Voici le début de cette troisième continuation
Seignour, roy prinche et conte^ chevalier et barouy Hugues Cap et. b
xviij Préface.
Il nous reste de nombreux manuscrits de ces trois fades compositions , mais en particulier de la première. On en trouve jusqu'à dix-huit rien qu'à la Bibliothèque impériale, et nous ne voyons guère que le trop fameux roman de la Rose qui en compte davantage. Dans le plus beau de ces manuscrits (0, qui sont tous du XI V^ siècle, nous lisons à la fin des Vœux du Paon (fol. 1 88 v°) :
Bourgois, canoine et prestre, gent de religion , Dames et demisielleSy et petit enfanchon, Vous avés bien oy tous les veus du pauon Et lesfaiz lesquelz fist Jaques de Longuion» Or laissa il V ouvrage et sans conclusion , Car je croi de plus faire n'avoit dilection; Car, s'ilVéust eu en memoration, Trop miex Véust ouvre c'ains autres ne vit on. Mais li sages nous dist , et aussi le troeve on , C'on lait maint bon ouvrage par mainte région Par deffaute d'argent , car escar sont li don. Et Brisebarre aprièSj qui Diex fâche pardon, I enta le restor par sa discrétion.
Ensi firent cil doi mouvement et moilon ; Mais il nous ont laissiet le plus maieur coron. Car chils qui son plait laisse à la droite raison C'est chis qui fait le cote et lait le caperon. Et pour che c'a ceste oevre ai cogitation,
Voel apriès le restor mètre en audition Comment roys Alixandres, il et si compagnon^ etc.
L'auteur dit à la fin :
Ensi est li paons parfais pour miex parfaire L'ouvrage de devant...
11 se nomme en acrostiche : Jehan de le Motb, et date ainsi son ouvrage :
L*an mil .nie xl. volt ceste branche faire.