‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 16 sur 415 · CHAPITRE|PREMTER.— LES EAUX MÉTÉORIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE|PREMTER.— LES EAUX MÉTÉORIQUES

qu'on dispose aux points élevés dans le voisinage des lignes de partage des eaux, parce que, surtout en pays imperméable, elles fournissent de précieuses indications au sujet des quantités d'eau qui s'écoulent de part et d'autre sur les versants. Jusqu'à présent cependant on n'a pas utilisé les relevés obtenus de la sorte pour la prévision des crues des cours d'eau, faute d'avoir des observations assez nombreuses et assez prolongées pour en déterminer les lois ; et l'on se contente provisoirement de calculer les montées des cours d^eau principaux au moyen de formules empiriques dans lesquelles entrent seulement les hauteurs des montées constatées sur les affluents. Les stations sont confiées le plus souvent à des cantonniers, à des gardes ou autres agents subalternes des diverses administrations, parfois à des instituteurs ou même à des observateurs libres et bénévoles.

Fréquemment on transforme les stations pluviométriques en petites stations météorologiques, par l'addition de quelques appareils simples, baromètre, thermomètre, psychromètre, etc. En raison de cette observation que la température moyenne du jour s'écarte peu de celle qu'on relève à 9 heures du matin, c'est habituellement à ce moment qu'on procède au relevé des divers instruments et en particulier du pluviomètre. Les indications obtenues sont transmises pour chaque région à un bureau météorologique, chargé de les centraliser, de les grouper, de les publier périodiquement, s^'il y a lieu, sous forme de tableaux ou de diagrammes.

i». Régime des pluicfii. — Il en résulte que la répartition des eaux météoriques présente suivant les localités et les époques de très grandes variations.

Celles que Ton constate d'une région à l'autre, les variations géographiques^ constituent l'une des circonstances qui caractérisent les climats. En règle générale, la quantité de pluie tombée, très abondante à Téquateur, devient moindre à mesure qu'on s'en éloigne pour se rapprocher des pôles, en d'autres termes elle diminue quand la latitude augmente : mais cette règle souffre de nombreuses exceptions, puisqu'il y a des pays voisins de

Péquateur, comme la côte du Pérou, le Sahara, où il pleut très rarement, tandis qu'on rencontre des régions où les pluies sont abondantes et qui en sont très éloignées.

D'autres causes influent en effet de manière très marquée sur les précipitations atmosphériques : le relief du sol notamment donne lieu à des variations topographiques importantes dans une même région. Dausse a observé, il y a déjà soizxante ans, qu'il tombe plus d'eau sur les montagnes que dans les plaines, et il a énoncé cette loi que a la quantité d'eau augmente avec l'altitude » ^ Mais là encore il n'y a pas proportionnalité ; et, à altitude égale, les résultats sont souvent fort différents : Belgrand a montré que la pluie augmente quand on se rapproche de la mer, Cézanne, qu'elle est influencée par la rapidité des pentes. L'exposition, par rapport à la direction des rayons solaires ou à celle des vents régnants, détermine aussi des différences de régime : on trouve souvent la neige en abondance sur le versant suisse du Saint-Gothard exposé au nord, quand le

(1) Première loi de Dausse, Annales des Ponts et Chaussées, 1842.

CHAPITREIPREMIER. —

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