‹ Huile de foie de morue et tuberculoseChapitre 11 sur 17 · MO E · texte numérisé non relu

MO E

François Leuret, sans succès, a expérimenté le gynocardate de soude sur le cobaye tuberculeux. Il a traité sans amélioration deux malades atteints de tuberculose grave.

Les morrhuates ont donné à l’emploi des résultats assez satisfaisants.

Muir, aux Indes, traitant par les morrhuates diverses formes de tuberculose pulmonaire, a eu des réactions générales violentes, suivies d'améliorations manifestes avec reprise du poids et des forces, diminution de l’expectoration, disparition des bacilles, mais on ne peut parler de guérison complète.

Knowles note que les bacilles prennent un aspect granuleux, deviennent mal colorables et disparaissent des crachats.

Bœlke, donnant pendant des semaines et des mois de petites doses sous-cutanées (0,1 cc. à 1 cc. d’une solution de morrhuate de soude à 3 p. 100, fraîchement préparée), a eu dans de nombreux cas des améliorations notables qui se sont maintenues, même chez des malades non améliorés par la cure sanatoriale.

John Hume, donnant des doses analogues (0,5 cc. à 1 cc.), a obtenu d'assez bons résultats :

Sur 411 malades atteints de tuberculose pulmonaire ouverte, 8 ont paru guérir, 3, à l’extrème limite de la maladie, sont morts.

Ces divers traitements ont été pour la plupart appliqués dans l'Inde, à l’instigation de Rogers. Ces études se poursuivent surtout dans les pays de langue anglaise. Le nombre d’observations sur ce sujet est actuellement assez considérable.

Rogers tire les conclusions suivantes :

1° Dans les formes aiguës à évolutions rapide que la cure de repos n'améliore pas, et dans les formes hémoptoïques, les résultats sont nuls ou mauvais;

2° Dans un certain nombre de cas graves, il y a une amélioration remarquable avec disparition des bacilles de l’expecto ration;

3° Dans les formes de début, les résultats sont bons.

rose

En ce qui concerne les tuberculoses chirurgicales, les résullats se sont montrés beaucoup plus variables. Muir à vu des adénopathies tuberculeuses disparaître complètement, après poussée fébrile.

Mawson et Fry ont vu la suppuration d’abcès tuberculeux augmenter dans les semaines qui suivent les premières injections, sans réaction générale.

Pour lui, les lésions qui paraissent bien guérir sont les lésions tuberculeuses superficielles, les tuberculoses des petites articulations qui ont d’ailleurs une tendance naturelle à la guérison.

De nouveaux abcès sont apparus chez des malades en traitement.

Rundle a traité par les morrhuates 24 cas de tuberculose chirurgicales graves (maux de Pott, arthrites, ostéites, adénites). Malades fébriles même au repos, avec lésions fistulisées. La suppuration des fistules a paru augmenter pendant les deux premiers jours de traitement. Dans la moitié des cas les lésions tuberculeuses ont été améliorées, des foyers nouveaux se sont développés chez 8& malades, pour les autres : amélioration légère ou nulle.

Mode. d'action des Morrhuates.

Comment agissent les morrhuates ?

E. Walker et Marion Sweeney, étudiant an vitro l’action des chaulmoogrates de soude sur des bacilles acido-résistants, ont constaté qu'ils avaient une action destructrice très nette sur les bacilles cultivés en milieu liquide.

Les acides gras totaux, en particulier, ceux qui ont un point de fusion très élevé, sont extrêmement actifs, 100 fois plus que le phénol pur.

En revanche, les morrhuates ne déruisent pas in vitro les bacilles acido-résistants.

Otto Schôbl a étudié l’action directe des huiles de chaulmoogra et d'hydnocarpus, de leurs acides et de leurs sels sur les bacilles acido-résistants.

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