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CHAPITRE XIII. — NOTIONS DE GÉNIE RURAL

polysocsow multiples, qui, sur un même bâti, portent plusieurs séries d'outils semblables; en les montant sur un chariot à bascule^ on évite à chaque extrémité de la course un déplacement et un retournement de l'appareil, qui ne vont pas sans perte de temps. A ce même point de vue, la substitution de la traction mécanique à la traction animale serait d'un intérêt considérable : le labourage à vapeur, proposé dès 1618 par Rainsay, est devenu pratique et tend à se répandre de plus en plus dans la grande propriété, depuis l'apparition, au concours de Lincoln en 1854, du système Fowler, qui consiste à disposer, de part et d'autre du champ, deux locomobiles actionnant des treuilS;, entre lesquels se déplace un câble qui

entraîne une charrue polysoc à ^ D

bascule ; l'électricité, dont Tadap- -

talion au labour a été tentée dès 1879 à Sermaize et qui a reçu depuis lors un certain nombre d'applications, est sans doute appelée à donner là aussi des résultats dignes d'attention.

Outre le labourage^ la préparation des terres comporte plusieurs autres opérations, qui ont pour objet de briser et d'émietter les mottes, de nettoyer et d'aérer la terre dans toutes ses parties^ etc. : on les eiïectue communément avec la hei^se et le rouleau. De même que la charrue remplace la bêche dans la grande culture, la herse effectue un travail analogue à celui du râteau, et son emploi remonte aussi à une haute antiquité ; elle se compose d^m certain nombre de dents fixées à un bâti, auquel on attache, par l'intermédiaire d'un régulateur, le crochet d'attelage ; dans les nouveaux modèles, plus légers, les bâtis sont articulés, les dents parfois indépendantes ; quelquesuns sont rotatifs, au lieu d'être traînants ; mais toujours il s'agit d'ameublir la couche superficielle du sol, d'en niveler la surface, de le débarrasser des mauvaises herbes... Le rouleau vient ensuite comprimer le sol, détruire les insectes, resserrer les graines contre la terre : construit autrefois en pierre, plus souvent en bois, il

est ordinairement fabriqué maintenant en fonte et formé de trois tambouj s séparés, portés par un arbre unique que supporte le cadre d'attelage. Dans la culture perfectionnée, on fait précéder

remploi dejla herse et du rouleau de celui d'instruments dits scarificateurs^ extirpateùrs, cultivateurs, qui ne diffèrent que par la forme des dents et sont appelés à fendre ou écroûter le sol, arracher les racines, etc. : le plus souvent, c'est sur un même et

unique bâti porté par des roues que viennent s'attacher les diverses séries de dents, dont Técartement peut varier suivant le travail à effectuer.

103. Kiiseineneement. — Dans les jardins, on fait Tensemencement au plantoir, c'est-à-dire qu'on dépose les graines dans des Irons percés au moyen d'un bout de bois à la profondeur convenable. Dans les champs, la pratique générale est de faire les semis à la volée : le semeur, avec sa provision de grain dans son tablier, parcourt successivement une série de lignes

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