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PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

et à des perles de charge trop considérables. L'emploi d'un double battement permet de réduire autant qu'on le veut, à la

condition de donner une forme spéciale à la couronne mobile, la surface exposée à la pression ; et c'est par cet artifice qu'on a obtenu les soupapes dites équilibrées^ dont un type^ en forme de cloche, est assez répandu et avait reçu notamment une application en grand aux anciennes machines élévaloires de Chaillot (Paris).

Lorsqu'on désire offrir une section considérable au passage du liquide, sans donner aux pièces mobiles un trop grand poids ou des formes compliquées, on renonce fréquemment à l'emploi d'un grand clapet unique et on le remplace par des clapets multiples. Dans cette catégorie se rangent les soupapes formées de couronnes concentriques indépendantes, avec sièges plans ou élagés en forme de cône; de même les soupapes juxtaposées à charnières parallèles, appliquées par la maison Farcot à quelques-unes des grandes pompes de la ville de Paris, à Saint-Maur et Ivry, et qui sont pressées par des ressorts à boudin en caoutchouc réglables à volonté et au

besoin de l'extérieur; de même aussi, les soupapes-disques en caoutchouc, avec ressort en spirale, de la maison Worthington, et celles du type Corliss, avec disque très mince en cuivre et ressort spirale aplati, que le Creusot a employées à l'usine de Javel (Paris), et qui, légères et très mobiles, convenant par suite très bien aux pompes à grande vitesse, ont reçu depuis de fréquentes applications; citons encore les petits clapets genre Girard, à ressorts extérieurs, appliqués au nombre de douze par groupe à l'usine de Colombes (eaux d'égout de Paris),

ghapitrp: XII. —

ELEVATION MÉGANIQUE DE L'EAU

Souvent les soupapes dormantes sont rejetées hors du corps de pompe, dans des boîtes spéciales ou chapelles, disposées au-dessus, au-dessous ou à côté, ou encore dans un autre corps cylindrique placé latéralement : l'un et l'autre arrangement permet de leur donner des sections aussi considérables qu'on peut le désirer. Il est plus difficile de parvenir à ce résultat pour les soupapes mobiles, qui sont entraînées par le piston ; de là une infériorité marquée de ce type dans bien des cas, malgré les artifices plus ou moins ingénieux auxquels on peut recourir pour y élargir autant que possible les passages d'eau.

91. Aspiration. — Les pompes, on l'a dit plus haut, ne peuvent aspirer l'eau qu'à une hauteur sensiblement inférieure à celle qui correspond à la pression atmosphérique, 7 à 8 mètres au plus. Encore ne peut-on approcher de cette limite qu'en écartant soigneusement toute cause de perte de charge^ comme les coudes, les étranglements, les tuyaux longs et étroits, tout ce qui serait de nature à diminuer le vide, comme les imperfections des joints, les rentrées d'air, les cantonnements de gaz, les espaces nuisibles^ etc.

Si des circonstances spéciales s'opposent à la suppression d'un point haut oii l'air s'accumulera, il est possible de parer à tout inconvénient de ce chef en y disposant, pour l'évacuation de cet air, soit un éjecteur, soit un petit tuyau spécial en relation directe avec une pompe aspirante, et en prenant garde que l'air ne pénètre dans le corps de pompe par grosses bulles au risque d'y produire des chocs dangereux.

Dans certains cas, on est amené à placer sur le parcours de la conduite d'aspiration un réservoir d'air (\\n en régularise le fonctionnement : cette addition est à recommander notamment, quand la longueur de la conduite dépasse 15 mètres et la hauteur d'aspiration 6 mètres. On entend par réservoir d'air une cloche dans laquelle l'air dégagé par l'effet du vide va s'accumuler et forme une sorte de matelas élastique, très aisément compressible : au moment oii il y a un appel vers le corps de pompe, l'eau baisse rapidement dans cette capacité et l'air s'y détend ; il se comprime ensuite et l'eau remonte, quand la fernieture du clapet

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