‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 21 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. - JIYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - JIYDROLOGIE

de Fontainebleau, de texture très fine, en couche épaisse, où l'eau pénètre et s'infiltre immédiatement à grande profondeur, sans qu'aucune portion en soit évaporée. Enfin sur un terrain plat et compact, exposé au soleil, tout est transformé en vapeur. Ce sont là des cas extrêmes, entre lesquels viennent se ranger une foule de cas intermédiaires, résultant des circonstances très diverses qui influent sur la répartition des eaux météoriques, et qui, en dehors de la température et de Tétat hygrométrique de l'air, incessamment variables^ dont le rôle est toujours important, comprennent en première ligne les conditions topographiques et la constitution géologique du sol.

En effet, si les accidents orographiques ne forment pas de saillies assez prononcées pour avoir une action bien sensible sur les mouvements généraux de l'atmosphère, puisque la plus haute montagne du globe, l'Himalaya, n'a que 8.600 mètres de hauteur, à peine 1/700 du rayon de la terre; le mont Blanc, le pic le plus élevé de l'Europe occidentale, 4.810 mètres seulement, le mont Rose 4.638, l'Etna 3.300, le pic du Midi 2.877 et ne sont tout au plus que des rides à la surface de la sphère terrestre, ils ont au contraire une influence considérable sur les mouvements locaux et en particulier sur la répartition des eaux qui tombent du ciel : les chaînes de montagnes^ les collines, les ondulations du sol constituent les bassins^ les i^ersanls^ les vallées^ dont les pentes règlent l'écoulement des pluies et dont les crêtes forment les lignes de 'partage des eaux. Si l'on jette les yeux sur une bonne carte à courbes de niveau, où le relief apparaît avec une grande

netteté, il est facile de distinguer les mamelons^ les pics^ les cretojqui constituent les saillies les plus prononcées, et lesco/^ ou

Page 1