‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 111 sur 415 · CHAPITRE YIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIII

- REGiJERGIlE ET APPRÉCJATÏON DES EAUX 143

elle Congrès international qui la réaliserait rendrait un véritable service à la science.

D'ailleurs, et quelles que soient les méthodes mises en œuvre, il importe au plus haut point que la prise d'échantillon soit faite avec les soins désirables. Deux litres sont nécessaires pour l'analyse ordinaire, 5 à 40 pour l'analyse complète. On recommande de les recueillir dans un flacon de verre incolore, n'ayant jamais contenu d'autre liquide, qu'on lave plusieurs fois dans l'eau même dont on veut faire l'analyse, et qu'on remplit ensuite en puisant l'eau à Tendroit où elle est le plus àl'abri de tout mélange, de tout contact étranger, au milieu du courant dans les rivières, à une profondeur moyenne dans les lacs, toujours quand le régime est normalement établi : le flacon est fermé au moyen d'un bouchon de verre rodé à l'émeri ou de liège neuf et sain ; il est cacheté, étiqueté et porté le plus rapidement possible au laboratoire, où l'analyse doit être aussi entreprise sans relard.

Les recherches auxquelles on procède le plus souvent portent sur la proportion de matières en suspension^ de gaz dissous et notamment A'oxygène libre ; on détermine presque toujours le résidu solide total, la quantité de matière organique ou les éléments organiques (carbone et azote organiques, azote albuminoïde, etc.), on recherche la chaux^ la magnésie^ le chlore^ les nitrates, les sulfates, parfois certains minéraux comme le plomb, certaines substances organiques de nature particulière comme l'urine, le purin, etc. On doit soigneusement contrôler et discuter les chiffres trouvés, pour ne pas s'exposer à des conclusions inexactes ; la présence du chlore^ des matières organiques, des nitrates,, est souvent considérée par exemple comme la preuve certaine d'une contamination antérieure, mais le chlore peut provenir du sel marin entraîné fort loin dans l'intérieur des terres par les vents qui viennent de l'océan ; les matières organiques sont souvent en aussi forte proportion dans les eaux des contrées vierges que dans celles des régions les plus peuplées, les nitrates attestent une transformation complète des matières azotées el, par suite, une épuration efficace ; une interprétation mélhodique des résultats de l'analyse est donc particulièrement à recommander.

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