DEUXIÈME PARTIE
HYDRx\ULIQUE AGRICOLE
femmes ou des enfants. Lorsqu^on a recours à la faneuse, elle est presque toujours suivie du râteau à cheval^ qu'on emploie
aussi parfois quand le fanage se fait à la main, et qui ramasse les herbes pour les mettre en tas et préparer ainsi le bottelage : il comporte une série de dents, en forme de crochets de grande dimension, toutes mobiles isolément sur l'arbre qui les porte afin de céder sans se rompre, quand elles rencontrent un obstacle résistant, mais qui ne s'en relèvent pas moins toutes ensemble pour déposer les herbes recueillies, quand la quantité en est suffisante. Le bottelage s'opère jusqu'à présent à la main, ainsi que le chargement des bottes sur les voilures, de formes appropriées, qu'on emploie au transport des foins ; il en est de même aussi pour Fengrangement ; on commence cependant à employer des chargeurs et des élévateurs mécaniques.
La récolte des céréales, celle du blé notamment, comporte les mênies opérations, sauf le fanage, qui n'est point nécessaire. La coupe s'effectue encore au moyen de la faucille ou de la faux ; dans quelques régions, dans la Flandre par exemple, on y emploie aussi un troisième outil, \^ sape^ sorte de petite faux à manche court que l'ouvrier fixe à son bras droit, tandis que, de la main gauche, il manie un long crochet, qui lui sert à réunir et à ramener verslui le paquet de blé. La faux devant être maniée des deux mains, ou l'arme souvent, pour obtenir ce même résultat sans l'intervention du bras gauche, d'une sorte de cadre léger en bois