‹ Hurons et Iroquois [microforme]Chapitre 20 sur 30 · TEA EE · texte numérisé non relu

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science capable de découvrir de pareils secrets, ils s'imaginérent que les Missionnaires avaient des relations avec des puissances supérieures ; ce qui les rendait redoutables et en même temps trèsdignes de respect à leurs yeux.

Ils en donnèrent les premiers témoignages au P. de Brébeuf. Rien de plus juste ; il avais été le premier à la peine et au danger. Quelques capitaines l'avaient appelé à un de leurs conseils, et ils lui laissèrent la liberté de parler à son gré de la religion. Puis en signe de leur confiance et de leur estime, ils lui donnèrent le titre et le rang de capie taine, honneur le plus flatteur que pussent accorder des sauvages.

Le ciel, devenu serein, ne resta pas tellement pur qu’il n'ait pas été obscurci à plusieurs reprises par des nuages. La paix fut encore troublée de temps en temps.Sans être continuelles, les menaces n'avaient pas cessé, et les dangers de mort se renouvelèrent dans des cas isolés.

Un jour, un sauvage d’Ossossane, très-jeune encore, poussé par je ne sais quel instinct féroce, se jette inopinément sur le P. Duperon, le renverse, et saisissant son tomahawk allait le frapper,quand une femme lui saisit Le bras, et l’empêcha de consommer son crime.

Menacé à son tour, le P. Ragueneau dut son salut à son admirable sang-froid, Un sauvage avait aperçu une petite tête de mort aux pieds du cruci=

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