llodcs de vente et pvljL des eaux, d 'arrosage
Quand les cultivateurs ne peuvent se procurer directement et isolément l'eau nécessaire à l'irrigation de leurs terres, il arrive fréquemment que des entreprises privées, des administrations publiques, des associations syndicales, se chargent de la leur
fournira des conditions et moyennant des prix déterminés. L'eau leur est alors vendue en vertu de contrats à' abonnement^ dont les clauses et stipulations sont extrêmement variables, comme les modes de livraison de l'eau, les systèmes de mesurage ou d'appréciation des quantités et les usages de la culture eux-mêmes.
Les irritants peuvent recevoir et payer Peau de trois manières différentes : an mètre cz^/^e, autrement dit moyennant constatation des quantités effectivement consommées ; àV hectare arrosé^ c'està-dire à raison d\m certain volume par unité de surface, quelle que soit la définition de ce volume ; ou enfin au temps^ pendant lequel a lieu un écoulement d^une importance déterminée. Le premier système^ qui apparaît à l'esprit comme le plus équitable et le plus rationnel, se trouve être le moins usité, parce qu'il suppose nécessairement un moyen de mesurer les quantités d'eau délivrées aux usagers, un mode de jaugeage suffisamment précis, qui ne va pas sans difficultés^ bien qu'en pareille matière^ et comme il s'agit de volumes considérables, on puisse se contenter d'une approximation grossière : il s'applique plus particulièrementaux eaux continues^ employées à l'irrigation des jardins, à la petite culture suburbaine. Les deux autres sont les plus fréquemment employés pour les arrosages discontinus ou périodiques et la grande culture : ils se combinent souvent quand on traite à la surface arrosée^ la dose allouée par hectare étant ordinairement définie par la durée d'un écoulement constant à travers un orifice de section déterminée sous une pression fixe.
L'unité qui sert le plus souvent de base aux transactions en France est par suite le litre-continu, qui a remplacé, à l'époque où le système métrique a fait son apparition, Tancien « pouce fontainier » qui correspondait à Técoulement continu à travers un orifice circulaire d'un pouce de diamètre sous une charge
d'une « ligne pouce, -^^^ du pied^ au-dessus du bord
supérieur de l'orifice, et qui équivaut à un volume de 43 litres par minute environ, ou exactement 19 me. 195 par 24 heures. Au canal de Marseille, on a pris pour unité le « module métrique », qui n'est autre chose que le décilitre-continu ou le dixième du litre-continu. Sur quelques anciens canaux d'irriga-