WEST MAIN STREET WEBSTER,N.Y
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pour beaucoup de femmes sans famille, à la fois une ressource honnête et un apostolat. Les directeurs ne font entre elles aucune distinction de croyance; les ministres de tous les cultes trouvent la porte ouverte à toute heure ; ils célèbrent tour à tour leur service devant leurs fidèles. Si un abus se produit, l'administration ne prend parti pour personne : elle renvoie la plainte au supérieur du coupable, et ne demande que ce qu’elle donne à tous, l’ordre et la tolérance.
Les enfants de l’île sont au nombre d'environ huit cents. Tous sont admis; mais on se montre sévère pour les parents qui les réclament : on exige des preuves de leurs ressources et des témoignages de leur moralité. Trois mois, c’est le temps le plus court que les enfants puissent passer dans l'asile. On n’a pas voulu qu'il fût une hôtellerie gratuite où les parents les déposassent pour un jour. La plupart du reste n’ont pas de famille et sont vraiment les enfants de la ville. On en envoie chaque année un grand nombre en apprentissage chez des artisans ou en service chez des fermiers. Les parents adoptifs viennent les choisir eux-mêmes, et, pour ne laisser aucun prétexte aux mauvais traitements, la maison leur offre de les reprendre dès qu’ils n’en voudront plus; elle exige même qu’ils lui soient rendus si le maitre ne tient pas ses engagements. Beaucoup de ces abandonnés font fortune. On me racontait l'histoire touchante d’un ancien enfant de l'ile qui, adopté par un fermier de l’ouest, avait épousé la fille de son maitre, et demandait à son tour à s’y choisir un fils.
Je ne vous parle pas de la maison des fous, située en face de l'asile, sur l’île Blackwell, ni de la workhouse ou maison de refuge pour les vieillards et les infirmes, en-
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