‹ Hugues de Saint-Victor;Chapitre 30 sur 75 · XXXV. DE UNIONE GARNIS ET SPIRITUS · texte numérisé non relu

XXXV. DE UNIONE GARNIS ET SPIRITUS

Les éditeurs ont réuni sous le même titre deux opuscules auxquels nous devons restituer leurs titres distincts : De Unione carnis et spiritus et De Verbo Dei. Les manuscrits

^ Bulletin des Comités, juin, 18S1, p. 479.

nous les offrent toujours séparés ' : il y a même tel manuscrit qui contient Tun et non pas l'autre ^. Il est vrai qu'il n'existe entre ces deux écrits aucun rapport.

Le premier renferme de très-curieux renseignements sur la philosophie de notre chanoine. On y voit qu'il soupçonnait quelques-unes des thèses principales de la psychologie thomiste. Ainsi, comme saint Thomas, il distingue l'âme des bêtes de l'âme des hommes, en disant que l'âme des bêtes éprouve des sensations, recueille des images, des fantômes, et ne va pas plus loin, tandis que l'âme des hommes pense après avoir senti. Avec le même docteur, ilétabht l'imagination dans le domaine de la sensibilité, où, ditil, elle s'emploie à façonner certaines similitudes des corps extérieurs, qu'elle transmet ensuite à l'intelligence. Et ces opinions sont exprimées en des termes nets et précis, qui n'appartiennent pas à la langue des mystiques. On trouve quelques passages de cet opuscule dans le deuxième livre du De Anima, Mais nous avons dit que ce deuxième livre est l'ouvrage d'un compilateur anonyme, qui n'a pas déclaré ses emprunts.

Le second traité doit prendre ce titre : De Verbo Dei, C'est une suite d'allégories que relèvent d'ingénieuses paraphrases.

Nous admettrons avec les éditeurs, sur le témoignage des manuscrits, qu'ils sont l'un et l'autre du chanoine de Saint-Victor.

1 Numéros 137 de Saint-Victor et 30i de la Sorbonne.

^ Numéros 856, 1206 de Saint-Germain, 1161 de Saint-Victor.

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