DEUXIÈME PARTIE
0 m, 035; ils estimaient qu'un collecteur de 0 m. 04 à 0 m. 06 de diamètre pouvait assécher 2 à 4 hectares: ces chiffres sont considérés comme trop faibles aujourd'hui ; on n'emploie plus de tuyaux d'un diamètre inférieur à 0 m. 04, par crainte des obstructions, qui ont obligé à refaire beaucoup d'anciens drainages; et, pour le calcul des collecteurs, on admet que, dans la généralité des cas, un drainage doit pouvoir évacuer, par hectare et par seconde dans nos pays, 0 1. 63 en plaine, 0 1. 80 en pays montagneux, sauf à augmenter ces chiffres pour les terrains qui, en dehors des précipitations atmosphériques directes, sont exposés à recevoir des eaux extérieures. Dans ce cas particulier, on cherche à se rendre compte expérimentalement du débit effectif, par exemple au moyen de tranchées ou de drains d'essai, dont on mesure le produit à l'aide d'un appareil simple de jaugeage, comme la caisse métallique à chicanes et à trous dont se servait Hervé-Mangon. Quand, pour les drains élémentaires, la longueurlimite est atteinte, on les recoupe par un collecteur : dans la pratique, on fixe habituellement cette longueur-limite à 150 mètres. Pour les collecteurs, quand on arrive à la longueurlimite donnée par le calcul ou par les tables, on prend simplement des tuyaux d'un diamètre plus élevé: on évite cependant aussi de leur donner une longueur indéfinie et Ton ne dépasse pas en général 1.000 mètres ; M. Risler recommande même de s'en tenir à 400 ou 500.
Pour qu'un drainage donne de bons résultats^ il importe que Yémissaue soit en état d'assurer une évacuation facile et rapide : à cet effet il est indispensable que les collecteurs principaux y débouchent librement, même en temps de hautes eaux. On ne donnera pas d'ailleurs plus de détails à ce sujet, car cet émissaire est d'ordinaire un canal en terre, dont l'établissement ne présente pas de particularités spéciales.
Les collecteurs s'établissent généralement dans les thalwegs ; quant aux collecteurs de reprise^ nécessaires pour limiter la Ion-