‹ Humanisme intégral: Le duel des sexesChapitre 5 sur 35 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

je Tavoue, des résultats inattendus : elle élar-» git, elle compléta cet idéal même. Je n'avais fait qu'entrevoir certains points; j'avais reculé devant certains problèmes; je n'aurais point osé, en 1895, écrire un chapitre comme celui qu'on trouvera dans la seconde partie de c^ volume sous le titre : la Mère, V Enfant; surtout je n'aurais pas touché d'une main aussi rude à l'Idole Patrie. Quelque piété me restait encore pour Texécrable Nationalisme officiel, avec ses douanes et ses casernes : bien que la cité de Justice m'apparût déjà, d'avenir en avenir^ dans son ultime magnificence planétaire.

On verra ce qu'est aujourd'hui mon patriotisme (1). Je le tiens pour autrement beau que celui d'un Déroulède ou d'un Mézières : sans compter qu'il est enfin d'accord, pleinement, avec mon Humanisme^ dont je ne confessais point l'embarras sur cette question de patrie. J'essayais même de me le dissimuler, cet em-. barras, à l'époque de mes conférences. En ma propre conscience intellectuelle, ainsi que devant mes auditeurs, j'éludais la ' terrible ' question. La recherche obstinée d'une formule définitive devait m'arracher à cette hypocrisie

(1) Dernier chapitre : La Femme, la Patrie, la Guerre.

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secrète; et ce fut le plus grand service, à coup sûr, qu'elle me rendit. Aurais-je eu le droit totalement d'appeler intégral mon Humanisme avant d'avoir brûlé radicalement, en moi, le chancre nationaliste?

Quand, au d^but de l'automne 1895, j'eus la satisfaction (dont je commençais à désespérer) de trouver ce que je cherchais, « il s'en allait temps », comme on disait jadis. Car en décembre, une Revue peu connue, mais que je recevais et lisais, Id,- Revue imm^ortalistef annonçait son prochain avatar sous le nom :

VHum>anité ii;itégrale (1).

(1) La preuve que je ne fus point plagiaire au Congrès d'avril 1896 est dans un dossier appartenant à une de nos plus ardentes féministes, madame Marja Ghèliga. C'est une petite lettre de moi, qui d'ailleurs paraîtra bientôt dans la Revue encyclopédique. Lettre écrite il y a plus d'un an (novembre 1895.) Quelques mots sur V Humanité intégrale :

Pour lé très noble esprit qui la dirige, M. J.-Camille Chaigneau, et jfour ses deux collaborateurs principaux, MM. Emile di Rienzi et Marius George, THumanité complète, c'est «la totalité des vivants et des morts». Selon ces trois écrivains, en effet (et selon beaucoup d'autres personnes, on le sait), il n'y a pas anéantissement de l'être humain, qui ne meurt à nos yeux qu'afîn d'aller vif vre une vie « d'outre-terre », et il s'agit de rattacher à

\ nous ces prétendus morts pour réaliser, dans une im-

X parties dont se compose ce volume, jst pas un recueil, soit dit par paren-

iscience collective», rHumanitë « véritableile. » ~ a La révolution imraortaJiste » sera iBBemeot acienti S co- merveilleux [indiapensa- ^Tolution humanitaire proprement dites.

e Cbatgneau se défend d'être mjatique. Le lerait mâme, en au sens, l'ennemi direct de « II j a deux manières de s'appliquer aux .o-del& > : ou l'on a se déaintérease du milieu

l'on a s'intéreaae à la fois à la vie de la terre outre-terre ». Dans le premier cas, « déta- — mysticisme; dans le deuxième, « rattache- . reeherctiede/'Humam«in(égra/e •. Et rien ux, de plus positif que cette ambition de raiicltue M. Cbaigneau : « L'avènement actuel e librement compris (ou immortalisme) est

remarquables vèrificationa de la « loi dea

formulée par Auguste Comte; il prouve que n de l'immortalité, après s'être présentée .héologique, puis sous i'ètat métaphysique,

entrer dans la phase positive. ■ Plus haut, e où je puise pour cette note (n<> i de ia .près lea ouvriers de la première heure, déjà

de science affirment, non seulement lea faits , et les phénomènes psychiquea, mais aussi ition des morts, leur communication iutelli- I. terre *.

[ter — ma conviction eat que les trois apôtres je me limite à cette révolution humanitaire.

; a ommea d'accord, eux et moi.

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