CHAPITRE IX
- TRAVAUX DE CAPTAGE
des écartemenls réguliers et présentant leur tranche au courant ; en les disposant dans ie sens vertical ou avec une légère inclinaison, on rend possible et facile l'enlèvement des corps solides qui y sont retenus, au moyen de râteaux, dont les dents pénètrent dans les intervalles des fers plats et qui peuvent être manœuvrés à la main ou commandés mécaniquement. On les a aussi formées parfois de cadres doubles garnis de toiles métalliques,
qui se font contrepoids et qui s'emploient alternativemeni, Tun étant relevé ou en nettoyage pendant que l'autre est en service.
Quelles que soient les dispositions adoptées, les conduites de prise d^eau sont exposées à l'envasement, et il est utile d'avoir à sa disposition le moyen d'y produire^ de temps à autre, des chasses pour en réaliser le nettoyage périodique.
L'établissement des conduites de prise d'eau rencontre quelquefois des obstacles tels qu'on est obligé de les faire remonter au-dessus du niveau de l'eau pour les faire redescendre ensuite : elles fonctionnent alors par siphonnement ; et, pour y assurer l'écoulement constant, il faut disposer de moyens spéciaux qui permettent dV réaliser et d'y maintenir l'amorçage. Cette disposition a été adoptée pour certaines prises d'eau dans le Bas- Rhône, afin d'éviter la coupure des digues, et l'on a placé un
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éjecteur au point haut de chaque siphon. On la trouve aussi
appliquée à deux usines du service des eaux de Paris, celles de Bercy et de Javel : un tuyau de petit diamètre y relie le point
haut du siphon à l'aspiration des pompes élévatoires, dont le jeu se trouve ainsi utilisé pour le mainlien de l'amorçage.
60. CalerIciS on puHs de eaptage dans leis graTici*$ii d'allnvion. — En vue d'éviter les troubles qui constituent l'inconvénient le plus sensible des eaux de rivière, on substitue souvent, aux prises directes dans le lit, des galeries ou des puits de captage dans les dépôts de graviers qui se rencontrent fréquemment sur les bords. L'eau ainsi recueillie est généralement claire en tout temps.
Ce système paraît avoir été appliqué pour la première fois à Toulouse, sur les bords de la Garonne, par d'Aubuisson, en 4825-1828. Le succès de la tentative provoqua de nombreuses imitations : les distributions d'eau de Lyon et de Nîmes, créées par Aristide Dumont, qui se fit Fardent propagateur du procédé, celles d^Angers, de Nevers, de Blois, en France, celles de Perth en Ecosse, de Dresde et Magdebourg en Allemagne^ de Florence en Italie^ de Budapest en Hongrie, etc., sont basées sur ce mode d'alimentation.
On admettait à l'origine que Feau ainsi obtenue provient du