NN
fix que portait le Missionnaire sur la poitrine. Prenant cet objet pour un sortilége, il le lui arrache avec fureur. Le Missionnaire cherchant à le reprendre, le sauvage jette sur lui un terrible regard, et brandissant sa hache au-dessus de sa tête, il menace de le frapper. Le Missionnaire s'arrêta immobile devant ce furieux, attendant sans sourciller le coup de la mort. Cette ferme attitude retint le bras du misérable, qui se retira en murmurant, mais vaincu par tant d’intrépidité.
Aussi grande et aussi heureuse fut l'énergie que montra le P. Le Mercier dont nous avons déjà parlé. Ilétait au milieu des sauvages, dans une cabane du village de Saint-Louis, quand un des capitaines les plus influents entre tout à coup, et accable le Missionnaire de reproches et d’injures.Gelui-ci ne répond pas un mot. L’autre, dont la fureur allait croissant, sdisit un tison enflammé, et le jette à sa figure, avec cette menace : « Tu périras par le feu. » Sans s’émouvoir le P. Le Mercier jette sur cet insolent un regard si plein de bonté et de compassion, qu’il désarme sa fureur, et le contraint à se retirer silencieux et confus.
Le P. Chaumonot fut moins heureux, sans cependant succomber. Il avait été administrer le baptême à une femme mourante du village de Saint-Michel. Au moment oùil sortait de la cabane, le frère de la malade, qui s'était caché derrière la porte, le frappa avec upe pierre à la tête, Ce coup
ane En PRÉ ge
x PONT jo 6
Preache e regard, te, il rrêta sourle re- 1rmu-
e que parlé.
abane taines ble le -ci ne allait te à sa par le tte sur e COMaint à
ns cerer le age de abane, ière la e COUP
LE P. LE BRÉBEUP. 1:7
fit chanceler le missionnaire sans le renverser; mais le meurtrier levant son tomahuwk se disposait à achever sa victime, quand les assistants accoururent, et sauvèrent le Père.
Ces tempêtes passagères n'avaient pas empêché. les Missionnaires de continuer l'étude de la langue, et le P. de Brébeuf de mettre la dernière main à son dictionnaire et à sa grammaire. Ces deux ouvrages furent d’un très-grand secours pour ses frères. Sept d'entre eux étaient déjà capables de se faire comprendre. Pour aider leur travail le P. de Brébeuf avait composé un certain aombre d'instructions en huron, qu'ils apprenaient par cœur pour les donner aux néophytes.Il ies exercail surtout à se rendre familier le petit catéchisme du P. Lédesma qu’il avait traduit.
Les mauvais jours qui venaient de s’écouler, n’avaient pas permis au P. de Brébeuf de réaliser sou projet de transférer ailleurs la résidence d'Ihonatiria. Celle qu’il avait établie à Ossossane, et où se passèrent les scènes terribles dont nous avous parlé, ne pouvait pas suffire. 11 avait jeté les yeux sur Teanaustayae, le plus considérable du pays, et au printemps de 1635, l'heurelui parut venue de faire ce changement. Le nouveau village s’éiait longtemps montré achürné contre & foi, et de son sein étaient sorties de bien noires calomnies et ies ds les plus criminels contre les Missionnaires; mais :: P. de Brébeuf y comptait quelques amis