‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 20 sur 415 · ÉVAPORATION. RUISSELLEMENT. INFILTRATION · texte numérisé non relu

ÉVAPORATION. RUISSELLEMENT. INFILTRATION

Sommaire : 13. Division des eaux à la surface du sol ; 14. Importance et mesure de l'évaporation; 15. Evaporation par les surfaces d'eau ; 16. Evaporation par le sol ; 17. Ruissellement; 18. Infiltration.

IB. Divis»îoii des eaux, à Sa surface du sol. — - Parvenues à la surface du sol, les eaux météoriques se divisent aussitôt en trois parties : Tune retourne directement à l'atmosphère à Tétat de vapeur, une autre pénètre et imbibe lentement les parties poreuses ou fissurées du sol, et la troisième coule à la surface même, gagnant par les pentes les plus rapides le thalweg le plus proche, sans qu'il y ait de distinction à faire entre la pluie, d'une part, et de l'autre la neige ou la grêle, qui ne tardent pas d'ordinaire à fondre et subissent dès lors avec un léger retard les mêmes effets que la pluie. Il n'y a d'exception que sur les hautes montagnes, où les neiges s'accumulent et constituent les névés et les glaciers.

Le partage s'opère d'ailleurs entre V evaporation,, \ infiltration et le ruissellement suivant des proportions très variables. Sur des crêtes rocheuses et nues, à pentes rapides, et par un ciel couvert, le ruissellement domine ei il n'y a presque ni infiltration, ni évaporation; dans le Morvan, en hiver, Vignon a vu ruisseler les 98 centièmes de l'eau tombée. Belgrand a signalé un cas où toute l'eau est au contraire absorbée par le sol : c'est celui des sables

Page 1