‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 112 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

Parmi les procédés rapides, Vessai hydrotimé trique tient le premier rang- : il a pour objet de déterminer la dureté ou la crudité d'une eau, ou, en d'autres termes, la proportion de sels terreux ou magnésiens qu'elle contient, en utilisant la méthode indiquée par Boutron et Boudet en 1856 et qui est basée sur cette observation de Clarke, que l'addition dans Feau d'une dissolution alcoolique de savon y fait apparaître la mousse seulement après précipitation, sous forme de grumeaux, de la chaux et de la magnésie combinées avec les acides gras ; chaque degré hydrotimétrique correspond à un cent millième de carbonate de chaux. Le procédé demande à être appliqué avec précaution ; il faut savoir distinguer la mousse caractéristique de la fausse mousse, qui se produit souvent un peu plus tôt, avant la précipitation des sulfates ; dans ce cas, il est à recommander de faire l'essai sur Feau naturelle, puis sur la même eau après ébullition, on trouve deux résultats différents, le second plus faible que le premier correspond aux sulfates seuls. 11 convient de mentionner ici qu'en Allemagne chaque degré de hàrte correspond à un cent millième de chaux et non de carbonate, qu'en Angleterre le degré de hardness représente un soixante-dix millième de carbonate, de sorte que le premier correspond à 400/56, le second à 100/70 d'un degré hydrotimétrique français.

âS. KnLameai micrograpliiqiie. — - La détermination de la qualité d'une eau, surtout lorsqu'elle est destinée à la boisson, comporte nécessairement aujourd'hui la recherche des bactéries, des germes organisés microscopiques qu'elle renferme : tantôt on se borne à faire la numération de ces germes sans les différencier entre eux, tantôt on cherche à déterminer certains germes caractéristiques, ceux notamment qui sont considérés comme spécifiques pour certaines maladies et qu'on désigne en conséquence comme appartenant à des espèces pathogènes^ par opposition aux espèces banales, aux organismes inofîensifs ou indifférents dits saprophytes.

La numération se fait après ensemencement dans un milieu de culture liquide ou solide, par projection, de quelques gouttes de l'eau à examiner, soit pure, soit préalablement diluée dans une

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