‹ Huile de foie de morue et tuberculoseChapitre 10 sur 17 · M. BLANC · texte numérisé non relu

M. BLANC

ee j

solubilité, et administrables en injections par toutes les voies, sans inconvénient. |

Les morrhuates de soude se sont montrés très actifs dans la lèpre.

Rogers donne la statistique suivante :

51 cas traités pendant trois mois au moins par le gynocardate ou l’hydnocarpate en injec tions intraveineuses;

21 guérisons complètes, 20 améliorations considérables. Ÿ) améliorations légères, 1 insuccès;

20 cas traités par le morrhuate: 5 guérisons, 42 améliorations, 3 améliorations légères. P

Chaulmoogrates et morrhuates s'étant montrés efficaces dans le traitement de la lèpre, il était assez naturel de les essayer dans la tuberculose, maladie ayant avec la lèpre quelques analogies d'évolution et dont la structure de l'agent causal, acidorésistant couvert d’une coque cireuse, rappelle la structure du bacille de Hansen.

Dès 1916, Rogers donna, mais sans succès, du gynocardate de soude en ingestion à des tuberculeux.

Nous avons vu que les injections Sous- cutanées de g ynoOCardate sont douloureuses et à action lente, que les injections intraveineuses sont d’un effet brutal. Si dans la lèpre une destruction brutale des lésions est sans grand danger, dans la tuberculose, une fonte massive des tubercules pourrait ensemencer l'organisme entier et t déterminer des réactions graves. Le bacille tuberculeux agissant par ses toxines, la Iyse brutale des bacilles pourrait être nélaste.

Toutes ces considérations semblent montrer que l'emploi des morrhuates paraît mieux indiqué dans la tuberculose.

Les deux médications, chaulmoogrates et morrhuates, ont néanmoins été employées.

Les premiers essais sur les animaux ont été nettement négatifs. Chaulmoogrates et morrhuates se montrant sans action dans la tuberculose du cobaye et du lapin.

Biesenthal et Beasley n’ont eu que des déboires dans l'emploi des chaulmoogrates dans la tuberculose pulmonaire.

RC T TNT CPU

ENT rar nr

Lei d'ht éiirhatnts & 2

Page 1