Vers faux.

// porra le royaulme mettre à grant tourment. Nouvel exemple dV muet qui ne s'élide point devant une voyelle.

P. 35, v. 4 : fierour, ainsi corrigé, au lieu de fre-

Notes. 249

rour, que donne le manuscrit, et qui nous paraît inadmissible.

P. 35, V. 9 : Loys du manuscrit ne suffisait pas à la mesure.

P. 35, V. 12 : Ambour, le même qu'aubour^ aubier, saule. Provençal : alborn.

P. 36, V. 14 : Leçon du manuscrit :

Uunfent diisqu'au menton^ et l'autre dusc'aufourchicl. Vers faux.

Ne vit on plus bel homme ^ prinche ne castelain. Manuscrit :, ne prinche ne castelain. Vers faux.

p. 38, V. is:

Car encontre me fille volt chevauchier Fauvain.

Fauvain est le même que Fauvel, qui , dans le roman allégorique de ce nom , représente Thypocrisie.

P. 38, V. 18 : n'y conte .1. neut d'estrain. Un nœud de fdiWle {stramen),

P. 38, V. 23 : La leçon du manuscrit : et va fille blance, faussait la mesure.

P. 39, V. 1 1 : e/î moult bef ordonnance. Ber sans doute pour bêle, comme mar pour mal.

P. 39, V. 1 5 : Manuscrit : grande tenanse. La mesure du vers exige grant.

Celui des mou[r]s qui fui de leur apertenance. Le copiste a sans doute oublié une lettre dans mous, qui est là pour mours, morts.

P. 39, V. 23 : s'il ne s'esanche. N'est-ce pas en-

core s'exempter, se débarrasser ? V. la note sur le vers 7 de la p. 18.

P. 41, V. 27 : ^u^elle mandast éuwe... éuwe pour aiuwe, aide, secours.

P. 42, V. \ :de chains qui sont vivant. Chains pour chiaus, ceux ? On ne saurait interpréter autrement cette forme insolite.

P. 42, V. 2 : qui le poil ot ferant. Correction ; le manuscrit donne : serant.

P. 45, V. I : Hongrie. Correction; le manuscrit porte : Honguerie,

P. 44, V. 17 :d[e\\ régné. Manuscrit : de son régné. Vers faux.

P. 45, V. 19: Soramonde. Partout ailleurs : Saramonde.

P. 48, V. 10 : Manuscrit : sel Vesgarda forment.

P. 48, V, 15 : vassaus^ foy que doy Dieu. Manuscrit : for. Faute évidente.

P. 49, V. 16 : Manuscrit ; et fu sire de Vernon. Leçon qui fausse la mesure.

P. 49, V. 27 : heaulme. Correction pour la me sure. Manuscrit : heyaulme,

P. 50, V. II : [il] suppléé pour compléter la mesure.

P. 50, V. 16 : princh\ier]. Manuscrit : prinche. Princhier se trouve plus loin au même sens, p. 56,

P. 50, V. 24 : se lez pour ce lez, ce côté, de ce côté.

Notes. 251

P. 52, V. 1 5 : wy ne vy vo pareil. Pour hui ne vi (aujourd'hui ne vis).

P. 52, V. 17 : For qu'en ceste bataille (excepté en cette bataille). Manuscrit : Forquez en ceste. Vers faux.

P. 5 3, V. II : qu'i[\]y l suppléé comme le sens l'exige.

P. 53,v. 16 : c'e[st]. Manuscrit : cez. Leçon inadmissible.

Qui tint Charlon et Troie.

Charlon pour Châlon; Vr semble parfois faire fonction d'accent circonflexe, comme, par exemple, dans aumorne pour aumône.

P. 54, V. 5 : [Paris] mot omis dans le manuscrit.

P. 55 , V. 2 : [leur] correction proposée. Manuscrit : si en fu en effrois. Il faudrait furent; mais le vers serait faux.

P. 55, V. 10 : vene[z]. Manuscrit : vene,

P. 56, V. 5 : ga[di]ingnierj ainsi corrigé pour la mesure. Manuscrit : gaingnier.

P. 56, V. 24 : Et la dame [V]en puet. Manuscrit : luy en puet. Vers faux.

[Par devant le roïne au gent cors eschevy.] C'est un vers que nous ajoutons au texte, où il a été oublié, comme le prouve le vers suivant. Les mots Par devant sont indiqués par ce vers, et le reste est emprunté littéralement au vers 7 de la page 88.

P. 59, V. 6 : Manuscrit :

L'yaawe^ et aprh laver et s'asirent sans estry.

Vers faux. Nous avons retranché le second et, comme le veut le sens, d^accord avec la mesure.

Cest le viande au preus et il [V]a deservi.

Le premier hémistiche est tiré des Veus du paon, Fune des suites encore inédites du poëme d'Alexandre. (V. ci-dessus^ au sujet des Veus du paon, notre préface.) On lit dans ce poëme, fol. 68, v^ :

Li viellars s'esjoïst et de fin cuer s'escrie :

« C'est la viande aus preus , à ceus qui on envie,

ce Ci doit on bien vouer à paier aatie

a Et d'armes et d'amours et de chevalerie ^

« Et je comenceray premiers la voerie, »

Au second hémistiche le manuscrit porte : il a deservy, qu'on peut lire i Fa deservy {i pour //)• Mais nous avons préféré rétablir // Va.

P. 60, V. 6, 7, 8 : Ces trois vers font allusion aux Veus du paon. Porus et Cassamus sont des personnages de ce poëme. Voici le vœu de Porus que se rappelle Hugues Capet :

a Belle, ce dist Porus, je le vueil crèanter a A vaincre la bataille, se Diex me vuet sauver « De mort et de meschief et de membre couper^ ((^ Et à Emenidus voudray premier jouster, ce Et s'auray son cheval , qui quen doie peser. — Parfoy, ce dist Lyon, c'est fort à conquester. »

Notes. 25}

Quant Porus ot voé, chascuns le regarda, Et dUnt à conseil : « Outrageas veu ci a, -h (Manuscrit de la Bibliothèque impériale, 15 14. — 19, supplément fr.)

P. 63 , V. 5 : Le mandement le dame. Manuscrit : Le commandement. Vers faux.

P. 63, V. 24 : v[é]er. Manuscrit : vaer, P. 64, V. 8 : ^vdc[quez]. Même correction que cidessus pour la mesure.

Vers le porte du Temple prist à esporonner. Manuscrit : se prist. Vers faux.

P. 64, V. 12 : qui cuer ot enterin. Manuscrit : qui le cuer. Vers faux.

P. 65, V. II : p[é]uist. Ainsi corrigé pour la mesure. Manuscrit : puist. Voir pléuist pour plûty p. J 5, V. 21.

P. 66, V. 8 et 9 : avois, accomplis , pour avoir, accomplir. Nous avons laissé subsister ces formes qui marquent la prononciation.

P. 67, V, 1 : hosta pour osta , ôta. C'est Vk de harnas qui, sans doute, a conduit le copiste à écrire hosta,

P. 67, V. 3 : [sur] suppléé pour le sens et pour la mesure.

P. 67, V. 1 5 : s'embu[s]qua. Lettre suppléée pour faciliter Tintelligence du texte.

P. 67, V. 19 : qn'une corde. Manuscrit : que une corde.

P. 67, V. 24 : mi[e] nuit. Ainsi corrigé pour la mesure. Mie nuit {média nox) se rencontre aussi souvent que minuit. On trouve de même mie di pour midi,

P. 69 , V. 15 : Au lieu de : Huon qui se surcuide, leçon du manuscrit, je crois devoir lire :

[Ly] hon qui se surcuide.

Les vers qui précèdent semblent indiquer ce sens. Ansiaulz de Gonnesse ne peut pas blâmer si directement Hugues Capet, et de plus ce vers a évidemment la forme proverbiale.

P. 70, V. 20 : s^il ne s'essance. Le sens serait s'essauce (s'élève) ; mais la rime est en ance,

Et se pooie cy faire par me puissance. Manuscrit : Et se foo'ie faire cy. Vers faux. P. 71, v. I j : Leçon inadmissible du manuscrit : Que tel ne sont point venu encore point à naisance. P. 71, V. 14:

Qui oront de ce fait dire le roine branche. Branche pour blanche, r pour /, comme déjà (p. 39 , v. 11): en moult ter' ordonnance , pour en moult bêle ordonnance.

On appelait reines blanches les veuves de nos rois parce qu'elles portaient en blanc le deuil de leur mari.

P. 71, v. 23 : Manuscrit : arme vous.

P. 72, V. 1 : ses armez demanda. Manuscrit : ses armez // demanda. Vers faux.

P. 72, Y. 4 : mais ains. Manuscrit : mains, amené par la consonnance de ains.

Notes. 2J5

Au debor de le tente qui fu noble et pollie. Au sens de l'italien : pulita, propre, élégante. P. 74, V. s :

Qu'il ne cet que il die.

c pour s ; cet est ici pour set (sait). P. 74, V. 8 :

[Et ce fu voirs] que Dieu si ne roublia mie. Vers incomplet dans le manuscrit ; nous le complétons, comme le sens semble Pexiger, par les mots entre [ ] qui se retrouvent ailleurs dans ce poëme.

De le pité qu'en ot.

Manuscrit : qu'il en ot. Vers faux.

Retraiiez, dist carier, . . .

Manuscrit : dist il. Même suppression que ci-dessus pour rétablir la mesure.

P. 74, V. 21 : Manuscrit :

yV le prenderai en vie.

Il faut pour le vers : jel prenderay.

P. 76^ V. 7 '.forment lez assalloit. Manuscrit : moult forment. Vers faux.

P. 76, V. 16 : Se je vous delivroie. Manuscrit : deliveroie.

P. 76, V. 23 : Manuscrit : Huez ^ entendez à m). Malgré lez, Télision de Ve pourrait peut-être avoir lieu ; mais les exemples sont très-rares , nous avons préféré rétablir le vers en substituant Hue à Huez,

P* 11 y V* 9 • H^^3' po"^ '^ mesure, au lieu de CA31 que donne le manuscrit.

P. 77, V. 13 : /iVr^y pour le vers. Manuscrit : livtra'j.

Se je pooie faire iani qu'il fussent gary. Manuscrit : tant faire. Vers faux.

P. 79, V. 2$ : Leçon du manuscrit :

Chez heyaulmez effondrer, cez haubers desmaillier. La mesure serait juste en admettant que le z final après une voyelle n'empêchait pas l'élision ; on pourrait aussi invoquer Tanalogie de la quantité singulière de roiaume ou royaulme^ au 14e siècle et surtout au I $6, où il compte souvent pour deux syllabes : raume. Heyaulme ne pouvait-il pas aussi se prononcer haumez? Alors le vers serait juste. Mais nous avons préféré tout simplement heaulmez à heyaumez, Fauteur ayant employé cette dernière forme pour trois syllabes, p 82, V. I, et se servant habituellement de heaulme lorsqu'il n'en veut que deux.

P. 80, V. 6 : je nel say. Manuscrit : ne le, qui fausse le vers.

P. 81, V. 3 : Manuscrit : puis. Le sens demande pmsl, comme plus bas^ p. 82, v. 5 : Dieux vous puist conforter!

Maugré leur anemis vourent es portez entrer. Vers faux si l'on n'admet que la finale de vourent ne compte point et s'élide sur es y comme s'il y avait

Notes. 257

voure. V. ci-après (p. 121, v. 3) un exemple identique :

Et maint aultre baron vorent ou pallais aller. Ce vers prouve qu'ici ce n'est pas la finale de portez^ mais celle de vourent qui s'élidait.

Et ly [quens] de Tourainne

La leçon du manuscrit, ly conte, fausse le vers. P. 84, V. s :

Quar en sen tref royal de mire AHxandrine, Manuscrit ifait de mire. Vers faux.

car y ot bien raison.

Manuscrit : il y ot. Vers faux.

P. 85, V. 9 : faction. Manuscrit : fraction , faute évidente. Fri^fto/2 pour frisson eût été admissible.

P. 86, V. 2 : quel le ferons? Manuscrit : quelle, qui fausse le vers. Voyez dans Otinel, P* 7^ • ?"^^ ^^ ferois .?

P. 86^ V. 10 : (jiie ne font. Manuscrit : sont , faute manifeste.

Et s'a no signeur mis à persecussion.

Manuscrit : Et sy a, leçon qui fausse le vers. On pourrait lire : secussion, comme au vers 27 de la p. 72:

Quant ctiil virent le roy mis à secussion. Notre correction entraîne un changement encore moindre et reproduit une forme très-fréquente. Hugues Capet. 17

P. 88, V. 2 : puis que nous viemez cy. Viemez de venir, pour venimes, vinmes.

P. 89, V. 14 : garde pais ou roiaulme. Manuscrit : garde ce pais. Leçon qui répugne au sens et fausse la mesure.

P. 89, V. 21 : celui qui[V]affina. Affina se rapporte évidemment à frère du vers précédent, c'est-à-dire à Savary. Il faut donc lire : qui Vaffina.

P. 90, V. 5 : car Savaris [sez] frère . Manuscrit : ly sien. Vers faux. Sez ou ses est la forme régulière du sujet.

P. 90, V. 6 : dont orphe demoura. Manuscrit : orphenCy que repousse la mesure.

Maint ovit firent et maint homme mourir. (Garin le Loherain, t. I, p. 76.)

Le requeste Fedri nest point drois que fotroie. Manuscrit : A la requeste. Vers faux.

Mais fay fait [men] mesaige

Manuscrit : le mien.

Diray de le roine qu'où palais s'esbanoie. Manuscrit : qui ou palais.

P. 92 , V. 7 : Manuscrit : pensoit tout à par lui.

P. 93, V. 6 : contrer conte Fedri. Manuscrit : contre le. Vers faux.

P. 93, V. 24 : souff[er]ray . Manuscrit : souffray.

P. 94, V. 14 : refusray. Manuscrit ; refusaay, qui

Notes. 259

fausse le vers. On trouve souvent frai^ fras, pour ferai, feras,

P. 96, V. 4 : Leçon du manuscrit :

Au port à Har[e]fleur sont dessendus dez nez. c suppléé pour la mesure. Harefleur^ forme ancienne , se trouve comme Honneflue pour Ronfleur,

P. 96, V. 7 : .III. m//[Ie], le suppléé pour la mesure.

P. 97, V. 14 : dallez pour delez [de latere), dans le voisinage Tun de l'autre. L'auteur justifie par là leur connaissance.

Acompaignié se sont an .V. par amistez.

An .V. est une locution singulière. Aurait-on dit abusivement an .V. comme on disait an .iu?{andui ou andeus pour ambedui, ambedeus). Cil .V. serait beaucoup meilleur.

P. 97, v. 23 et 26 : Saint Lis ^ singulière orthographe de Senlis.

P. 97, V. 24 : [ly] omis dans le manuscrit, nécessaire à la mesure, sinon au sens.

P. 98, V. 5 : 5'[en]/ro/i5. Manuscrit : serons. Vers faux.

P. 98, V. 8 : Leçon du manuscrit :

. . . ly uns qui avoità non Henris,

Qu'avoit rétablit la mesure.

Lors soupperent ensamble , mennerent grant delis.

Manuscrit : et mennerent. Vers faux.

P. 98, V. 20 : [là où je fu] nourris. Manuscrit : ou pais ou fu nourris. Vers faux, à moins de compter païs pour une seule syllabe, ce dont nous ne connaissons pas d'exemple.

P. 98, V, 2<^ : tu ne cez que tu dis, Cez pour sais»

P. 99, V. 9 : mais ne le scevent point. Manuscrit : mais le le. Faute évidente. Scevent, orthographe prétendue savante de ceux qui pensaient que savoir vient de scire.

P. 99, V. 13 : [pour moi], leçon proposée pour remplir une lacune du texte.

P. 99, V. 18 : tel nouvelle. Manuscrit : telle, qui fausse le vers. On sait que tel, à Torigine, était la forme unique pour les deux genres.

P. 100, V. 22 : dist taultrez, pour la mesure. Manuscrit : ly aultrez.

P. 100, V. 23 : £[n] non Dieu. Manuscrit : Et non Dieu.

P. loi, V. 3 :

Et l'autre chamberlenc, le tier sera huissier. Manuscrit : et le tier. Vers faux.

P. 102, V. 13 : Leçon du manuscrit :

Vers U palais s'en vont qui est clair et reluisant. Vers faux d'après la prononciation actuelle. En substituant quest à qui est, nous faisons plutôt une concession aux yeux qu'à l'oreille, car jadis qui est, là comme ailleurs, par l'élision de 1'/ ou par sa confusion en un seul son avec Yt, ne formait souvent qu'une seule syllabe.

Notes. 261

P. 102, V. 27 : quant cil V ont entendu ; /' est une addition que le sens paraît exiger.

P. 103, V. 6 : armeure , qui ailleurs compte pour quatre syllabes, n'en a que trois ici. C'est Tacheminement à la forme actuelle : armure,

P. 103, V. 16 : ^ première venue. Manuscrit : à le première. Vers faux. Peut-être, cependant, disait-on al' pour à le, forme picarde de à la.

P. 103, V. 18 : prouvéue, pourvue, comme saquerment pour sacrement.

S'alons en le grant rue.

C'est-à-dire la rue Saint-Denis ou la rue Saint-Martin. Voyez Geraud, Paris sous Philippe-le-Bel.

P. 104, V. 14 : cestuit pour cestui, orthographe étrange. Le / est peut-être intercalaire et euphonique.

P. 104, V. 20 : alouwer^ allouer^ dépenser. P. 104, V. 22 :

// méismez aussy s'ala il enarmer.

En est au manuscrit en interligne, à Pencre rouge. P. 104, V. 25 : par me f oit. De fides. Issons de la chitè aventure trouver.

Manuscrit : pour aventure. Vers faux.

P. 105, V. 18 : Encheus, pour ainçois ou ainchois picard , qu'on trouve trois vers plus bas.

P. 105, V. 19 : [et] suppléé pour la mesure.

i62 Hugues Capet.

Mais ainchois que mais voie le solail esconscr. Mais avant que plus voie.

Lequelle on apielle fontaine sis vertis.

Manuscrit ; le fontaine. Vers faux. Nous avons recherché vainement ce nom sis verîis (six convertis ?). Il y avait autrefois quatre fontaines à Montmartre : la fontaine de Saint-Denis, celle du but ou du bue, celle de la bonne eau (appelée la bonne) , et la fontenelle. C'est de la fontaine de Saint-Denis que notre poëte veut parler sans doute. Elle était située au lieu dit les Bourdonnements , et n'existe plus depuis le commencement de ce siècle. Voyez à ce sujet Touvrage récent de M. Léon Michel de Tretaigne : Montmartre et Clignancourt. Paris, 1862, i vol. in-8, p. 217-

P. 106, V. II : chevallier \usqn à .x. Manuscrit : jusque! à. Nous corrigeons ce texte pour en faciliter la lecture; mais Félision avait probablement lieu en dépit du Zj comme en dépit de r5 dans ce vers de la chanson de Vivien de Monbranc :

Ses armes a demandé , et on les lui donna.

S'a iaus [n']allons combatre.

Manuscrit : allons. Le sens paraît demander la négative.

Vinrent ly Bourguignon à Paris paleter.

Notes. 26^

Nous avons lu ainsi pour la mesure le manuscrit, qui porte :

Vinrent à Paris ly Bourguignon

P. 107, V. 26 : [renfez], leçon proposée pour combler une lacune du manuscrit.

P. 108, V. 2 : Leçon du manuscrit :

Mais ne le puet raconsievre, se le lait ester. Pour la mesure il faut :

Mais nel puet raconsievre [et] se le lait ester. P. 108, V. 7 : San congié demander. Manuscrit : sans le congié. Vers faux.

P. 108, V. Il : Il manquait un mot au manuscrit; nous suppléons oit, que le sens semble demander.

P. 108, V. 17 : [et] suppléé pour la mesure.

P. 108, V. 18 : leurs armeurez. Us ajoutée à tort à leurs manque au mot pluseur dans ce vers.

Car onquez mais milleur ne plus bêliez ne vy. Nous lisons ainsi pour la mesure le manuscrit, qui donne :

Car onquez mais plus bêliez ne milleur ne vy.

P. 109, V. 2 j : qu\\] esploiterent ; i suppléé pour la mesure.

P. II o, V. 15 : durement. Msinuscnt : derement , faute manifeste.

P. 1 10, V. 19 : [re]luisi; re suppléé pour lamesure.

P. II o, V. 25 : déuisse[ni]. Le sens rend cette addition nécessaire.

P. 1 1 1, V. 16 : Manuscrit : donne, qui ne s'accorde point avec vostre,

P. 112, V. 10 : mâche pour mèche, subjonctif de mettre.

P. 112, V. 25 : [de] finement; de suppléé pour la mesure.

P. 1 14, V. 8 : Parcoy,ce\k cose; pour: si la chose est.

P. 1 14, V. 9 : faire desevrée. Manuscrit : faire le desevrée. Vers faux.

[Dist Richiers : a Demorer ne voil chi en la prée,] Nous essayons de combler ainsi une lacune évidente de notre manuscrit, et qui rend le texte inintelligible. C'est Richier qui parle , comme le prouve la massue oubliée. (V. p. 107, v. 24 et suiv.) Il ne veut pas rester à garder les chevaux, mais veut entrer dans la tente, et de là vient qu'au lieu de cinq, comme l'a proposé Henri (v. 5), ens entrèrent ly .VI. (v. 19).

P. ii4, V. is :

Que j'ay à la fontaine laissie et oubliée. Dans laissie, Vi remplace Vé aigu; de même : baptizie pour baptisée, changie pour changée.

Et leur chevaulz gardoient.

Manuscrit : Et gardoient leur chevaulz. Nous avons rejeté la finale muette à l'hémistiche.

P. lis, V. 3 : A dont l'espée a trette.

NOTEf. 265

Manuscrit : Adont a trette VtspU. Vers faux.

P. 1 1 5, V. 16 : tout einsiqu\\. faucon. Manuscrit: tout einsi corne .1. faucon. Vers faux.

P. 1 16, V. 9 ; Manuscrit : toubellement. P. 116, V. 23 : alrlnois. Ainsi restitué comme le veut le sens. Manuscrit : anois.

P. 1 17, V. 6 : ly enfant maginois. Partout où nous Pavons rencontré, excepté ici, le mot maginois^ qu'il s'appliquât à un écu ou à un palais, nous a paru pou^ voir se traduire par imagé, comme le propose M. Cachet dans son glossaire. Mais des enfants ou jeunes gens imagés! Il faut donc, ce semble, chercher une autre étymologie qui ne s'offre pas naturellement à l'esprit.

P. 1 17, V. 13 : Leçon du manuscrit : Adont ala ver yaulz en criant à haute vois» Nous ^vons supprimé en pour la mesure.

P. 117, V. 24 : espiiez pour espies. Cette orthographe est presque constante dans Huon de Bordeaux , où on lit dès la première page : JuHien Cesare.

P. 1 18, V. 8 : tou[s] cois. Manuscrit : toucois.

P. 118, V. 13 : onc il ne s'aresta. Manuscrit: onquez,

Et maint aultre baron vorent ou pallais aller. Vers faux , si on n'admet que vorent s'élidait sur ou , comme s'il y avait vore. On a déjà vu un exemple identique, p. 81, V. 27 :

Maugré leur anemis vourent es portez entrer.

P. 12 1, V. 9 : L^ Droguez ly ala. Manuscrit : Là ly ala Droguez. Vers faux.

P. 122, V. i6. Manuscrit : au enfans. Nous restituons aus,

P. 122, V. 22 : son[i] mis à genoullons. Manuscrit : son,

P. 122, V. 26 : c^r onc ne vy. Manuscrit : oncquc. Vers faux.

P. i2j,v. 7 : [père], mot omis dans le manuscrit.

P. 123, V. 23 : qu[e] ; e ajouté pour la mesure.

Car toudis par nature voit on le quien cachier. Manuscrit : crachier, faute évidente C'est le proverbe : Bon chien chasse de race.

P. 125^ V. 24 : ^i/î[chois] le mois de juin. Manuscrit: ains. Vers faux. Voyez p. 1 13, v. j : ainchois Vavesprement.

P. 126, V. 6 et 7 :

Au vrai considérer^ et tout povre meschin Sont tout estrais d'Adam, et Bilart et Justin. Le sens paraît être : « A le bien prendre, tout pauvre petit descend d'Adam, Bilart comme Justin. » Ces deux noms figurent là seulement pour la mesure, pour la convenance du trouvère , comme Pierre et Paul.

P. 126, v. 13 : [qui] à Beuvon. Manuscrit : c'a Beuvon. Vers faux.

P. 126, V. 17 : Sire [Droguez]. Manuscrit : Sire Beuve. Leçon évidemment fautive. C'est Drogues qui est allé à Paris; c'est donc à lui que Beuve demande

Notes. 267

ce qu'on y fait. / l'ala acoler^ du vers précédent, se rapporte à Beuve. (Celui-ci Palla embrasser.)

P. 126, V. 22 : Puis que de vous parti. Manuscrit : me parti. Vers faux.

P. 127, V. 5 : vy faire Xe\ merlée. Manuscrit : telle^ qui fausse le vers. Tel est plus ancien et convenait primitivement aux deux genres.

P. 127, v. 8 : qui portast onc espée. Manuscrit : onques. Vers faux.

P. 127, V. 15 : chevalliers ne fu mie. Manuscrit : ne fu mie chevalliers, ordre qui fausse le vers.

P. 127, V. 16 : Manuscrit : aveuc le huée, La mesure exige aveuc[ques].

P. 129^ V. 7 : vint au quen Savary. Quen pour quens (où il faudrait comte). Il est à remarquer que , lorsque la dernière lettre d'un mot est identique à la première du mot suivant^ le scribe la supprime presque toujours.

P. 129, V. 17 : Ef [est issus] toussceus. Manuscrit: Et issy tous sceus^ qui ne suffit point à la mesure.

P. 130^ V. 14 : Manuscrit :

Car merquedy au matin de Paris istera.

Nous avons retranché cet au qui fausse le vers.

P. 1 3 1 , V. 3 ; Quant Vespie [est venus]. Manuscrit : vint^ qui ne suffit point à la mesure.

P. 131, v. 14 : ains qul t\ il soit jody; e suppléé pour la mesure.

P. 132, V. I : [en], addition pour remplir la mesure.

P. 132^ V. i6: [le], omis dans le manuscrit, nécessaire à la mesure et au sens.

P. 133, Y. I : saudoi[e]rie. Manuscrit : saudoirie. Vers faux.

P. 133, V. 6 : [Grant] Pré. Manuscrit : biau, faute évidente. Ce personnage a déjà été nommé et l'est encore deux fois dans la même page : le comte de Grant Pré.

Et laisse se bataille ^ chevauce par mestrie. Manuscrit ; et chevauce. Nous avons supprimé, sans préjudice pour le sens, cet et qui faussait le vers.

P. 133, V. 25 : sansferir [ne] lanchier. Manuscrit : sans ferir et sans lanchier. Vers faux.

P. 1 34, V. 5 : ^ guise de berrier. Ainsi corrigé pour la mesure. Le manuscrit donne beruier, qui compte pour trois syllabes. Voyez plus loin, p. 139, v. 20.

P. 134^ V. 8 : c'on [n']ji oïst sonner. Le sens exigeait Taddition de la négative.

P. 1 34 , V. 1 1 : qui fiz[assent] leur beus. Manuscrit : qui tuent. Vers faux.

P. 135, V. 14 : [Grant] Pré. Nouvelle erreur du copiste sur ce nom. On lit au manuscrit : Biau Pré.

P. 136, v. 17 : [le] suppléé, comme le demandent le sens et la mesure.

P. 137, V. 5 : [en] suppléé pour compléter la mesure.

P. 137, V. 6 : Vers faux au manuscrit. Suppléé [de]vcr Vost.

Notes. 269

P. 137, w. -j : à qui moult anoya. Manuscrit : amoya^ faute évidente.

Dont font communément ceste cose nonchier. Manuscrit : ont fait. Vers faux.

P. 139, V. 19 : [q\x']à Loys fu moullier. Le sens nous a paru exiger cette addition au manuscrit.

P. 139, V. 22 : Leçon du manuscrit :

En pur ung vollequi pour lui ahaubergier. Nous lisons vollequi[ïï]. V. Cachet au mot vollekin, certain habit de dessous : En pur un vollekin qui estoit bien taillé. (Le Chevalier au Cygne.)—// estoit en pure sa chemise. (Joinville.) C'est-à-dire: il avait simplement sachemise, il n'avait que sa chemise. — Ici il faut comprendre : il n'avait qu'un vollequin pour haubert; au lieu de haubert, il n'avait qu'un vollequin.

P. 139, V. 23 : [Et] ajouté au texte du manuscrit pour compléter la mesure.

P. 142, V. 9 : [h]auchier. Manuscrit : exauchier, qui fausse le vers. On trouve hauchier au même sens. V. DuCange, t.VIL

P. 143 , V. I : £f à'encor prendre paine. Manuscrit : encore y qui fausse la mesure.

P. 144, V. 9 : ef de roial Hgnie. Manuscrit : et de le roial. Vers faux.

P. 144, V. 10 : [sans detrie], conjecture pour rétablir la mesure du vers. On lit dans le manuscrit : Fist adouber Huon la belle don vous senefie. P. 144, V. 17 : contreva[\]. Manuscrit: contrevar.

P. 144, V. 19 : Leçon du manuscrit :

Noblement s'ordonna le noble chevallerie. Vers faux. C'est sans doute Tadverbe noblement qui a ramené noble sous la plume du copiste. Nous proposons grant.

Qu'il n'i a son pareil jusqu'au port à Brandis. C'est Brindes, Brundusium en latin, italien Brindisi, au royaume d'Otrante , comme on disait au moyen âge, et c'était alors un port éloigné. Il en est question dans Huon de Bordeaux.

Se poriens bien valloir qu'il fu roy de Paris, Valloir pour faire tant que.

.XVIII. piez ly est cez bons chevalz sallis. Pour que le vers soit juste, il faut lire : dix ^rhuit. On trouve beaucoup d'exemples semblables.

Tout furent à cheval à esporon d'argent. Manuscrit : et à esporon. Vers faux.

Or aviengne que viegne, est[er]fault ensement. Manuscrit : est, vers faux, sens inintelligible. Avec notre restitution nous traduisons :

'X Advienne que pourra, il faut tenir bon également. »

P. 149, V. 3 : endendeur^pouv entendeur, auditeur, comme andecris pour antechrist, p. 129, v. 24.

Notes. 271

Cest raisons c'on ly fait qu'ait bonne renommée. Manuscrit ; qu'il ait. Vers faux.

P. 149, V. II : Après ce vers, de la seconde bataille on passe à la quatrième. Il y aurait donc une lacune, à moins de penser que le scribe s'est trompé de nombre , et que dans les deux vers suivants il a mis quarte pour tierce et quinte pour quarte. Il ne désigne pas les chefs de toutes les batailles. Il y en a XV. (V. p. 150, V. 7.)

P. 149, V. 12 : El ly [quens] poitevins. Manuscrit : contez, que rejettent également la grammaire rigoureuse et la mesure.

P. 149, V. 26 : Leçon du manuscrit :

Et maint fier arbalestrier y ot aie journée.

Vers faux ; nous avons supprimé Et.

P. 1 50, V. 4 : Et ly [quens] de Wimeu. Manuscrit : conte; même correction que ci-dessus, p. 149, v. 12. — Autre correction semblable deux vers plus bas.

P. ISO, V. 7 :

.XV. bataillez firent ly conte à celle fois.

Manuscrit : contez. Nous retranchons le z final pour la mesure, et la grammaire y gagne.

Que sur yaulz en toura ly mortéulz anois.

C'est une diérèse étrange que celle de mortéulz; mais celle d'honéur pour honneur ne l'est pas moins^ et notre poète en a encore d'autres aussi singulières.

P. I jo, V. 23 :

Qui à terre est versez ja n'iert relevez drois. Manuscrit : jamais n'iert. Vers faux.

P. 1 52, V. 5 : Leçon du manuscrit ; Uoriflambe de France estait en u moillon.

Nous lisons : enis] u moillon. C'est-à-dire : L'oriflamme de France était au gros de la troupe; là elle était déployée de façon à ce que tous la pouvaient bien voir.

P. 1 52, V. 26 : mene[z] ; z suppléé, comme l'exige le sens.

P. 1 53, V. 23 : qui n'en vont remenant. Qui pour que y comme on le trouve si souvent.

P. 1 53, V. 24 : Leçon du manuscrit :

Je croy ^iz'ains (]ue Dieux souffry la passion.

Vers faux. Nous lisons comme ailleurs : Ainchois.

P. 154, V. 25 : tous cez bataille outrer. Nonseulement bataille est considéré ici comme masculin , {tous l'indique), mais il est écrit comme au singulier, le tout sans doute par égard pour la mesure : car avec batailles le vers serait faux, et encore plus avec toutes.

P. 1 5 5, V. 8 : musaudour pour misaudour. Milsoudor^ cheval du prix de mille sous.

P. 1 56, V. 8 : qui a cez armez là. Manuscrit : qui celiez armez la. Vers faux.

P. 156, V. 17 : et o[n] me commanda; n suppléée pour faciliter la lecture.

Notes. 27^

P. 1 56, V. 19 : Leçon du manuscrit : Pour savoir qui aujourd'ui lez me taura. Nous lisons pour rétablir le vers :

Pour savoir aujourd'hui [chel] qui lez me taura. P. I s6, V. 21 :

Celly lez rendra[y] qu'orains le[z] me presta. Manuscrit :

Celly lez rendera qui orains le mez presta» P. 157, V. 2 : s'il puet wy escapper. Wy^ forme picarde pour hui, aujourd'hui.

P. 157, V. 17 : car Jhesuntl consent. Manuscrit : ne le. Vers faux.

P. 1 57, V. 21 : le fery serément. Manuscrit : seréement^ qui serait la forme régulière ; mais le vers serait faux.

Làfu mains poing coppé et [in] maint cfiief fendus. Fu répété pour la mesure.

Et [fu] maint bon cheval

Fu ajouté pour la mesure, comme au vers précédent.

P. 158, v. 18 : Leçon du manuscrit :

Et mainte ensaingne versée et maint cheval mis jus. Nous avons retranché le premier et qui fausse le vers,

Marsillez, Balligans , nelfort roy Fernagus,

Manuscrit : ne le. Vers faux.

Hugues Capet. i8

P. 1^9, V. 19 et 26 : seum, veuwc. Dans ces exemples et autres analogues il nous paraît que eu remplace Vc de slu. C'est le double w qui fait l'office de u,

Quant qu'il ataint à cop, contre terre il rue. L'^ final de terre ne s'élide point sur il. Sauf à l'hémistiche, où Ve muet ne compte jamais, dans l'intérieuf de chaque demi-vers il s'élide ou non, selon les besoins de la mesure.

P. 1 59, V. 25 : [que] rétabli pour la mesure. Manuscrit : c'on»

Mais le cheval ou sist en le teste asena. Manuscrit : où il sisl. Vers faux.

Ly uns lanchoit à lui^ ly aultrez l'estoqua.

Manuscrit : estaqua, qui nous paraît une mauvaise leçon. ^

P. 161, V. 1 1 et 12 :

Devant H non Capet ^ ung chevallier donna De Vespée tel cop que le bras ly rasa.

Le chevallier est ici régime, et c'est lui qui reçoit

d'Asselin le coup qui lui tranche le bras.

P. 161, V. 15 : Manuscrit :

Ly bers Huez Capez durèrent le prisa.

Nous rétablissons [durement] à la place de durèrent^ qui n'offre aucun sens.

P. i6i,v.25 : Aiu] gentil chevalier. Manuscrit : i4a.

Notes. 275

P. 162, V. 9 : Leçon du manuscrit :

Sont ly gentil bastart venut à Beuvon.

Rôvenut satisfait le sens et la mesure. En effet, les bâtards avaient été empêchés d'aller secourir Beuve par la rencontre d'Asselin, qu'ils assaillirent avec leur père.

Signeur laron, dist il , rendez moy le baron.

Laron avec signeur offre un rapprochement assez piquant, s'il n'est point une faute du copiste.

Car le valiez moult bien en vo condission. Manuscrit : car vous le valiez. Vers faux.

Que le presse ont ronpue, ou ilvosisent ou non. Le vers serait faux si on ne prononçait pas ou il en une syllabe. Peut-être aussi faut-il lire : ou vosisent ou non,

P. 165, V. 6 : 5on cuer ly est revenus. Prononcez : lyest en une syllabe.

P. 167, V. 26 : ceste guère est finie. Manuscrit : rest, faute évidente du copiste.

A fuite se sont mis.

Manuscrit : A le fuite. Vers faux.

Fu Blancheflour la dame et se fille Marie.

Manuscrit : et Marie se filU.

Qui bien estait ouvrez de soie ^'Ammarie.

Ammarie pour i4«/72^ne(Almérie, port du royaume ^ Grenade).

Vng mantiel affulla....

Affulla pour affubla^ comme pule pour puple ou peuple. Dame, le vostre chiere est du tout apasie ? Manuscrit : est el du tout. Nous retranchons el pour la mesure. « Madame, êtes-vous contente ? » Mais on préférerait pour le sens :

Dame y le vostre guerre est du tout apasie. Voir le dernier vers de la page 1 72.

P. 171, V. 22 : Leçon du manuscrit : se Dieux mt fâche aide. Il faut aïe pour la rime.

P. 173, V. 2 : [or] suppléé pour la mesure.

P.* 173, V. 5 : prest je sui du paiier. C'est la reine qui parle : il faudrait preste y comme deux vers plus bas : preste sui d'otriier,

P. 173, V. 9 : Donne ly vostre fille. Vostre semble appeler donnez au lieu de donne,

P. 173, V. 10 : Manuscrit :

ne le saroie donner

Le sens exige : ne le saroie[s],

P. 174, V. 2 : Dieu en \oent forment. Manuscrit : loerenty qui fausse le vers.

P. 174, V. 12 : Marie 3iU le clervis. Au pour 0, avec.

Notes. 277

P. 174, V. 15 : menestraudie. Manuscrit : menestraiiderie^ qui fausse la mesure. La forme que nous lui ^ substituons se trouve également. V. Du Gange, t. VII, au mot mmesirauderic,

P. 174, V. 16 : Manuscrit : au, mais le sens exige au[s],

P. 176, V. 15 ; Manuscrit :

Et maint biel don donnez et mainte terre partie. Vers faux. Nous avons retranché le second et.

Etcilontresponda : a Ne ditezse bien non. » Vous ne dites que bien, vous parlez à merveille.

P. 178, V. 8 : Leçon du manuscrit :

La roïnefa lie quant elle vit son baron. Vers faux. On trouve assez souvent dans les manuscrits et dans celui-ci même el pour elle. Nous corrigeons ainsi ce vers , afin d'en rétablir la mesure.

P. 178, V. 10 : Manuscrit : qu'ony puist. Le sens demande : qu'on [n'Jy puist. Nous avons déjà fait semblable correction dans un cas identique. C'est l'n de on que le scribe a fait servir à deux fins.

P. 178, V. 12 : [et] suppléé pour la mesure.

P. 180, V. 2 : avec[ques]. Même correction que précédemment pour rétablir la mesure.

P. 180, V. 3 : b[\]amez. Manuscrit : bramez ; r pour /, comme dans plusieurs autres passages.

P. 180, V. 12 : mo[i\z. Manuscrit : ntolz.

Telz se cuide vengier qu'à le fois est honnis*

278 HUG UES Capet.

Manuscrit : qui à.

Que chescun avoit cuer

Manuscrit : avoit le cuer. Vers faux.

P. 181 j V. 26 : [estoit]. Manuscrit : fu. Vers faux.

P. 182, V. 7 : fowr aidez, pour tout ades , maintenant, sur-le-champ.

P. 183 , V. 9 : Manuscrit : muir. Nous suppléons IV, nécessaire à la forme du mot comme à la mesure du vers.

P. 183, V. 16 : Leçon du manuscrit:

,XX. mil. saudoiiers arez ung an passé. Le vers est faux, comme plus bas le vers 22 ; il y manque une syllabe. P. 236, v. 13, il y a :

.XXX. mille Franchois leur vault ly rois lyvrer. Et p. 240, V. 21, on lit :

Dez ,XXX. mil Franchois c'on leur avoit preste.

Nous rétablissons donc le chiffre XXX, qui rectifie le vers et s'accorde avec les autres passages.

P. 184, V. 3 : encore avcCj insuffisant pour la mesure. De même au vers 10, qui répète le vers 3.

Qu'il n'aloit viseter à mainie privée.

Il faudrait : qu'il n'alast.

Et ly conte Fedry lire le commandoit.

Manusc'rit : à lire. Vers faux.

Notes. 279

P. 187, V. 10 : Leçon du manuscrit:

Et suie comme une cose qui le monde déçoit. Vers faux. Nous croyons qu'il faut lire : 9ui{i], P. 187, V. 14 : Manuscrit :

Mais d'iaus à pourvéir il leur commandoit. Le vers est faux. Nous suppléons [le] leur,

P. 187, V. 22 \Orliens. Manuscrit : Orliiens, Vers faux.

P. 188, V. 16 : qui tel vie menoit. Manuscrit : tek, qui fausse le vers.

P. 188, V. 21 : Leçon du manuscrit :

U la roïnefu et sa mère qui dormoit.

Vers faux. Nous avons supprimé qui.

De le mort de mon frere^ Savary le poingneour. Pour que le vers soit juste , il faut prononcer poingneour comme s'il y avait poingnour. Cependant , un peu plus bas, v. 17^ ce même mot compte pour trois syllabes. La véritable leçon ne serait-elle pas : le millour? Sinon il faut suppléer après le vers un vers comme celui-ci :

[Le hardi combatant, le vassal le millour] Qui oncquez tenist terre

P. 191 5 V. 13 : Leçon du manuscrit : Qu'elle fu en la tour et que là on le mena. Vers faux. Nous avons supprimé on.

P. 192, V. 10: Prist une gvdinde piere. Manuscrit: grant j qui ne suffit point à la mesure.

28o Hugues Capet.

P. 192, V. 17 : il y pert et paira. Pour perra (paraîtra).

P. 192, V. 18 : Dont le prisent si homme. Prisent pour prirent, comme fisent pour firent, etc.

P. 194, V. 17 : Manuscrit : Salmon. Vers faux. Nous rétablissons ce nom sous sa forme habituelle du moyen âge, Salemon, Avec Vo de la forme actuelle, le copiste n'eût pas écrit Salmon.

Car asenée Fay à plus noble baron.

Il faudrait au; mais cette faute se reproduit souvent dans le poëme.

P. 195, V. 10 : francoi\s]e. Manuscrit : francoire. P. 197, V. 21 :

Car je ly vy jurer et foy faire et convent. Manuscrit : et faire foy, P. 197, V. 23 :

Or en a il fally, qui le voit clerement. Or il a failli (pour) qui le voit clairement. Or, à bien voir, à bien juger, il a failli. P. 199, V. 4 :

Je moray liement se vous cuers 5 y alie. Nous laissons vous pour vos ; il y en a beaucoup d'exemples au XV^ siècle, et c'est de cette époque que date le manuscrit.

P. 199, V. 25 : Leçon du manuscrit :

Et puis deveray nonne et prieray Dieu merchi. Deux corrections : la première, develn^ray, pour faci-

Notes. 281

liter rintelligence du sens; la seconde, pnray, pour rectifier la mesure,

P. 200, V. 1 5 : Leçon du manuscrit :

De cestiaus lassus aray là jus sally.

Vers faux, parce qu'il a été tronqué. Nous le complétons ainsi :

De ces [cres]tiaus lassus

C'est-à-dire de ces créneaux là haut.

P. 200, V. 24 : [est venusj. Manuscrit : vint. Faute qui se retrouve ailleurs, comme ist pour est issus, qui rétablit la mesure.

Car j'ay moult laidement me teste decrevée.

Nous avions à choisir entre decrenèe et decrevée , le scribe ne distinguant guère le v de Vn. Nous préférons decrevée, parce que nous trouvons plus bas tieste eschiervelée, et parce que le choc d'une pierre tombée de haut ne se serait pas borné à dépouiller Fédry de sa chevelure, sans endommager sérieusement son crâne.

P. 203, V. I : avec[q\ies], comme déjà plusieurs fois pour compléter la mesure.

Quant Blancheflour le vit, c'est quéwe paumée.

Queue, chéue, tombée.

P. 206, V. 10 : [Chiljné se donne garde. Manuscrit : /y rois y leçon qui fausse le vers. Il faut donc se contenter d'une désignation moins claire comme celle que nous proposons.

P. 208, V. 8 : Peut-être faudrait-il lire prensissiez au lieu de pensissiez ; ce sens paraît plus naturel.

P. 210, V. 12 : c'estïoii] au bos repus. Manuscrit : c^est. Le sens et la mesure demandent c'estoiî pour s'cstoit.

P. 210, V. 17 : Le manuscrit porte :

// devenroit hermitez tantost ou rendus. Vers faux. Une simple transposition rétablit la mesure : Il devenroit tantost hermitez ou rendus.

P. 211, V. 6 : jusqu'<^ tonnez Artus. Manuscrit : jusquez à, qui fausse le vers. Rigoureusement il faudrait : jusqu'diS bonnes Artus, jusqu'aux bornes d'Artus , locution qui revient fort souvent dans les poèmes du moyen âge. Mais a pour al ou pour as est une faute presque constante dans ce poëme.

Je çou croy, [plus] maladez, car fay estet batus. Nous en avons usé ici un peu librement avec notre texte^ qui noussemble manifestement altéré, et qu'il est impossible d'expliquer si Ton respecte le manuscrit. Voici le passage tel que nous l'avons trouvé ;

Lors se leva em piez; mais Huez dit : a Scez jus; <c // n'affiert pas à moy que fâchiez telz salus , ce Car il n'a en ce monde jusqu'à bonnez Artus. — Sirez, dist ly hermitez, ne vous desprisiez plus ; a Mal samble à vo haubert dont vous estez venus : « Bons est ly jaserans et le portast ung dus, c< Mais espoir que vous estez en bataille vaincus a Se vous estez ychy par cez bos espondus, ec Je çou croy, bien maladez, car j'ay estet batus. »

Notes. 285

Dans ce petit dialogue , il est évident que le premier interlocuteur n'achève pas sa pensée : « Ne me faites pas tant d'honneur, dit Hugues Capet à l'hermite ; je ne le mérite pas^ car il n'y a en ce monde, si loin qu'on puisse aller )^..... et la phrase commencée demeure en suspens.

En revanche, la réponse de l'hermite se termine par un vers qui n'a aucun rapport avec ce qu'il vrent de dire :

ce Je çou croy, bien maladez, car j'ay estet baîus. » Ce vers est là comme égaré et ne peut être mis raisonnablement que dans la bouche de Hugues Capet. Nous l'avons donc transporté un peu plus haut pour combler la lacune que nous venons de signaler. En modifiant un seul mot, le mot bien, il nous paraît s'adaptera la phrase inachevée de Hugues Capet et la compléter : ce J'ai été battu, » dit Hugues à l'hermite. A quoi ce dernier répond : ce Seigneur, il n'y paraît pas à votre haubert, dont la maille est bonne et qu'un duc porterait. Mais peut être avez-vous été vaincu en bataille et êtes-vous venu chercher un refuge dans ces bois ?»

C'est ainsi , du moins , que nous interprétons ce passage, auquel nous avons essayé de donner un sens.

Qu'il yra en ce point véir sen espousée. Manuscrit :

Qu'il yra véir en ce point sen espousée,

Avoit par dever Lengrez droit se voie tournée. Manuscrit : se droite voie. Vers faux.

S'arez le c[a]r de moy de tous poins confortée. Manuscrit : cor y qui ne s'accorde point avec confor/ée. En changeant Vo en a on obtient car, forme picarde de char, chair, mot féminin, qui d'ailleurs va très-bien au sens.

P. 214, V. 26 : à Dieu Tespecial. Il faut lire peutêtre espiritaly comme cinq vers plus haut.

Huez Capez s'en va.

Manuscrit : Or s'en va Huez Capez. Vers failx.

P. 21 5^ v. 10 : [beu], omis dans le manuscrit, nécessaire au sens et à la mesure.

P. 215, V. 22 : qui me soloit. Il faudrait, ce semble, qui me solois.

P. 216, V. I : /z[e]. Manuscrit : no,

P. 216, V. 23 : // n'i a homme en ce monde, N'i a prononcé en une seule syllabe. On pourrait lire aussi : il n'a homme,

Le duc ten père ochit.

Manuscrit :

// ochit le duc ten père. Vers faux,

P. 218, V. 18 : [je] suppléé pour la mesure.

P. 219, V. 6 : Asselins m'a trahi. C'est le seul exemple de cette forme moderne du verbe trayr; il y a partout ailleurs tray.

P. 220, V. 4 : Leçon du manuscrit :

Quant il mesquiei ung homme en ce siècle sy.

Notes. 285

L'i de siècle ne compte pas; je ne vois d'autre correction que celle-ci : en ce siècle [i]sy, Ve de siècle ne s'élidant point.

Dont soupira ly rois.

Manuscrit : Adont. Vers faux.

. . . Biaus sire, alez vous ent.

Manuscrit : sirez.

P. 222, V. 22 : Manuscrit : aile; nous suppléons alle[z].

A rencontre Fedry qui avoir le cuidera. Faux, si Ton ne prononce qui a voir en deux syllabes. On peut, si Fon veut, corriger qu'avoir.

P. 223, V. 12 : Et le conte Fedry. Ne faudrait-il pas Es ou Ez? Voici le comte Fedry.

P. 223, V. 22 : Manuscrit :

Dont alerent souper si tost con Viauwe corna. Nous avons retranché tost qui faussait le vers. Si c^on pour 51 que on corna, aussitôt quon corna.

Mainnon le hart au col bien morir à le fie. Pour : « on mène parfois [à le fie) son ennemi à la mort la hart au col. » C'est ainsi que le connétable va mener Fedry à sa perte.

Là et lor senefia le mort le roy Huon.

286 HuGUE s Capet.

Senefia doit compter pour quatre syllabes. Il faut donc sans doute retrancher et, P. 225, V. 4 :

Par dedens Monmiral^ sur ou maistre donjon. La bonne forme ordinaire est sus ou , qui correspond exactement à ens ou

intus in illo . . ens ou palais.

sursum .... sus ou donjon.

jusum jus ou planchier.

Puis vorent à Monmiral grande fcsU mener. Voilà encore un vers faux, ou Télision de la dernière syllabe de vorent est nécessaire. Voir les notes sur les vers 27 de la p. 81 et 3 de la p. 121. P. 228, V. 4:

Adont le maistre baille ly connestable desment. Vers faux , qui se lit ainsi dans le manuscrit et que nous n'avons su corriger d'une manière satisfaisante. Le retranchement de l'article ly rétablirait la mesure ; mais ce serait le seul exemple dans ce poëme du mot connestable ainsi employé. Le sens, d'ailleurs, nous paraît clair : « alors le connétable fait tomber la principale barrière. » Desment a, selon nous, un sens à peu près identique à celui que lui donnait dans le même temps Guillaume Guiart :

Targes croissent y armes desmentent.

Haubers desmentir, escuz fendre.

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