‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 34 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

pies qui exercent sur elles les influences les plus variées, des différences qui méritent d'être mises en relief et appellent un examen comparatif.

;^0. Glacicrsi. — Les neiges qui s'accumulent sur les hautes cimes obéissent à l'action de la pesanteur^ prennent sur les pentes des montagnes un mouvement lent, facilité par le commencement de fusion, suivi de regel, qui se produit dans les journées chaudes sous l'action des rayons solaires et les transforme successivement en névé puis en glace : elles forment alors ces masses compactes qu'on désigne du nom de glaciers et qui progressent aussi, en subissant des effets de compression et de tension, dont une conséquence est la formation des crevasses, arrachent aux parois des dépressions rocheuses ces blocs qui forment sur leurs côtés et à leur pied les moraines latérales et frontale, puis, grâce à cette lente fusion qui en détermine l'ablation à la partie inférieure, finissent par donner naissance à un mince écoulement d'eau.

Leur volume, toujours très considérable par rapport au débit de ce filet d'eau, leur fait jouer le rôle d'immenses réservoirs ; et, sauf les cas d'extrême chaleur, où la fusion s'accélère et peut produire parfois des inondations, ou ceux de froid prolongé qui ont pour conséquence un arrêt complet de la fusion et constituent des périodes sèches, ils tendent à régulariser le régime des cours d'eau qu'ils alimentent. C'est ce qui résulte, par exemple, pour le Rhône supérieur de l'existence des 31 6 glaciers dont il recueille les écoulements, pour le Rhin des 71 glaciers que l'on compte dans le haut de sa vallée.

L'eau sortant des glaciers est nécessairement très pauvre en matières organiques, puisqu'elle descend de régions à peu près inaccessibles, oii le séjour de l'homme et des animaux n'est pas possible et oii la végétation ne prend aucun développement.

»t. Torrents. — Dans son ouvrage intitulé : Etude sur les torrents des Hautes-Alpes un ingénieur illusire, Surell, a défini les torrents de la manière suivante : «Ils coulent dans des vallées « très courtes, parfois même dans de simples dépressions ; leurs

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