‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 311 sur 415 · CHAPITRE XVII. — DESSÈCHEMENTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. — DESSÈCHEMENTS

Pochet et a pris les conseils de l'inspecteur général Pascal; ils ont consisté à établir un canal de ceinture de 9 à 22 mètres de

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largeur au plafond, capable d'écouler jusqu'à 230 mètres cubes par seconde, un réseau de dessèchement dont Fartère principale a un débit de 5 mètres cubes, un émissaire en tranchée et en souterrain jusqu'au Likéri, un déversoir par dérasement d'un seuil naturel entre le Likéri et le Paralimni ; il reste à compléter le système d'évacuation vers la mer, en achevant le tunnel d'Hungara et celui d'Anthedon, qui donnera lieu à une chute hydraulique de plusieurs milliers de chevaux de force, puis à créer^ par l'aménagement des petits lacs, une réserve précieuse d'eau destinée à rirrigation ; mais, dès à présent, le marécage a disparu, et l'exploitation des terres a été entreprise par une Compagnie anglaise, qui est maintenant titulaire de la concession et à qui incombent les travaux d'achèvement.

DessèclieEtients psift* écoulement di$$coB&ttiiia. — L'appareil d'évacuation, indispensable aux dessèchements par écoulement discontinu et qui permet d'écouler les eaux surabondantes au moment opportun^ varie naturellement de type et d'importance suivant les cas ; mais toujours il vient se placer dans l'épaisseur des digues naturelles ou artificielles, qui protègent les surfaces intéressées contre l'invasion des hautes mers.

Quand le volume d'eau à évacuer est de minime importance, ce peut être un simple conduit^ muni d'une vanne, qu'on manœuvre àvolonté, oud'un clapet automatique, qui s'ouvre à mer basse, pour livrer passage aux eaux de l'intérieur, et se referme au moment du flot, sous la pression de la marée montante. On trouve, par exemple, sur le littoral de la Manche, des vallées barrées par des cordons de galets, comme celles de la Durdent à Veulettes, delà Scie et de la Saâne près de Dieppe oii les eaux, s'étalant en

arrière des digues naturelles formées par la mer, constituaient de véritables marécages: on en a eu raison en établissant à travers les digues des buses d'évacuation, en bois, avec clapet à cliar-

nière^ également en bois, du côté de la mer et vanne de sûreté en amont. Le même dispositif se rencontre àFélier de Pont-Mabé, sur la limite des départements de la Loire-Inférieure et du Morbihan, qui est l'évacuateur des marais d'Assérac et de Pénestin : le dessèchement de ces marais a été obtenu en établissant sous les dunes de sable, qui obstruaient révacuateur, un aqueduc en maçonnerie, fondé sur le rocher, s'avançant suffisamment en mer pour éviter les sables mouvants, et pourvu d'un obturateur automatique doublé en arrière par un jeu de vannes.

S'il s'agit de canaux de plus grandes dimensions, on a recours à des pertîds^ analogues à ceux des bassins de navigation, qu'on garnit de portes busquées: c'est la disposition adoptée pour les principaux débouchés des Waeteringues du Nord et du Pas-de- Calais, qui fournissent en France l'exemple le plus considérable de dessèchement par écoulement discontinu. On désigne sous ce nom une vaste étendue de terres, comprises entre le rivage de la mer du Nord et les collines de l'Artois, depuis Sangatte jusqu'à la frontière belge, contrée jadis couverte d'eau et où les villages émergeaient comme des îles : protégée contre l'invasion de la mer par une ligne de dunes naturelles, que complètent en quelques points des digues faites de main d'homme, cette région ne communique avec la mer que par les ports de Calais, de Gravelines et de Dunkerque, où aboutit un réseau très complet de rigoles de dessèchement, appelées vvaetergands, indépendantes des canaux de navigation et qui se terminent par des écluses ; sur le parcours, des pertuis, munis de vannes ou d'éclusettes, permet-

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