‹ Huit années d'émigration: souvenirs de l'abbé G.-J. Martinant de Préneuf, curé de Vaugirard, deChapitre 76 sur 91 · SUCCÈS DES ARMÉES RÉPUBLICAINES · texte numérisé non relu

SUCCÈS DES ARMÉES RÉPUBLICAINES

repris» car ces bas officiera ne se gênaient pas pour dévaliser les malheureux prisonniers. 11 parti! le lendemain pour le fond de l'Autriche,

D'autres fois, c'étaient les troupes impériales qui prenaient quartier elicx les habitants. Eu dehors de ces mouvements, la vie était bien tristement monotone dans ce petit coin du monde où je vivais, heureux encore de me trouver à l'abri et de n'avoir pas a chercher, comme je l'avais fait tant de fois } un refuge contre l'invasion. Et cependant, les nouvelles devenaient de plus en plus mauvaises* Les républicains triomphaient partout et nous étions menacés de tous les côtés a la fois, Augsbourg même fut pris et le danger était à nos portes.

Les bontés du Prince-Évéque. — Le doyen de Staûf. — Une aventure à Augsbourg. — Militaire républicain et prêtres émigrés. — Déjeuner et bons sentiments. — Les soldats de 92 dans les hôpitaux et à l'étranger.

J'avais réussi, à la longue, à trouver quelques leçons de français qui m'aidaient un peu à adoucir mon sort; mais il ne fallait guère compter sur ce genre de ressources, qui était très aléatoire et peu rétribué.

J'allais souvent à Ratisbonne, où Tévêque et le grand doyen me continuaient leurs bontés.

C'est bien grâce à eux que j'ai pu vivre là-bas. Un petit nombre de familles, auxquelles j'avais eu Thonneur d'être présenté, furent aussi pour moi aimables et généreuses. D'ailleurs, je ne pouvais les fréquenter comme je l'aurais désiré

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