CHAPITRE Xm. - NOTIONS DE GÉNIE RURAL
tas légers sur des séchoirs^ dits cavaliers on perroquets. Après dessiccation, il est Qnbottes, qu'on charge sur des chariots pour les porter dans la grange.
Le travail pénible de la coupe au moyen de la faux, du fauchage, peut être effectué mécaniquement par des faucheuses^
dont le principal organe est une scie mobile, à grandes dents, qui reçoit de l'essieu porteur un mouvement de va-et-vient, et qui, traînant sur le sol, rencontre les tiges des plantes, préalablement divisées en touffes par des sortes de doigts, disposés en avant. L'outil est pourvu d'ailleurs d'une charnière latérale, qui permet de le relever quand il ne travaille pas, de manière à faciliter le déplacement du chariot léger qui le porte. Le travail absorbé par la faucheuse est environ quatre fois plus considérable que celui dépensé par le fauchage à bras : l'emploi des engins mécaniques n'en est pas moins très avantageux dans la grande culture, parce qu'il permet de substituer l'intervention des animaux à celle de l'homme et aussi de procéder plus rapidement à la récolte en profilant plus aisément des moments les plus opportuns. De même que lacoupe^ le fanage peut être effectué au moyen d'un engin mécanique, la /«ne^^-s^, qui a pour principal organe un tambour actionné par les roues porteuses et muni de dents de fourches en acier : mais cet appareil s'est beaucoup moins répandu que la faucheuse, parce que le travail qu'il effectue est relativement facile et peut être fait très souvent à peu de frais par des