PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE
vient brusquement détermiaer l'arrêt delà colonne liquide en mouvement.
Si la provision d'air n'est pas suffisante, OQ l'aug-menle aisément en ouvrant un petit orifice placé sur la cloche et par où pénètre Pair atmosphérique durant Faspiration ; mais le plus souvent Pair, se dégageant en abondance, remplit bien vite la cloche, et, à chaque coup, Texcédent s'échappe en petites bulles, que Teau aspirée entraîne avec elle.
Si la hauteur d'aspiration se trouve dépasser la limite admissible, ce peut être un motif pour écarter les pompes horizontales et donner la préférence aux pompes verticales qu'il est plus facile de disposer à un niveau convenable ; à moins qu'on ne se résigne à employer un organe supplémentaire, la. pompe nourricière^ qui a pour objet d'élever l'eau de quelques mètres jusque dans une bâche où elle sera reprise sans difficulté par les pompes horizontales.
Quand on veut mettre une pompe en service, il faut procéder tout d'abord à \' amorçage, qui consiste à chasser l'air du corps de pompe et à y faire pénétrer l'eau : en faisant fonctionner l'appareil comme pompe à air pendant quelques instants, on y arrive assez vite^s'il n'y a pas de trop grands espaces nuisibles ; on hâte d'ailleurs l'effet, en introduisant d'avance une certaine quantité d'eau dans le corps de pompe. Pour ne pas avoir à renouveler trop fréquemment cette opération, il est bon de se mettre autant que possible en garde contre un désamorçage trop facile : c'est à cet effet qu'on place quelquefois un clapet de pied à l'orifice inférieur de la conduite d'aspiration ; mais cet organe, se trouvant d'ordinaire constamment noyé, échappe à toute surveillance et peut causer par suite des ennuis qu'il est préférable d'éviter ; aussi, après en avoir fait usage comme ailleurs dans les usines élévatoires de la ville de Paris, a-t-on été conduit à les supprimer d'une manière générale.
Rcroalement. — La colonne d'eau, que le piston d'une