PRÉFACE IX
puis longtemps, un féminisme bourgeois et un féminisme socialiste. Ces deux derniers unis pour la conquête de l'égalité des sexes dans la cité présente^ mais le plus « avancé » contemplant, annonçant par-delà ces batailles une cité nouvelle où son frère d'armes actuel ne voudrait pas entrer. — Donc, je cherchais l'expression brève, scientifique et frappante où se résumerait, vraiment, tout mon idéal. Et avant d'aboutir, cette poursuite eut,
naturel et religieux, méconnaissance lamentable de ses devoirs de protection envers V antique esclave! comme si un droit naturel et religieux (divin plutôt) pouvait s'évu" nouir devant un fait quelconque. Un droit divin qui ne serait pas éternel, si vous concevez cela, je vous admire. J'admire donc les Féministes Chrétiens . Ils sont d'ailleurs très touchants .dans leur effort inutile pour concilier leur croyance atavique et la doctrine moderne et prophétique du droit de chacun, de l'autonomie personnelle. Deux forces irréductibles se battent en eux. Leur système contradictoire est l'image' de ce drame intérieur. Ils n'arrivent à se procurer l'illusion d'un accord impossible qu'au moyen d'une phraséologie... quand même hérétique. Ce sont des Chrétiens, en morale et en sociologie, à la manière de Mgr Ireland. Du moins témoignent-ils en faveur des idées qui achèveront de tuer leur Dieu, et travaillentils avec nous à précipiter son agonie. « Ni Dieu, ni maître », les deux affirmations n'en font qu'une en réalité; elles font a bloc». Tous les despotismes sont à l'effigie du théocratique. Toutes les royautés, celle du mari, celle du patron comme celle du Prince.
ev/-