CHAPITRE XL — ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ
94. Rappel des foriuule!» de riiyili*aiiliqae. — Les lois de l'écoulemeat dans les aqueducs libres et les -conduites forcées sont celles d'ailleurs dont il est traité dans les cours d'hydraulique^ et il suffira de rappeler ici les formules habituellement employées pour résoudre les problèmes qui se présentent dans la pratique et au moyen desquelles ont été dressées les tables usitées pour faciliter les calculs.
Pour les aqueducs libres, ce sont encore les formules dues à de Prony et à Darcy et Bazin qui sont le plus généralement appliquées, au moins en France. Elles donnent Tune et Taulre une relation entre la pente I, le rayon moyen R (égal au rapport de la section Q au périmètre mouillé yj et la vitesse moyenne U. La formule de Prony :
RI = al] H- bW
qui comporte deu>: coefficients constants : a = 0,000044 et b =0,000309, a le grave défaut de ne tenir aucun compte de la rugosité des parois, qui varie dans des limites très étendues et a une influence considérable sur la vitesse dans les conduits de petite section. Celle de Darcy et Bazin :
présente au contraire un coefficient variable ^i, qui est précisément destiné à faire dans les calculs la part de la rugosité, en prenant suivant les natures des parois des valeurs différentes, savoir :
0,00015 (1 -j- — j pour les parois très unies(ciment lissé, bois raboté, etc.). / 0,07 \
0,00019 ( 1 -| — j pour les parois unies (pierre de taille, briques, planches, etc.).
0,00024 M -| ^ j pour les parois peu unies (maçonnerie de moellons, etc.).
/ 1,25 \ 0,00028 1 -I — pour les parois en terre .
A l'étranger, d'autres formules, dues à Ganguillet et Kutter, Robert Manning, Humphreys et Abbot^ sont employées concurremment avec les précédentes : plus compliquées, parce qu'elles font entrer la pente I avec le rayon moyen R dans l'expression