‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 256 sur 415 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

- NOTIONS DE GENIE RURAL

lion des attelages y soit facile, ce qui suppose une dimension minîma de 16 mètres dans les deux sens, on est conduit, dans les petites exploitations, à placer les bâtiments soit en ligne droite suivant l'orientation la plus ^ favorable, soit en équerre, à bran- | | g

ches égales ou inégales, placée de

manière à protéger la cour contre les vents régnants. Dans les exploitations moyennes, les bâtiments s'étendent sur deux, trois, parfois sur les quatre côtés de la cour. Dans les grandes, on est amené à constituer plusieurs groupes de bâtiments, en tenant compte de leur importance relative suivant le type de culture dominant: céréales, élevage, plantes industrielles, etc.; des exigences spéciales résultent de l'emploi des machines, de l'extension de l'outillage mécanique,... mais on continue à les disposer de préférence sur le pourtour d'un quadrilatère central, en évitant d'ailleurs d'occuper complètement le périmètre, afin de réserver la possibilité d'extensions parlielles ou générales: une extension plus importante peut être obtenue ensuite, en doublant la ferme par l'établissement d'une seconde cour, bordée de bâtiments symétriquement placés par rapport à la maison d'habitation qui se trouvera occuper le centre de l'ensemble; on peut aussi dans le même but disposer — les bâtiments suivant des lignes — parallèles, de manière à en permettre le prolongement par le pignon, et réserver des espaces suffisants pour des additions successives.

ton. Ii!iLploUatloBa a^rîe®ïe. — L^introduction rapidement progressive des machines agricoles, l'emploi de plus en plus répandu des engrais chimiques ou composés, conséquences forcées delalutte entreprise contre la concurrence redoutable des produits exotiques, tendent à transformer radicalement la pratique de la culture, qui, de routinière et traditionnelle qu'elle était, tend à devenir de plus en plus rationnelle et scientifique, empruntant à l'industrie ses procédés, mettant en œuvre comme elle un

système complet de comptabilité, destiné à faire ressortir incessamment les gains et les pertes, à établir avec précision les prix de revient pour les opposer aux prix de venle^ à servir par là de guide sûr aux chefs d'exploitation dans la direction de plus en plus délicate des opérations culturales. L'emploi systématique des pesées, à Fentrée et à la sortie^ et la tenue des livres, rigoureusement appliquée aux travaux des champs et de la ferme, permettent en outre de dresser régulièrement le tableau comparatif des éléments de fertilisation enlevés à la terre par les diverses récoltes ou que lui restituent les fumures, d'établir la balance et d'assurer au besoin la compensation, par l'apport de quantités convenables d'engrais appropriés, de conduire en un mot la marche des cultures avec la même sûreté de vues et la même méthode que le fonctionnement d'une usine industrielle.

Un pareil mode d'opérer, qui se prête à toutes les études, qui permet les expériences décisives, constitue évidemment un puissant moyen d'amélioration des procédés et des rendements, un élément de progrès systématique, dont on peut tirer un merveilleux parti : il tend à imprimer à l'agriculture un caractère absolument nouveau et singulièrement fécond.

Mais il suppose — cela est maiiifeste — un fonds de roulement relativement considérable et des connaissances très étendues, deux conditions qui ne se rencontrent pas communément chez nos cultivateurs, et que, depuis quelques années, le ministère de l'Agriculture s'efforce de réaliser dans la plus large mesure, d'une part en développant sur tout le territoire V enseignement agricole^ de Tautre en s'efforçant de créer et de développer sur des bases solides le crédit agricole. La création d'écoles spéciales de divers ordres (Ecoles d'Agriculture, Institut agronomique) a eu pour conséquence la formation d'un personnel remarquable d'agriculteurs instruits, cVingénieurs agronomes ai ào; professeurs d'agriculture : et ces derniers, grandement aidés par les fermesmodèles, les stations agronomiques^ réussissent à répandre dans toutes les régions de la France les notions indispensables aux cullivateurs, pour l'application des procédés les plus rationnels et les mieux appropriés aux conditions naturelles dans lesquelles ils se trouvent placés.

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