‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 110 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

- HYDROLOGIE

miné, parce qu'elle contient des substances ou des g-ermes nuisibles ou de trop fortes proportions de corps solubles, admissibles seulement à une moindre dose, mais qui bien souvent ne justifieraient pas à elles seules des conclusions positives, surtout quand il s'agit d'eau potable. On devra toujours, dans ce dernier cas, se renseigner sur la provenance de l'eau, sur les terrains qu'elle traverse, sur les causes d'altération auxquelles trop souvent elle est exposée, rechercher l'influence qu'elle peut avoir sur la santé des populations qui en font usage, discuter la probabilité plus ou moins grande de la prolongation de l'état actuel ou d'une contamination progressive par le fait du développement delà population, de la culture ou de l'industrie. On recherchera de préférence pour cet usage les eaux provenant de contrées désertes, de pays recouverts d'une végétation sauvage ; on évitera celles qui seraient puisées dans les terrains marécageux, dans le voisinage des centres habités, des puisards, des fosses, des cimetières, etc.

5S. Aoaîyîse eMmiqn®. — Quoi qu'il vienne d^ètre dit au sujet du contrôle auquel il convient de soumettre les résultats de l'analyse chimique, c'est un mode d'investigation qui s'impose et auquel on doit toujours avoir recours.

Comme l'analyse complète d'une eau est une opération fort longue, délicate et coûteuse, on se contente fréquemment de la détermination quantitative d'un certain nombre de substances plus particulièrement intéressantes suivant les cas, et l'on préfère * des méthodes rapides d'essai, qui suffisent souvent à comparer entre elles diverses eaux et à les différencier.

Malheureusement, les résultats fournis par les divers laboratoires sont souvent obtenus par des procédés diff'érents et formulés d'après des désignations variables, de sorte que les comparaisons, si nécessaires, deviennent trop souvent impossibles : les chiffres présentés sont tantôt des cent millièmes en poids, iiiulôl des milligrammes par lit7^e,e[c. ; ici on entend par manière organique la perle au feu par calcination du résidu sec, là c'est le poids d'oxygène emprunté au réactif (permanganate de potasse), etc. Une entente générale serait bien désirable à cet égard

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