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s’en tient, quant à la posologie, aux règles de Jaccoud : 8 cuillerées à soupe par jour. « On observe chez la plupart des malades, quel que soit l’état de leur lésion, une amélioration remarquable des lésions locales et des symptômes généraux plus réelle et plus rapide qu'avec aucune autre thérapeutique ».
Un des effets les plus patents est l'augmentation du poids du malade supérieur au poids de l’huile ingérée. La toux, l’expectoration, la dyspnée et les sueurs tendent à diminuer, d’où retour relatif du sommeil. L’appétit augmente, le faciès devient meilleur, les forces reviennent : c’est une résurrection.
« La plupart des pédiatres admettent que l’huile de foie de morue reste le médicament fondamental de la tuberculose de l’enfant. » (Zuber.)
L'huile de foie de morue a actuellement une place importante dans la thérapeutique de la tuberculose. Employée depuis soixante ans, elle a connu des fortunes diverses, mais n’a jamais été oubliée. C’est un des rares médicaments opposé avec quelque efficacité à la redoutable maladie.
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L'HUILE DE FOIE DE MORUE DANS LA TUBERCULOSE ACQUISITIONS NOUVELLES LES MORRHUATES. — LEUR MODE D'ACTION
Pendant le cours de ces dernières années, les beaux travaux de Sir Leonard Rogers sur le traitement de ja lèpre par les dérivés des huiles de Chaulmoogra et d'Hydnocarpus, ont donné une orientation toute nouvelle au problème du traitement de la tuberculose par l’huile de foie de morue. L'huile de Chaulmoogra est employée depuis fort longtemps contre la lèpre dans l'Inde, mais les nausées et autres troubles qui accompagnent l’administration des doses élevées, seules efficaces, en restreignent l'emploi. En 1913, Heiser essaya l'huile en injections intra-musculaires et obtint quelques bons résultats. On est parvenu à isoler de ces huiles des constituants qui sont plus actifs et mieux tolérés; Moses a préparé sous le nom d'acide gynocardique, un mélange d'acides a point de fusion bas extraits de l'huile Chaulmoogra. On à également extrait de l'huile d’hydnocarpus un mélange nommé acide hydnocarpique.
Avec ces acides, il est facile d'obtenir des sels de soude assez bien tolérés par l’organisme.
On a reconnu que les corps à point de fusion bas, comme
l'acide gynocardique, sont moins actifs que ceux à point de fusion élevé.
L'acide chaulmoogrique a un point de fusion élevé mais ses sels de soude, peu solubles, ne sont pas très propices aux injec-
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tions. L’hydnocarpate de soude s’est montré le constituant le plus actif.
Les injections sous-cutanées d'hydnocarpate ont une action lente, et provoquent d’horribles douleurs. Les injections intraveineuses sont actives, indolores, mais souvent compliquées de phlébites oblitérantes.
Les résultats sont intéressants : après l'injection intraveineuse, on constate une poussée fébrile intense et prolongée, les lésions lépreuses se modifient favorablement, se rÉSOrbant après tuméfaction passagère; les lépreux se voient améliorés sinon tous guéris. La réaction fébrile élevée se voit dans les cas qui seront heureusement influencés.
Rogers a expérimenté également avec les éthers éthyliques de l'huile de chaulmoogra, l'injection intra-musculaire en est douloureuse, ces corps se sont montrés efficaces. Sasportas, à Tahiti, a obtenu par ce procédé de beaux résultats.
Ces divers traitements paraissent avoir une action particulière sur le bacille de Hansen. Dans les lésions lépreuses on constate que les bacilles sont rapidement détruits, on observe un grand nombre de granulations rouges provenant de bacilles désintégrés, quelques batonnets seuls persistent. Chez tous les malades traités, les bacilles disparaissent du mucus nasal.
Rogers, dans ses recherches sur l’action des acides gras dans la lèpre, est arrivé à une conclusion un peu inattendue; la Iyse des bacilles de Hansen est également obtenue par des dérivés d’autres huiles, en particulier par les acides gras salifiés de l'huile de soja et de l’huile de foie de morue (Morrhuate de soude). Très vraisemblablement Rogers a fait des recherches sur l'huile de foie de morue non par hasard, mais pensant que ce remède actif dans la tuberculose pouvait l'être dans la lèpre, maladie voisine. L'huile de foie de morue à d’aileurs été donnée en ingestion aux lépreux, dans les pays Scandinaves. Les morrhuates de soude, préparés avec les acides gras non saturés de l’huile de foie de morue sont très intéressants au point de vue thérapeutique. Ils ne sont pas toxiques, d’une grande