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mont, un des associés, et portait en même temps six missionnaires, deux Récollets les PP. Danie] Boursier et Francois Girard, et quatre Jésuites, les PP. Charles Lalemant, François Ragueneau (1), Philibert Noirot et le frère Louis Malot, Un jeune Huron, Louis Amantacha (2), qui avait été baptisé à Rouen, revenait avec eux.
D'après ses instructions, Roquemont devait éviter avec soin la rencontre des Anglais, à cause de la supériorité de leurs forces; mais « trop de courage, dit Champlain, lui fit hasarder le combat » dans les eaux du Saint-Laurent, et après
-d'héroïques efforts, quatre vaisseaux tombèrent
aux mains des Anglais avec cinq missionnair.8 qui furent renvoyés en France. Celui qui portait je P. Noirot échappa seul, et alla porter dans la mère-patrie la nouvelle de ce désastre
(1) Le P. F. Raguencau ne fit que voir le Canada sans y prendre terre comme nous allons le dire, mais il eut uu frère nommé Paul, qui y vint plus tard, et y passa plus de vingt-cinq ans.
(2) Louis Amantacha, surnommé le Castor, était allé en France avec le P. Ch. Lalemant. Il séjourna au collége des Jésuites à Rouen et y fut instruit. Son baptême fut un événement pour la ville. L'archevêque François de Harlay voulut le lui conférer dans sa métropole. Le néophyte fut tenu sur les fonds sacrés par le vice-roi de la province, Henri, duc de Longueville, et par la duchesse de Villars. En considération du Roi, il reçut le nom de Louts de Sainte-Foi. Comme c'était le temps de l'Avent, l'abbé Véron. prédicateur de la station, } fit une heureuse allusion. qui électrisa son auditoire, disent es mémoires du temps. Il Jui fit entrevoir dans cette conquête de l'Eglise les prémisses de la conversion d'une nation entière et les plus consolantes espérances.
Nous trouverons plus tard Amantacha se faisant disciple zélé du P, de Brébeuf, et son auxiliaire dévoué,