‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 226 sur 415 · CHAPITRE XII. - ELEVATION MECANIQUE DE L'EAU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. - ELEVATION MECANIQUE DE L'EAU

pompe doit mettre en mouvement pendant la période de refoulement^ a souvent une assez grande longueur, parfois plusieurs kilomètres : l'inertie de cette colonae est telle que l'onde produite par le coup de piston ne s'y propage pas sans peine et donne lieu à des vibrations, à des soubresauts, qui pourraient devenir dangereux si l'on n'avait pas trouvé des moyens de les atténuer. En conjuguanl, par exemple, plusieurs pompes, de manière qu'elles refoulent alternativemeat à intervalles très rapprochés et déterminent presque un mouvement continu,, on arrive à combattre efficacement ces effets. Mais, pour les supprimer entièrement, il faut placer un organe de régularisation, château d'eau ou réservoir d'air, sur le parcours de la conduite et à une distance aussi faible que possible de la pompe.

Le château d'eau procède de l'idée qui vient tout naturellement à l'esprit, quand on cherche à éviter les inconvénients dus à rinertie de la colonne d'eau, et qui consiste à en réduire la longueur au minimum en plaçant le réservoir d'arrivée le plus près possible des pompes^ comme on l'a fait au xvn^ siècle à Marly^ par exemple, oii la fameuse machine refoulait directement sur le coteau voisin l'eau qu'elle pompait dans la Seine, et qui de là s'écoulait jusqu'à Versailles dans un aqueduc libre, par le seul effet de la gravité. A défaut d'un relief suffisant du sol, on n'en place pas moins le débouché de la colonne ascensionnelle à proximité des pompes, en la dressant verticalement jusqu'au sommet d'une tour ou d'un pylône qui porte une petite bâche, où l'eau refoulée vient s'épanouir et d'où part une deuxième colonne^ juxtaposée à lapremière,mais descendante^^etqui se prolonge ensuite en conduite forcée jusqu'au réservoir qu'il s'agit d'alimenter. Les frères Périer^ à la fin du xviu^ siècle, avaient pourvu d'un château d'eau leur pompe à feu du Gros- Caillou, établie à Paris en un point très éloigné des coteaux; la colonne de la place de Breteuil^ où montait naguère l'eau du

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