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Nation huronne. — Départ du P. de Brébeuf entravé. — Hiver passé avec les Algonquins. — Etude de la langue, — Voyage chez les Hurons. —
Parmi les différentes nations qui se partageaient les forêts du Canada ou ses environs, on distin-
œuait d'abord les différentes tribus d’origine algonquine, qui menaient une vie nomade et
fans habitations fixes, puis deux peuples d’un
‘caractère très-tranché, qui n'étaient pas errants comme leurs voisins, mais qui vivaient en villages Avec des cabanes stables : l'un, l’Iroquois, placé entre la colonie française et celle des Anglais, seryant l'une ou l’autre selon ses intérêts, mais le plus souvent ennemi des Français et de leur reli-
ion; — l’autre, le Huron, l’allié des Français dès Je principe. Il leur fut constamment fidèle, et c’est te qui lui mérita de devenir le centre de travaux Bpostoliques, qui forment une des pages les plus Slorieuses et les plus émouvantes de l'histoire du
30 PUEL:S LT IROQUOIS.
Canada, Sa conquûte à la foi devait favoriser e même temps le développement de la colonie, c'est pour cela que Champlain l'encourageait d tout son pouvoir.
Les Hurons étaient déjà en relation régulièr avec les Français. Au moment de l’automne, leu voyageurs descendaient à la colonie dans leu légers canots d’écorce et échangeaient les fourrure: fruits de leur chasse, contre les produits eurc péens. Pour leur épargner la peine d'aller jusqu Québec, les agents du commerce allaient au devar d'eux avec leurs marchandises et faisaient leur échanges à quelque endroit connu sur les bords d grand fleuve. Le lieu le plus fréquenté à cette épo que pour cet objet, était une pointe déserte sur | rive droite du Saint-Laurent, à six kilomètres à la ville qui porte aujourd'hui le nom de Sorel. U hardi fait d'armes de Champlain l'avait rendu célèbre, et iui avait valu le nom historique d Cap de la victoire. À la tête de quelques soldats € suivi par des Tiurons et des Algonquins, ilava attaqué et détruit là une bande de cent Iroquois Les deux missionnaires allèrent jusqu'à c poste au devant des Hurons, pour profiter de leu retour et remonter avec eux dans leur pays. Le Hurons arrivèrent enfin, mais on attendait ave eux le P, Nicolas Viel, Récollet qui était depui deux ans chez eux. Son absence inspira de l'in quiétude sur son sort. Les récits des sauvage:
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rassurer. Ils racon-
un rapide dans la rivière des Prairies. C'était un * mensonge qui couvrait un crime, et les mission-
naires ne tarèrent pas à connaître la triste
” vérité.
Nr MUST
Le P. Viel avait été assassiné par les conducteurs de son canot, trois païens connus pour leur haine de la foi. Dans la crainte d’être compromis par les dépositions du jeune Aentic, catéchiste et compagnon du missionnaire, ils ne reculèrent pas devant un second meurtre, et ils jetèrent les deux cadavres dans le rapide, qui depuis a été nommé le Saut au Récollet. Ils apportèrent aux Fran-
fragments de son journal, tracé sur une écorce de bouleau. On recueillit ces objets comme des reli-
Toutefois cette mort qu'enviaient les mission-
sans guide, sans truchement, dans l'expédition contentèrent pour cette fois de se mettre en rapport
Ïs trouvèrent de la sympathie; leur bonté et
! leur dévouement provoquèrent des témoignages
d'affection. Mais après ce qui vanait de se passer,