‹ Hugues de Saint-Victor;Chapitre 14 sur 75 · XVIII. DE MEDICINA ANIMEE · texte numérisé non relu

XVIII. DE MEDICINA ANIMEE

Cet opuscule est attribué par quelques manuscrits à Hugues de Fouilloi, et par d'autres, plus nombreux, à Hu-

gués de Saint-Victor. Oudin, Ellies Dupin ' et dom BriaP, ne se rendant pas à Tavis de la majorité, se prononcent pour Hugues de Fouilloi.

Albéric de Trois-Fontaines est le seul des anciens chroniqueurs qui mentionne ce traité de la Médecine de VAme, et, s'il en parle, c'est pour signaler l'erreur de ceux qui 1 inscrivent parmi les œuvres du Victorin. En outre, lors que Jean de Saint- Victor réclame le Cloître de VAme pour son confrère, contre le témoignage des manuscrits, il laisse de côté la Médecine de VAme; ce qui semble prouver qu'il l'abandonne au chanoine de Saint-Laurent. Cependant cette concession n'est faite ni par Jean de Tritenheim, ni par l'auteur du second catalogue inséré dans le Bulletin des Comités '. Ceux-ci rétablissent la Médecine de VAme parmi les écrits authentiques du chanoine de Saint- Victor. Mais leur témoignage paraît le moins sûr. La Médecine de VAme est un recueil d'allégories, dont la subtilité défie l'intelligence la plus habituée à l'interprétation des énigmes mystiques. Hélas! il y avait encore, au dix-septième siècle, des gens pour admirer de semblables puérilités, et les éditeurs de l'année 1 648 se sont affligés de ne pouvoir sûrement attribuer un aussi pitoyable ouvrage au plus illustre de leurs confrères. A notre avis, il est heureux, pour son honneur, que cette attribution puisse être contestée.

' Hist. des Controverses et des matières ecclésiastiques traitées dans le douzième siècle, p. 73i de l'éd. in-8''.

2 Hist. Littér., t. XIII. Aotiçe sur Hugues de Fouilloi.

3 Juin 18oi,p. 183,

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