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PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE

La seclion transversale n'ayant plus nécessairement la forme d'un trapèze ou d'un rectangle, il convient de choisir, par raison d'économie, celle qui, pour un même périmètre mouillé, donne la plus grande surface d'écoulement, ou, en d'autres termes, celle qui aura le plus grand rayon moyen, et qui par suite donnera la vitesse la plus considérable et le plus fort débit. Or, si Ton représente par 1 la vitesse que prend l'eau dans un canal rectangulaire dont la hauteur est le double de la base, on trouve que : dans le carré équivalent la vitesse sera 1,07 dans le double carré — 1,09

dans le demi-hexagone — 1,13 dans le demi-cercle — 1,15

De toutes les figures géométriques^ c'est le cercle qui est la plus avantageuse à ce point de vue. Comme rien n'empêche de la réaliser— ce qui serait impossible pour une rigole en terre-— on voit que, par là encore, l'aqueduc maçonné a une supériorité manifeste.

L'addition d'une couverture^ qui garantit l'eau contre les contaminations du dehors — eaux de ruissellement, poussières de toute espèce, développement de la vie animale et végétale — et protège efficacement la maçonnerie elle-même contre les effets désastreux des variations extrêmes delà température, constitue, pour ce genre d^ouvrage, une amélioration précieuse et qui peut être obtenue à peu de frais, pourvu qu'on donne à Tensemble une forme rationnelle, étudiée de manière à réduire au minimum les cubes de déblai et de maçonnerie. Si l'on observe, en effet, que les parois d'une galerie établie en tranchée sont appuyées par le sol naturel et ne peuvent se renverser vers l'extérieur, et qu^une voûte légère en plein cintre ne donne pour ainsi dire point de poussée aux naissances, on conçoit qu'on puisse arriver sans peine à obtenir, même avec une épaisseur de maçonnerie très réduite, l'équilibre entre les efforts : c'est une sorte de tuyau qu'on arrive à constituer; et, comme l'eau doit y couler sans pression, il suffira d'une épaisseur très réduite, variable avec la grandeur de la section et la nature des matériaux, pour réaliser la résistance nécessaire. La constance de la température peut y être pratiquement obtenue, pour peu que le dessus de la couver-

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