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68 HURUNS ET 1ROQUOIS.
A pene rendu à la liberté, l’infatigable P. Lalemant se mit à recueillir de nouvelles ressources, pour tenter encore de secourir ses frères. Il ne put s’embarquer que le 29 juin 1629, avec le P. Noirot, le P. de Vieuxpont et le frère Malot. Il accompagnait un nouveau convoi, frêté par la Compagnie des cent associés.
Dieu permit que le sort de cette seconde expédition fut plus triste encore que celui de la première. Assaillie par une horrible tempête sur les côtes d'Amérique, une partie de la flotte fit naufrage près de Canzeau. Le P. Noirot et le F. Malot furent engloutis dans les eaux.
En toute hypothèse, ce secours serait arrivé trop tard. Québec venait de tomber au pouvoir des Anglais.
Averti par des traîtres que la ville était réduite à un état désespéré, Louis Kerkt, frère de l'amiral, se présenta le 19 juillet avec plusieurs vaisseaux devant la ville pour s’en emparer,
Toute résistance était impossible ; mais pour sauvegarder son honneur, Champlain, avant de se rendre, voulut avoir l'avis des religieux et des principaux habitants. Ils jugèrent tous que dans cette critique circonstance, leurs ennemis devenaient leurs sauveurs.
Toutefois, Champlain sut déguiser si habilement la situation déplorable où étaient les Français, qu'il dicta lui-même les conditions de la capitu-
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