LES EAUX MÉTÉORIQUES
pures en mer ou sur les hautes montagnes que dans Tintérieur des terres et surtout au voisinage des lieux habités. Les brouillards, la rosée, qui proviennent des couches les plus basses de l'atmosphère et se transforment au contact même du sol, sont particulièrement riches en impuretés de toute sorte.
Ces eaux contiennent toujours beaucoup de gaz dissous — 20 à 40 centimètres cubes par litre, d'après Peligot. On y trouve constamment, outre Yoxygène et Vazote, qui n'y sont pas d'ailleurs dans la proportion où ils étaient mélangés dans l'air, mais dans celle de leurs coefficients respectifs de solubilité, une certaine quantité d'acide carbonique .
La quantité de matières solides en dissolution ne dépasse guère d'habitude 0 gr. 050 par litre. Mais la nature en est très variable : nitrates, sulfates, chlorures, oxydes, alcalis, etc. On y trouve partout des traces de sels de soude ; et le chlorure de sodium y est d'autant plus abondant qu'on se rapproche de la mer : on en a constaté 0 gr. 0035 à Paris, 0 gr. 007 à Marseille, 0 gr. 015 à Fécarap. U acide nitrique s'y rencontre presque toujours à l'état de nitrate d'ammoniaque (0 gr. 00184 à 0 gr. 036 d'après Barrai) et s'y montre plus abondant d'ordinaire au moment des orages. A Paris et dans les pays manufacturiers en général, on y trouve de V acide sulfurique. ammoniaque y est constamment en proportion notable (0 gr. 001 àO gr. 010 d'après Barrai et Boussingault), plus forte d'ailleurs au commencement des averses qu'à la fin^ aux basses altitudes que sur les montagnes^ dans les années sèches que dans les années pluvieuses; et elle augmente au contact du sol, dans la neige qui y séjourne par exemple, dans le brouillard ou la rosée. Les matières organiques^ par contre, ne s'y rencontrent qu'en assez faible quantité : cependant la Commission anglaise de la Pollution des rivières y a trouvé 0 gr. 00026 à 0 gr. 00372 de carbone organique et 0 gr. 00003 à 0 gr. 00006 d'azote organique par litre ; tandis que l'observatoire de Montsouris signale seulement 0 gr. 00002 à 0 gr. 00035 d'azote organique.
Les bactéries^ nombreuses dans l'air, sont nécessairement entraînées par les eaux météoriques. Il en résulte que l'atmosphère est d'autant plus pauvre en germes que les pluies sont plus