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CHAPITRE II. - ÉVAPORATION, RUISSELLEMENT, INFILTRATION

dépressions qui les séparent : chacun de ces cols forme une concavité où le plan langent est horizoutal et où par suite les eaux ont uae tendance à séjourner, formant des lacs ou des marécages ; de part et d'autre les pentes s'accentuent, ce sont les versants sur lesquels Teau s'écoule et ruisselle, en formant de petits coui's d'eau, dont la réunion constitue plus loin des rivières dans les thalwegs principaux des vallées de part et d'autre. La ville de Versailles occupe un col entre les chaînes de collines que couvrent les bois de Satory et de Marly : le terrain s'incline en pente douce vers l'est, pour former le vallon du rû de Marivel, vers l'ouest où coule le rû de Gally. Le col du Saint-Gothard, où l'on trouve un petit lac, est l'origine de quatre vallées par où s'écoulent les eaux provenant des glaciers du massif : c'est là que le Rhône et le Tessin, le Rhin et la Reuss prennent naissance. Le massif du Mont-Blanc ne présente pas de col prononcé, mais ses deux versants servent de point de départ du côté français aux rivières de l'Arve et du Trient, du côté italien à la Dora, affluent du Pô. 11 y a un rapport si direct, si nécessaire entre le relief du sol et le mode d'écoulement des eaux, qu'on peut réciproquement, à l'aspect d'une carte hydrographique^ reconstituer les grandes lignes orographiques de la région, les faites principaux et secondaires, les bassins, etc. Seuls les plateaux absorbants, où il n'y a pas de ruissellement superficiel et pour lesquels la carte n'indique aucun cours d'eau, échappent à cette règle générale.

La répartition des eaux pent être aussi profondément modifiée suivant que les terrains sur lesquels elles tombent se laissent plus ou moins pénétrer par elles, suivant qu^ils sont plus ou moins perméables. Si les eaux tombées du ciel rencontrent un terrain imperméable^ elles ruissellent sur toute la surface, courent dans chaque pli de terrain, forment une infinité de petits écoulements ; partout où elles rencontrent des terres un peu ameublies par l'action des agents atmosphériques ou par la culture, partout où elles se trouvent en contact avec des accumulations de débris végétaux, une partie s'infiltre dans les pores des dépôts ou des terres, y séjourne quelque temps pour réapparaître ensuite sous forme de petites sources ou de simples suintements. Ces suintements durent un certain temps après les pluies, puis leur volume

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