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CHAPITRE PREMIER, — LES EAUX METEORIQUES

dans les temps froids, rare en conséquence au voisinage de l'équateur, où elle constitue un phénomène exceptionnel, de plus en plus fréquente à mesure qu^on se rapproche des pôles. On a compté en moyenne :

2 jours 1/2 de neige par an à Marseille.

13 — — Paris.

20 — — Bruxelles.

64 — — Stockholm.

Elle tombe sur les montagnes en minces cristaux blancs, à base hexagonale, de formes très fines et parfaitement régulières, tandis qu'aux basses altitudes, dans les régions moins froides, les cristaux se soudent entre eux et forment des flocons blanchâtres, de trop faible poids spécifique pour vaincre aisément la résistance de l'air, qui flottent en conséquence au gré des moindres mouvements de l'atmosphère et descendent lentement en décrivant des trajectoires incertaines et irrégulières. Par suite de ce faible poids spécifique (densité 1/10 à 1/14 de celle de l'eau)^ la neige couvre le sol d'une couche relativement épaisse, qui s'y maintient^ si la température reste inférieure à celle de la fusion de ia glace, mais en se tassant peu à peu, devenant plus compacte et pouvant atteindre, au moment où commence le dégel, une densité sensiblement plus grande (parfois 1/4 de celle de l'eau). ' .

On connaît mal le mode de formation de la grêle^ qui se produit en toutes saisons, mais plus particulièrement durant les chaleurs, accompagnant fréquemment les orages, les coups de vent brusques. Elle se présente sous la forme de petites masses arrondies, mais irrégulières, blanches ou grisâtres, présentant habituellement un noyau opaque entouré de couches concentriques de glace. Les grêlons pèsent souvent de 1 à 5 grammes : on en a recueilli qui atteignaient la grosseur d'un œuf de pigeon, on en cite dont le poids dépassait 100 grammes.

Il convient de classer également parmi les eaux météoriques la rosée, qui se forme par condensation de la vapeur d'eau contenue dans la couche de l'atmosphère la plus voisine du sol, au contact de la terre ou des plantes refroidies par le rayonnement nocturne. L'influence du rayonnement dans ce phénomène est

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