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lui: « N'’eût-on, par tous les labeurs de la vie, « empêché qu'un seul péché mortel, on devrait « trouver sa peine assez payée. » La parole du fils etait digne de celle du Père.
Dans ses courses pendant l'hiver, le P. de Brébeuf eut à traverser plusieurs fois le fleuve. Ce passage offre à cette époque une singularité qui est propre au Canada, et qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Lorsque le pont de glace ne s'établit pas entre les deux rives devant Québec, pour offrir aux voyageurs un chemin sûr et facile, le fleuve se couvre d'énormes glaçons, qui forment des îles flottantes de cent et deux cents mètres de longueur. Pour le traverser on s’embarque dans d’étroits canots creusés dans un tronc d'arbre, mais quand on rencontre des glaçons d’une trop grande étendue, tout l’équipage saute sur la glace et traîne le canot à la corde jusqu’à la rive voisine, pour le lancer de nouveau à l'eau, et continuer sa route en répétant s’il le faut plusieurs fois le même manége.
Enfin l’arrivée des Hurons à Québec le 98 juillet, vint réveiller toutes les espérances du P, de Brébeuf, fl les revit avec la joie d’un père qui retrouve des enfants dont il a été violemment et longtemps séparé.
Jamais les Hurons n'étaient venus aussi nombreux à Québec même pendant la première occupation des Français. Leur flotille de cent quarante
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canots portait près de sept cents hommes. Ils montraient pleins d’attachement et de confiance pour les Robes Noires et les Français. Ils voulaient renouer avec le gouverneur les bonnes relations rompues par la présence des Anglais qu'ils n'aimalent pas.
Le séjour à Québec de ces Hurons voyageurs n'était ordinairement que de cinq ou six jours. Le premier ils dressaient leurs cabanes d’écorces ; le second se passait à traiter avec les agents français: ils consacraient le troisième et Je quatrième à l'échange de leurs pelleteries ; enfin le cinquième, les Français leur donnaient une fûte, et le lendeain ils disparaissaient, ajouts le P. Le Jeune, c.mme une nuée d'oiseaux.
Dans le désir de resserrer les liens qui uniscaient la colouie à ces sauvages, et pour assurer aux missionnaires qui iraient dans leur pays bon accueil et protection, Champlain voulut mettre beaucoup de pompe et de solennité dans la fête qu'il leur donna. Il les réunit dans un grand con. seil, Les soixante capitaines qui le composaient, prirent place’ assis à terre pêle-mêle, selon leur usage, tandis que la jeunesse et les curieux se tenaient debout derrière eux.
Champlain vint s'asseoir devant eux, ayant à ses côtés le P. Le Jeune, supérieur de la mission, le P. de Rrébeuf, et hon nombre de Français qui formaient l'escorte. Un capitaine huron ouvrit la
scène par une harangue remarquable, mais un peu longue selon leur coutu’ne. 1] dit la joie de sa nation de revoir les Français au Canada, et Champlain à leur tête, et il exprima le désir qu'elle nourrissait de rester toujours leur alliée fidèle. Pour sppuyer son discours, il jeta au milieu de l'assemblée trois paquets de robes de castor (1) en présent, et tous les sauvages, en marque d’assentiment, poussèrent leur triple oh! oh!oht1 sorte d'exclamation énergique tirée du fond du gosier, et dont ils prolongent avec complaisance la dernière.
Champlain prenant à son tour la parole au nom du Roi, promit aux Hurons avec l'amitié de la France, ses services personnels et son propre dévouement. Puis leur montrant les missionnaires : « Ils désirent ardemment, leur dit-il, vous suivre « dans votre pays, et pour vous témoigner l'affec- « tion qu'ils vous portent, ils veulent vivre au « milieu de vous. Ce sont nos Pères ; nous les ai- « mons plus que nos enfants et plus que nous- « mêmes. Ils jouissent en France d'une grande « considération. Ce n’est ni la faim ni le besoin « qui les amènent dans ce pays. Ils ne recherchent « pas vos terres ni vos fourrures. Ils veulent vous « enseigner le chemin qui conduit au Maître de la « vie, Voilà pourquoi ils ont quitté leur pays,
(1) On appelait robe de castor la réunion d'une douzaine de peaux pour former un vêtement.
LE P. Du mAÉEUUr, 85 « leurs biens et leur : Si vons ainiez les « Francais, conte Lu il 7 'b ea,
« houorez lex, »
L'alteutionu redoubli qiandon vit le P, de Bri. beuf se lever et prendre la parole en huron:
« Nous voulous, leur dit-il, ailer dans v tre puy « pour y vivre et y mourir. Vous setez nos lères, «et do éravant nous fe:ous pattie de voire « nation. » Pour prévenir les rivalités et les jalousies dont les sauvages ne sont pas plus à l'abri que les autres mortels, il ajouta: « Nous voudrions « habiter tous vos villages, mais nous ne sommes « pas assez nombreux. Un jour vicudra, je l’es- « père, où nos frères viendront à notre a!ie, et « alors nous pourrons vous visiter tous, et vous « apprendre à tous le chemin du bonheur, »
Les Hurons étaient émerveillés d'entendre Ja Robe Noire parler si bien leur langue, etils poussèrent avec enthousiasme leur cri d'approbation accoutumé. Ils entouraient les missionnaires, leur prenaient les mains en signe d'amitié, et se disaient entre eux : « Comme ils se ressemblent ! ce sont vraiment des frèr2s. » Le P. de Brébeuf ét”*t surtout l objet de l'attention et de la sympathie de tous. 1ls se disputaient déjà le bonheur de l’embarquer dans leur canot.
Un capitaine d'Ihonatiria qu'il connaissait, lui dit avec confiance pour tâcher de le gagner:
« Ouvre-nous ton cœur. Dis-nous ce que tu veux.
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Veux-tu habiter dans nos cabanes ou en avoir une séparée ? Eh bien ! nous en ferons une, et nous irons dresser la nôtre auprès de la tienne, et tu nous protégeras. »
Le P. de Erébeuf voyait avec attendrissement cette lutte dont il était l'enjeu. Il aurait vouiu pouvoir se diviser pour les contenter tous. Hélas! d:s difficultés imprévues allaient surgir au dernier moment, et suspendre, comme nous le verrons, l'exécution de ses pieux projets.
Pour le moment, tout était à la joie et à l’espérance ; l’homme de Dieu prenait tous les moyens et de manifester son affection aux Hurons, et de les initier aux choses de la foi. [l les entraîna visiter la résidence de Notre-Dame des Anges.
C'était précisément le 30 juillet, veille de la fête de saint Ignace. La petite chapelle avait revêtu ses plus beaux ornements. Ils n’avaient jamais rie. vu de pareil, et tout les jetait dans l'admiration. Chaque objet provoquait des questions sans nombre, auxquelles le bon missionnaire avait souvent peine à satisfaire. Ils virent trois statues de la sainte Vierge, ce qui les surprit plus que tout le reste, et faillit mettre le P. de Brébeuf dans l’embarras. Aux trois questions qu'ils lui firent, il répondit : « C’est la mère de celui qui a tont créé. » Ces grands enfants se mirent à rire, se disant eutre eux: « Comment a-t-il pu avoir trois mères ? » Ce ne fut pas chose aisée que de leur
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faire comprendre que trois images pouvaient représenter le même personnage. A chaque explication ils portaient la main à leurs lèvres et les frappaieni en signe d'admiration.
La colombe, image du Saint-Esprit, déployant ses ailes au-dessus de l’autel, et entourée de rayons, attira beaucoup leurs regards. « N'est-ce pas le « tonnerre, s’écrièrent-ils ? » Le tonnerre, selon eux, n'est autre chose qu'un oiseau terrible qui passe d’un lieu à un autre en se cachant. Le P. de B'ébeuf les rassura sans essayer d’expliquer le mystérieux symbole d’une vérité si au-dessus de leur portée. Un tableau de l’enfer servit mieux son plan. Comme ils le regardaient avec une grande curiosité, il leur peignit le sort affreux qui attendait les coupables dans l’autre vie. Ces paroles leur inspirèrent une vive crainte, et ils lui demanccrent aussitôt: « Mais qu'est-ce qu’il faut faire rour ne pas tomber dans ce feu ? » — Il faut, leur :épondit leur guide, croire au grand Esprit, et faire la prière des Français. — « Viens donc avec nous, continuèrent-ils, et nous ferons tout ce que tu voudras. »
Cette demande allait au cœur du serviteur de Dieu qui n’avait pas de vœu plus ardent; puis il ajouta: « Vous êtes ici dans le lieu sacré où les « Français se réunissent pour prier le Grand « Esprit. Mettez-vous comme eux à genoux pour
« lui adresser aussi votre prière, »
A ces mots, ils s’accroupirent à leur manière, car ils ne savaient pas ce que c'était que de s'agenouiller. Leur prière ne fut pas longue: « Qu'as-tu dit au Grand Esprit? demanda le P. de Brébeuf à l'un d'eux. — Continue à nous faire du bien et donne-nous un bon voyage. »
Le serviteur de Dieu bénissait le Seigneur de tout ce qui venait de se passer, car il lui semblait que tous ces faits étaient pleins de promesses pour l'avenir.
Cependant, malgré ces heureuses dispositions, le fond du caractère huron n'avait pas encore subi cette transformation, qui devait être le fruit du christianisme. Les mœurs des sauvages restaient toujours tout entières, et ils en donnèrent plus d'une preuve pendant leur séjour à Québec. Ils étaient renommés pour leur penchant ou plutôt leur art à voler. Le P. Le Jeune en fait ce tableau. « Qui dit Huron, écrit-il dans la Relation de 1633, « dit larron. Je ne crois pas qu’il y ait sous le ciel « une nation plus portée au larcin. Il faut tou- « jours avoir les veux sur leurs pieds comme sur « leurs mains ; car ils volent aussi bien avec les «uns qu'avec les autres. J’en vis un qui avait « jeté les yeux sur un outil de menuiserie. La « pensée me vint qu'il voulait s’en saisir, et je le « surveillai tant que je pus. Mais il fut plus habile « à prendre que moi à regarder. Voyant la place « vide, je me doutai de ce qu'il en était. Le P. de
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« Brébeuf alla trouver mon homme qui voulut « d’abord nier le fait, mais il fut forcé de l'avouer, « et il rendit son larcin en riant, tant il était can- « tent de son tour. »
Ils mettaient même leur gloire à voler avec adresse; c'était une grande marque d'esprit à leurs yeux que de preudre sans être découvert « Un Français, ajoute le P. Le Jeune, en fit « l'épreuve à ses dénens. Il se moquait un jour de « leur adresse à escamoter, et il se faisait fort äe « ne pas être leur dupe, Quelques sauvages C7" « allés peu après le visiter, il leur offrit des rafrar « chissements. Malgré toute son attention, ils lu « enlevèrent la tasse dont ils s'étaient servis, et quand il s’en aperçut, ils étaient déjà loin. » Cependant l'époque du départ des Hurons approchait. Champlain invita les voyageurs le 3 août au grand festin d'adieu. Le menu d’un repas donné à des sauvages était copieux : nous n'avons pas le détail de celui-ci, mais la description d'ur autre festin qu’en pareille circonstance Champlair: offrit à une troupe de sauvages beaucoup moins nombreuse peut en donner une idée. Nous la devons au F. Sagard, dont le nom est déjà connu du lecteur : « On avait chassé pendant trois jours « pour le garnir. Il y avait cinquante-six outardes, « trente canards, vingt sarcelles et quantité « d’autres gibiers. Les Messieurs de la traite don « nèrent deux barils de pois, un de galette, quinze
90 HURONS E1 1ROQUOIS.
« à vingt livres de pr'neaux, six corbeilles de blé « d'Inde. Tout cela fut mis ensemble dans la « grande chaudière de la brasserie. On se servit « des rateaux du jardin pour fourchettes, et d’un « seau attaché uu bout d’une perche, pour prendre « le bouillon. »
La dernière assemblée des capitaines fut remise au lendemain. Champlain voulait y régler tout ce qui regardait le départ des missionnaires, et faire ses derniers présents aux sauvages, qui ne donnent jamais que pour recevoir.
La séance touchait à sa fin, quand un incident soulevé tout à coup fit tout manquer en un moment. Un capitaine huron prit la parole pour demander au gouverneur la délivrance d’un sauvage, détenu en prison pour avoir assassiné un Français. C'était le cinquième meurtre commis sans avoir été puni. Champlain en fit la remarque, et déclara que la justice suivrait son cours.
Le solliciteur se tut ; mais dans son cœur aigri par ce refus, il médita en secret de sinistres desseins.
L'assemblée se termina en apparence au milieu des témoignages d’une amitié réciproque et des plus douces espérances. Tout était prêt pour le départ. Pour mettre fin aux discussions et aux rivalités pour le choix de la résidence des missionuaires, le P. de Brébeuf avait renvoyé la solution de l'affaire à Champlain, comme au grand capi-
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taine des Français. Celui-ci trancha la question en faveur du village d'Ossossane qui par sa position sur les bords du lac, sa population, son importance et sa défense naturelle offrait de grands avantages. Il exigeait même que les missionnaires ne se séparassent pas.
« J’envoie, leur dit-il, avec les Pères deux petits « garçons et un jeune homme pour les servir.
S'ils étaient séparés, ces Français auraient
peut-être des querelles avec vos gens. Qui est-ce
qui les retiendra ? Qui est-ce qui les empêcher: « de courir où ils voudront ? Où les trouver quand « on aura besoin d’eux ? Mais ayez patience, vous
aurez bientôt des Français dans tous vos vil-
lages. »
Cette parole d'autorité trancha la difficulté, et fut accueillie avec le cri d'approbation ordinaire. Il y eut une aimable rivalité entre les capitaines, quand il fallut choisir les canots qui porteraient les missionnaires, mais, par honneur, on dut faire droit aux capitaines des trois plus grands villages.
Le P, de Brébeuf fit immédiatement porter les bagages dans les canots, et il paya en même temps une partie des frais du voyage. Les Pères Daniel et Davost, qui devaient le suivre dans cette mission, vinrent avec lui passer la nuit dans le magasin des marchands, près les tentes des sauvages, afin d’être prêts à s’'embarquer avec eux de trèsgrand matin,
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Vers onze heures de la nuit, le 4 août, on entend tout à coup des cris effrayants, qui réveillent tout le monde et jettent l'alarme dans le camp huron. Ils étaient poussés par un sauvage surnommé le Borgne, capitaine de la nation de l'Ile, alliée de celle à laquelle appartenait l'assassin dont Champlain avait refusé la grâce. C'était à son instigation que le capitaine huron avait fait une démarche pour l'obtenir. Ce refus avait excité la colère du Borgne et provoqué sa vengeance. Il était facile de reconnaître qu'il était entraîné par un autre sentiment que celui de la compassion pour le coupable. Il aurait voulu monopoliser en faveur de sa nation située sur l'Ottawa, tout le commerce de ces contrées, et il trouvait un grand obstacle à son dessein dans l’amitié des Hurons et des Français, dont le départ des missionnaires allait encore resserrer les nœuds.Il venait donc de semer dans le camp huron le désordre et la terreur.
Éveillés en sursaut, les Hurons sont, en un instant, sur pied, et se groupent autour du capitaine mécontent. Celui-ci les menace des plus grands malheurs s'ils emmènent des Français ; et son éloquence, soutenue de son crédit, agit puissamment sur ces esprits ignorants et crédules,
De son côté, le P. de Brébeuf que le bruit avait éveillé, court avertir Chainplain du coup soudain qui mettait son projet en réril. Le gouverneur envoya aussitôt son interprète annoncer aux sau<
vages qu’il avait besoin de voir le lendemain les capitaines avant leur départ.
Dans eette réunion, Champlain pressa inutilement le capitaine de la nation de l’Ile d’expliquer sa conduite. Fr: homme habile, celui-ci avait pris ses mesures et préparé ses armes. « La nation du « meurtrier, lui dit-il, avec un calme affecté, « cherchera à venger sa mort, et ne trouvant pas « d’autres victimes, elle donnera la mort aux « Robes Noires. Si les Hurons ne les défendent « pas, les Français leur imputeront ce crime. « S'ils les défendent, toutes les nations algon- « quines lèveront la hache pour leur faire la « guerre et le pays sera en feu. La rivière sera « ainsi fermée, et tout commerce détruit. »
Ces paroles perfides entrainèrent les Hurons, qui redoutaient cette nation, parce qu'il fallait nécessairement passer devant son rivage, en descendant la rivière Ottawa. Champlain essaya, mais en vain, de les désabuser. Prières, présents, menaces, tout échoua. Il donna en secret au P. de Brébeuf le moyen d'intervenir. Celui-ci parut comme adopter la cause des sauvages. Sans Gemander la grâce du meurtrier, il proposa publiquement au gouverneur de surseoir à son exécution en attendant le recours en grâce auprès du Roi. Cette demi-mesure fut sans succès. Le fier capitaine ne voulait rien entendre ; il fallut renoncer à le vaincre.
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Dans ces perplexités, le P. de Brébeuf et ses
compagnons auraient cependant consenti à affronter tous les dangers, et à partir quand même: muüis la prudence les retint. « Malgré cette séparation, dit le P. de Brébeuf aux Hurons, vous serez toujours nos frères. Nous voulions aller dans votre pays pour vivre et mourir au milieu de vous. Mais puisque « la rivière est bouchée, » nous attendrons à l'année prochaine. C’est vous qui y perdrez le plus. »
Quelques Hurons du bourg d’Ossissane, qui étaient restés très-dévoués aux missionnaires, s'étaient offerts à tout braver pour les emiuener avec eux, et on les vit profondément attristés, quand il fallut débarquer leurs bagages. Le P. de Brébeuf ne put que leur donner quelques paroles de consolation et d'espérance, et la flottille avait disparu que ses regards la cherchaient et que £a nain la bénissait encore. Il attendit avec résignation, dans d’autres travaux, que l'heure, marquée par la Providence pour aller les rejoindre, sonnât enfin pour lui,
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