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CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ 24S

de 350 mètres de profoadcur. Par coatre, la pression intérieure, à laquelle les siphons sont nécessairement soumis, en fait la partie la plus vulnérable des dérivations : aussi l'usage s'est-il introduit de les doubler, toutes les fois qu'on le peut, et même de placer autant que possible chaque file dans une tranchée distincte, pour qu'un accident sur l'une ne provoque pas le tassement et la rupture de l'autre. Comme toutes les conduites forcées, les siphons s'exécutent le plus souvent en fonte : c'est en fonte qu'ont été construits ceux des dérivations parisiennes (Dhuis, Vanne, Avre), de la dérivation de Naples, de celle du Loch Katrine pour Glasgow^ etc. On a recours à d'autres matériaux seulement dans des circonstances spéciales : par exemple, la maçonnerie est employée quand les pressions sont faibles, comme au canal Gavour à la traversée de la Sesia^ au grand canal de Pavie, à celui des Alpines, etc. ; la tôle de fer ou d'acier rivée pour les fortes pressions et les grands diamètres, comme à la Lauvière (canal du Verdon, diamètre 2 m. 30), à l'arrivée à Paris des eaux de l'Avre (diamètre 1 m. 50), etc. ; la fonte frettée dans des cas analogues (dérivation du Loing et du Lunain, siphon de Maurecourt) ainsi que le ciment armé (siphon de Ghennevières, diamètre 2 mètres). Un des siphons du canal du Verdon, celui de la Trempasse^ a été simplement creusé dans le sol compact et rocheux, et un enduit a suffi à y réaliser l'étanchéité ; sous le torrent du Drac, pour les eaux de Grenoble, on a établi un souterrain elliptique en maçonnerie, qui renferme le siphon proprement dit, composé de deux conduites en fonte, et le même dispositif avec conduites en acier a été adopté à Liverpool, sous la Mersey, pour l'eau de la Virnwy ; sous la Seine, à Glichy puis au pont de la Concorde, sous rOise, en amont de Maurecourt, on a creusé, au moyen du bouclier, en 1894, 1896 et 1898, des souterrains de section circulaire et de 1 m. 80 à 2 m. 30 de diamètre, dans lesquels passent à même les eaux d'égout de Paris. Les siphons en fonte sont ordinairement posés en terre sur tout leur parcours ; mais il arrive qu'au fond des vallées on rencontre des parties

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